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Le conseiller au Grand Conseil lucernois Stephan Dahinden (UDC) fait bouger les choses dans le débat sur l’éducation sexuelle dans les écoles lucernoises. Dans un postulat (P 447), il demande, avec 29 collègues, que des prestataires externes ne puissent plus être engagés dans l’orientation sexuelle. L’association Initiative de protection s’est entretenue avec lui.

L’intervention, qui est également soutenue par des membres du Centre et du PRD, a été déclenchée par les plaintes de nombreux parents de différentes communes lucernoises. Ils ont contacté leurs représentants politiques parce que leurs enfants avaient été déstabilisés et parfois perturbés après des cours d’éducation sexuelle. Des thèmes tels que l’orientation sexuelle et l’identité de genre avaient notamment suscité l’irritation de certaines familles. Le souhait: plus de retenue et plus de participation des parents.

Stephan Dahinden
membre du parlement
cantonal de Lucerne

Le postulat demande au Conseil des États d’adapter les bases légales et politiques de l’éducation de telle sorte que des organisations externes ne puissent en principe plus intervenir sur le thème de l’orientation sexuelle dans les écoles primaires. Des contenus idéologiques qui ne correspondent ni au programme d’enseignement 21 ni à l’opinion de la société général risquent d’être diffusés.

De plus, les prestataires externes manquent souvent de qualifications pédagogiques et didactiques, peut-on lire dans l’exposé des motifs.

Les contenus relatifs aux identités de genre et LGBTQ+ doivent être explicitement exclus selon l’intervention. L’école primaire n’a pas pour mission d’influencer les enfants en ce qui concerne les identités LGBTQ+. Les enfants doivent pouvoir grandir dans un cadre protégé, sans pression sociale les incitant à se définir précocement en termes d’appartenance sexuelle ou de genre. De telles décisions relèvent de la vie privée.

La question de savoir si le postulat sera accepté par le Grand Conseil reste ouverte. Ce qui est sûr, c’est que le débat sur l’éducation sexuelle à l’école est relancé dans le canton de Lucerne et qu’il devrait servir d’exemple dans d’autres cantons.

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Faire du lobbying au Parlement pour protéger les enfants?

Andrea Geissbühler
ancienne conseillère nationale Bäriswil (BE)

La dernière session d’été a été riche en thèmes: même si je ne fais plus partie du Parlement, je suis toujours avec intérêt les nombreuses affaires que mes anciens collègues passent en revue et adoptent en l’espace de trois semaines. Le lobbying au Parlement a toujours joué un rôle important dans ce contexte. Cela vaut-il également en faveur de la protection des enfants et des adolescents?

Le Conseil national a par exemple entamé le débat sur l’initiative de la SSR et donc sur la question de savoir si la redevance radio et télévision devait être abaissée de 335 francs actuellement à 200 francs. Il a également été question d’argent en ce qui concerne l’armée et le message sur l’armée, par lequel le Conseil fédéral a pro-posé au Parlement du matériel d’armement d’une valeur de 1,7 milliard de francs. Et pour la mise en œuvre de la 13e rente AVS, tout a également tourné autour deson financement, notamment par une augmentation de la TVA, puisque son premier versement est décidé pour décembre 2026.

Un peu éloignée du grand public, mais tout aussi importante, l’information des parlementaires sur les affaires en cours et les thèmes défendus par des groupes d’intérêt. Dans le langage courant, on parle à chaque fois de «travail de lobbying». Il fait partie de notre parlement de milice, d’autant plus que les parlementaires et les députés eux-mêmes font partie des meilleurs «lobbyistes», puisqu’ils peuvent directement faire valoir les thèmes de leur électorat au parlement. Ainsi, j’ai toujours accordé une grande importance aux préoccupations de notre association Initiative de protection, que j’ai désormais le plaisir de présider et qui s’est également engagée lors de la dernière session d’été en discutant avec des conseillères et conseillers nationaux du thème de «l’éducation sexuelle».

Comme on le sait, l’association Initiative de protection n’a rien contre une «éducation sexuelle» en fonction de l’âge à partir de 11 ans. Avant cet âge, seuls des cours de prévention biologique peuvent être dispensés par les enseignants ou les «gardiens de l’ordre». Le fait que les parents soient toujours informés au préalable est également un pilier de notre approche. Ce à quoi nous nous opposons avec véhémence, c’est à ce que l’on appelle «l’éducation sexuelle holistique» selon l’OMS, qui confronte les enfants et les jeunes à une éducation sexuelle non adaptée à leur niveau et qui voudrait en faire des «êtres sexuels» le plus tôt possible. Mais mes anciens collègues ici présents connaissent-ils si bien les différences?

Afin de les mettre en évidence et de sensibiliser des parlementaires sélectionnés au thème de l’éducation sexuelle en fonction de l’âge, une délégation de l’Association Initiative de protection a passé une journée au Palais fédéral lors de la dernière session. L’objectif était de présenter, par le biais d’entretiens directs avec des parlementaires, le travail de l’Association Initiative de protection pour la protection de nos enfants et d’effectuer un travail de persuasion à l’aide d’exemples concrets. Pour que des thèmes comme «l’identité sexuelle» ou «la santé sexuelle» ne soient pas imposés dès l’école maternelle, alors qu’ils devraient avant tout jouer en toute insouciance.

Le résultat est impressionnant: des entretiens personnels ont été menés avec 17 parlementaires sur le thème de l’éducation sexuelle, au cours desquels il a été possible de constater l’accord avec nos positions. Un succès total que nous réitérerons à la prochaine occasion.

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L’ancienne conseillère nationale Andrea Geissbühler,
éducatrice en jardin d’enfants, policière, Bäriswil (BE)
Présidente de l’Association Initiative de protection

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L’assemblée annuelle 2025

L’assemblée annuelle de l’association Initiative de protection a eu lieu le samedi 28 juin à Olten. Avec une centaine de membres et personnes intéressées présents et plusieurs rencontres formidables, l’événement a été un franc succès. L’un des points forts de l’assemblée a certainement été l’exposé du professeur et médecin Paul Cullen, de Münster en Allemagne, intitulé «Le transhumanisme mène-t-il à l’homme ‹parfait› ou à la machine?»

Transhumanisme

Le transhumanisme est un terme composé des mots latins «trans», qui signifie «au-delà de» et «humanus», qui signifie «humain». Cette idéologie philosophique considère que l’homme peut, grâce au progrès technologique, combler ses lacunes, optimiser ses capacités et étendre et dépasser ses limites naturelles. Les partisans du transhumanisme aspirent à une nouvelle ère technologique dans laquelle l’«homme nouveau» pourrait vaincre la mort et vivre éternellement. Ce qui, à première vue, pourrait ressembler à un film de science-fiction avec Arnold Schwarzenegger semble convaincre de plus en plus de gens, puisque les technologies modernes dans le domaine de l’intelligence artificielle, de la robotique, de la nanotechnologie et de la génétique nous ouvrent des possibilités sans précédent.

Transhumanisme et transgendérisme

À bien des égards, le transhumanisme est comparable à l’idéologie transgenre, car tous deux tentent de nier la réalité donnée, de dépasser les limites naturelles et d’imposer le sentiment subjectif, ou les objectifs subjectifs, comme critère de la réalité objective. Car là où le transhumaniste veut vaincre la mort, le transgenre veut dépasser le sexe biologique.

Madame Christen après sa dé-transition

Rencontre avec Janick Christen

Lors de notre assemblée annuelle, nous avons également accueilli une invitée très spéciale en la personne de Janick Christen. Après avoir été l’une des premières personnes en Suisse à subir une transition hormonale puis chirurgicale, elle a vécu une grande partie de sa vie en tant qu’homme. Elle a ensuite regretté cette décision et annulé autant que possible les changements effectués. Janick Christen a répondu aux questions suivantes pour «Initiative de protection actualité»:

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre parcours de recherche d’identité ?

Janick Christen : Née dans un corps de petite fille, la perception que j’avais de moi-même était faussée, croyant être un garçon. Je n’ai pas pu être établie dans mon identité de fille et je n’avais pas de modèle de féminité qui m’inspire. Mon adolescence sera très difficile, marquée par une tentative de suicide, un internement en hôpital psychiatrique, puis un placement en famille d’accueil pour 4 ans. En visionnant une émission TV, j’entends parler de transsexualité pour la première fois. J’ai 17 ans. Je vais essayer d’accepter ma féminité, mais en vain. À 21 ans, je commence les démarches de transition et à 24 ans, je passe par la chirurgie. Je m’appelle Franck. Je suis soulagé et heureux d’épouser celle qui sera à mes côtés plus de 11 ans. Un jour, alors que nous sommes au Canada, j’entends clairement au fond de mon cœur cette promesse : « Si tu me fais confiance, je te restaurerai dans ton identité initiale. » Je sais que c’est mon Créateur qui me parle. Je n’ai aucune envie de changer, mais je sais, sans l’ombre d’un doute, que le meilleur est là. D’abord à contre-coeur, je finis par avancer et, après avoir divorcé, je commence ma détransition. C’est une réelle épreuve, mais aujourd’hui, je suis pleinement réconciliée avec mon identité de femme.

Le canton de Bâle-Ville adopte de plus en plus une approche trans-affirmative, c’est-à-dire une approche d’affirmation inconditionnelle des mineurs dans leur souhait de changer de genre. Comment évaluez-vous ce développement ?

Janick Christen : Cela me préoccupe. Nous savons que l’adolescence est souvent une période délicate, tout spécialement dans l’établissement de l’identité. Favoriser et faciliter ce changement, c’est ouvrir la porte à des vies détruites par des démarches irréversibles qui seront très certainement regrettées. Lorsque l’on change de sexe, il y a un caractère irréversible à la plupart des interventions menées. De ce fait, je trouve terrible que les démarches proposées aujourd’hui soient si rapides et intrusives. Parfois même, aucun suivi psychologique sérieux n’est offert, visant à accompagner le jeune dans un cheminement de réconciliation et d’acceptation de son identité. Tout va dans le sens d’une transition. Or, lorsque cette dernière a démarré – et notamment au niveau social – il peut être très difficile pour un jeune particulièrement vulnérable, d’oser reconnaître qu’il se soit trompé.

Qu’est-ce que vous pensez concrètement du manuel bâlois ?

Janick Christen : Premièrement, il se présente comme une mesure de protection vis-à-vis des jeunes en souffrance dans leur identité. Je trouve interpellant que l’hormonothérapie et des interventions chirurgicales conduisant à des mutilations puissent être présentées comme des mesures de protection. En outre, ce manuel déclare que l’identité de genre est un processus qui peut survenir à des moments très différents dans la vie. Cela prouve que l’on ne devrait pas précipiter des décisions aux conséquences irréversibles. On demande au personnel scolaire de s’interroger sur des questions comme, par exemple : « Comment réagis-je lorsqu’un garçon se présente à l’école avec une robe et pourquoi ? ». Un professeur ne devrait-il pas s’interroger sur ses compétences en matière d’enseignement et sur les stratégies possibles pour favoriser l’apprentissage ? Je pense aussi à tous ces enfants qui ne sont pas concernés par des problématiques identitaires et qui vont être confrontés à cela dans le cadre scolaire. On leur demandera d’identifier un camarade dans un genre différent. Bien que la vérité biologique soit immuable, ils devront adhérer à un système de pensée unique et mensonger. Comment cela n’induirait-il pas de la confusion chez eux également ? Ceci n’est-il pas un abus ? Au niveau des vestiaires et des douches, il est proposé que les enfants concernés puissent se changer / se doucher dans le vestiaire du sexe d’identification. Cela me semble être une violence vis-à-vis des autres enfants présents.

Une recommandation de ce-dit manuel consiste à enta-mer le processus de transition sociale à l’école le plus vite possible sans forcément impliquer les parents. Une autre conseille de faire recours à l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) si les parents s’opposent à une telle transition sociale de leurs enfants à l’école. Quelles sont vos considérations face à cette mise sous tutelle croissante des parents par l’État ?

Janick Christen : Je vois cela comme une dérive extrêmement dangereuse et préoccupante. Je crois, personnellement, que bien des difficultés identitaires proviennent de défis naissant au sein du cadre familial. C’est là qu’il faudrait investir, pour aider les parents à être établis dans leur propre identité et s’affirmer dans leur compétences et rôles, afin qu’ils puissent eux-mêmes être des exemples inspirants et solides pour leurs enfants. En prenant le parti de «protéger» les enfants de leur cadre familial, l’État disqualifie les parents. Comment ces derniers pourront-ils exercer leur rôle si l’État s’immisce dans le développement de l’enfant ? Je vois cela comme de l’ingérence.

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Loin d’être marginal, le fait de hisser le drapeau arc-en-ciel sur des bâtiments publics touche l’État de droit «jusqu’à la moelle», souligne Hans Georg Maassen, ancien président de l’Office de protection de la constitution allemande. Un nouveau socialisme «woke» menace. Une résistance internationale s’organise désormais contre. L’Association Initiative de protection appelle les lecteurs et les membres à documenter et à lui signaler tout déploiement de ce drapeau sur des bâtiments publics.

C’était l’un des derniers actes officiels de l’ancienne ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser: depuis la mi-avril 2025, le drapeau arc-en-ciel peut être hissé sur les bâtiments de la République fédérale d’Allemagne à côté du drapeau fédéral. Une vive discussion s’est engagée à ce sujet, qui s’est également propagée à la Suisse. À cette occasion, l’ancien président de l’Office de protection de la constitution a formulé dans la revue «Weltwoche» une critique acerbe et fondamentale de l’action de l’État allemand.

Le décret sur le drapeau de Nancy Faeser n’est pas une question secondaire que l’on peut balayer d’un «Et alors?» en haussant les épaules, souligne Hans Georg Maassen, ajoutant qu’il touche «à la moelle l’État de droit démocratique». En effet, l’action de l’État doit être «impartiale et conforme à l’État de droit».

«Le drapeau arc-en-ciel n’est en aucun cas un ‹drapeau politiquement innocent›. Il est devenu le symbole de l’idéologie fanatique ‹woke›.»

Symbole de l’idéologie fanatique du wokisme

C’est pourtant là que réside le problème. «Le fait de hisser des drapeaux ou des emblèmes de partis, de syndicats ou de mouvements privés est incompatible avec le devoir de neutralité de l’État, car cela donne l’impression légitime que l’État défend les intérêts d’un parti ou d’une idéologie et qu’il exclut les personnes qui n’en font pas partie», écrit Hans Georg Maassen.

Le drapeau arc-en-ciel n’est en aucun cas un «drapeau politiquement innocent». Il est devenu le symbole de l’idéologie fanatique «woke» (voir encadré) qui vise à transformer la démocratie libérale en un nouveau socialisme dans lequel les illuminés politiques dictent aux citoyens qui ne sont pas encore «woke» comment ils doivent vivre.

«Cette dangereuse idéologie du genre et du transgenre n’est pas seulement encouragée par l’État allemand, mais aussi par l’UE, par exemple par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.»

C’est pourquoi Hans Georg Maassen dresse le bilan suivant: «Un État qui hisse le drapeau d’une idéologie sur ses bâtiments officiels exclut les citoyens qui rejettent cette idéologie et montre clairement qu’il se comporte de manière partisane dans le sens de l’idéologie».

Cette dangereuse idéologie du genre et du transgenre n’est pas seulement encouragée par l’État allemand, mais aussi par l’UE, par exemple par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

L‘idéologie woke

L’idéologie woke est un courant doctrinaire qui veut contrôler le discours public. Concrètement, des termes couramment utilisés sont réinterprétés de manière idéologique, ce qui inclut des interdictions linguistiques. Les wokes suivent une idéologie morale aux accents communistes qui réduit les rapports sociaux à une simple formule: des oppresseurs et des opprimés. Les thèmes comme l’antiracisme ou le genre sont par exemple une porte d’entrée pour l’endoctrinement woke. Quiconque s’oppose à la révolution culturelle woke défend le bien démocratique précieux que sont la liberté de croyance et d’opinion (Gerfried Ambrosch, NZZ).

L’objectif: sous couvert de «lutte contre la discrimination» et de revendication de «justice sociale», notre ordre social libéral, fondé sur les valeurs chrétiennes occidentales, doit être combattu à tous les niveaux et remplacé par une utopie socialiste.

Hans-Georg Maassen, ancien président de l’Office de protection de la constitution

Les wokes suivent une idéologie morale aux accents communistes.

Retour à l’État de droit et à la raison

Mais c’est justement la consœur de Mme von der Leyen à la CDU, Julia Klöckner, la nouvelle présidente du Bundestag, qui a interdit de hisser le drapeau arc-en-ciel sur le bâtiment du Reichstag pendant le Christopher Street Day. L’État doit «rester politiquement neutre», écrit également dans ce contexte le journal «Neue Zürcher Zeitung». C’est la seule manière de préserver la liberté.

Appel à nos lecteurs!

Vous avez vu un drapeau arc-en-ciel sur des bâtiments officiels d’une commune, d’un canton ou de la Confédération? Veuillez prendre une photo et nous l’envoyer en indiquant le lieu et la date. L’Association Initiative de protection collecte et documente ces photos et se réserve le droit d’engager des procédures en justice afin de protéger l’État de droit et en particulier les enfants.

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Le département de l’éducation du canton de BâleVille est chargé, selon son site web, des «tâches de soutien à l’enfance, à l’adolescence et à la famille, et des tâches relatives à la protection des enfants et des adolescents». La mise en danger et la manipulation des enfants par ce même département sont toutefois dénoncées par la prof. Dr Karla Etschenberg, de Cologne, dans son analyse du fascicule bâlois «Trans macht Schule» (transgendérisme et scolarité). Elle met en garde les éducateurs et les parents contre la «transition sociale»1 et l’utilisation hâtive de bloqueurs de puberté.

Si l’on regarde de plus près ce document bâlois intitule «Trans macht Schule», on constate qu’il s’agit là d’un blancseing accordé au lobby LGBTQ+ mondialement réseauté et sa propagande idéologique trans, lui offrant un accès unilatéral et total aux enfants bâlois des crèches, des écoles enfantines et du primaire.

«Initiative de protection – Actualités» a prié la spécialiste en sciences de l’éducation Karla Etschenberg de donner son avis d’expert sur le fascicule bâlois «Trans macht Schule»2.

Mise en garde pour les éducateurs et les parents
Karla Etschenberg parvient à la conclusion que ce document bâlois manipule les enseignants et les parents. Ce guide prend parti aveuglément pour les personnes qui exigent absolument une approche transaffirmative à l’égard des enfants. Cette approche se termine inévitablement par le theme des bloqueurs de puberté, bien que leur utilisation soit clairement contestable. Ce fascicule occulte complètement cet aspect et empêche le lecteur de se faire sa propre opinion fondée, notamment en raison du choix extrêmement partial de la littérature et des films.

Pour la spécialiste en éducation qu’est Klara Etschenberg, le discours «transaffirmatif sans compromis», en particulier le principe qui le sous-tend, est au centre des critiques. Un traitement basé sur l’affirmation signifie que «l’impression qu’a l’enfant d’être dans le mauvais corps ne doit pas être contrecarrée. Ce guide n’informe pas les enseignants qu’ils sont contraints d’adopter une approche qui est contestée dans les milieux professionnels». Il ne contient aucune «information professionnelle sur le déroulement possible et les conséquences d’une transition définitive pour la santé». Il ne livre aucune indication sur les conséquences d’un «soutien inconditionnel à long terme au comportement trans d’un enfant». La table des matières contient «principalement une liste de partisans du transgendérisme – tous appuyant l’approche transaffirmative à l’égard des enfants», explique Klara Etschenberg.

Elle relève aussi que ce fascicule bâlois ne prend pas en considération «un accompagnement psychothérapeutique et ouvert quant aux résultats, mais au contraire, privilégie une influence quasiment manipulatrice en faveur des bloqueurs de puberté». Il existe diverses raisons expliquant le désir de certains enfants de changer de sexe. Ces motivations sont souvent liées à un problème identitaire, p. ex. «le stress psychique, l’autisme, le TDAH, l’anxiété ou les traumatismes».

Transition (sociale, médicamenteuse, chirurgicale)
La transition sociale est toujours la première étape. On donne à l’écolier ou l’écolière un nom du sexe opposé, et l’école soutient et traite cette personne en fonction du sexe souhaité – même sans obligation d’informer les parents. La prof. Etschenberg cite ici un extrait du livre «Ce que cache l’arc-en-ciel», du pédopsychiatre et médecin Alexander Korte3: «L’expérience montre qu’une fois le changement de statut et de nom effectué (note: = transition sociale), il deviant encore plus probable que la personne se sente poussée à réclamer des mesures de type médical pour ‹s’identifier au sexe›».

Il faut entendre par là la remise de bloqueurs de puberté, d’hormones sexuelles et, finalement, l’ablation chirurgicale ou la reconstruction d’organes sexuels. La prof. Etschenberg pose la question: «Peut-on ou doit-on contraindre les écoliers à aller dans cette direction?».

«Indépendamment du côté éthiquement douteux d’une intervention médicale irréversible sur un corps sain, il est à craindre que les bloqueurs de puberté entraînent des effets secondaires potentiellement néfastes, pour lesquels il n’existe pas d’étude scientifique solide à long terme», affirme Klara Etschenberg.

Procédure non corroborée par la science
La prof. Etschenberg observe qu’il est douteux que les enfants soient même capables de savoir s’ils souhaitent un changement aussi radical et de comprendre toute l’étendue des risques (effet néfaste sur la densité osseuse, dépendance à long terme d’un accompagnement médical, stérilité, anorgasmie). Ces considérations ont conduit certains pays (notamment Suède, Grande-Bretagne, Irlande, France) à restreindre sévèrement l’utilisation de bloqueurs de puberté ou à la soumettre à des études cliniques».

Cette spécialiste en sciences de l’éducation se demande également si une «autorité est en droit de publier un guide sur une démarche non scientifique de grande portée individuelle et sociale qui dépasse clairement le cadre des questions pédagogiques, didactiques et organisationnelles à l’école». Elle remarque aussi que cette «approche du theme des enfants trans représente un dilemme pour les enseignants et les parents au vu des faits et des conséquences, et
peut-être même un conflit de conscience qui apparaît rarement avec autant d’intensité dans la vie quotidienne de l’école.»

Si les parents n’acceptent pas le souhait de leurs enfants de changer de sexe, le fascicule menace les récalcitrants d’être dénoncés à l’APEA (autorité de protection de l’enfant et de l’adulte) et de se voir retirer le droit de garde. En clair: l’État menace les parents indociles de leur enlever leur enfant.

1 La «transition sociale» est l’aspect social d’un changement de sexe, p. ex. le changement de nom – en particulier chez les personnes trans*, non binaires et multigenres. Elle précède généralement les mesures médicales du changement de sexe.

2 Commentaire concernant le fascicule «Trans macht Schule» de la prof. Dr. Karla Etschenberg, spécialiste en sciences de l’éducation (didactique de la biologie, biologie humaine, éducation sanitaire), Cologne, 15 april 2025: www.initiative-de-protection.ch/medias/telecharger/

3 Dr. Alexander Korte, médecin-chef de la clinique de pédopsychiatrie, psychosomatisme et psychothérapie de l’Université Ludwig-Maximilian à Munich

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L’«éducation sexuelle intégrale» de l’OMS et de l’IPPF1 affirme que l’enfant, «être sexuel» dès la naissance, doit être initié à la pratique d’activités sexuelles. Il s’agirait donc d’«informer» même les enfants à l’âge de l’école enfantine sur la masturbation et de leur permettre d’expérimenter le «plaisir». Un tel endoctrinement ne protège pas les enfants, mais au contraire, les rend vulnérables aux abus sexuels. Nous avons questionné à ce sujet l’évêque auxiliaire Marian Eleganti.

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
De nombreuses institutions sont confrontées au problème des abus sexuels. L’Église catholique publie depuis plusieurs années des rapports sur ses travaux à ce sujet. Les écoles publiques possèdent une liste nationale des enseignants pédophiles n’ayant pas le droit d’enseigner, mais elle est incomplète. Aujourd’hui, une méthode d’éducation sexuelle d’inspiration pédophile s’infiltre toujours davantage dans les établissements d’accueil pour les tout-petits. Quelle est la dimension spirituelle derrière ce mouvement ?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
L’éducation sexuelle séculière est absolument non spirituelle au sens technique du mot. Derrière chaque mensonge et théorie destructrice pour l’être humain se cache en définitive la réalité démoniaque du Malin. Les Saintes Écritures disent de Satan qu’il est meurtrier depuis le commencement et menteur par excellence. Il inspire de nombreuses théories et leurs propagandistes, qui usent de savants stratagèmes pour enrober les choses avec de belles paroles et de nobles objectifs. Ce qui est corruptible est présenté comme un gain. Il serait naïf de l’ignorer ou d’en minimiser l’importance. Le Mal se présente souvent sous un habit de lumière, en prétendant éclairer l’esprit.

IPA:
Dans les sociétés occidentales, il semble que ce qui est juste ou faux, bien ou mal, soit une question d’appréciation personnelle, et de plus en plus de personnalités dans le monde scientifique, politique, économique, religieux et culturel succombent au relativisme moral. Où va le monde s’il est dépourvu de morale chrétienne?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
On reconnaît le Mal à ses fruits, notamment si l’on use simplement de raison. La foi, dans ce sens, n’est pas une condition essentielle. L’éducation sexuelle s’inspirant des sources précitées est motivée par l’intérêt et imaginée par certains adultes qui amassent alors sur eux-mêmes une lourde culpabilité s’agissant de l’intégrité du cœur des enfants et des adolescents. Cette approche est également erronée et non scientifique. Des pédagogues renommés s’y opposent. Les enfants, jusqu’à un certain âge, ne manifestent aucun intérêt pour des pratiques enseignées par des adultes. Pour le bien de leurs enfants, il faut que les parents montent aux barricades dans ce domaine. Ce qui se passe en secret dans les cours d’éducation sexuelle des écoles et dans les crèches est alarmant. Seules les personnes aveuglées trouvent cela positif.

IPA:
Des organisations internationales comme l’OMS ou l’IPPF promeuvent le droit à vivre sa sexualité dès la naissance. Comment faire pour que les éducateurs et enseignants ainsi que les parents deviennent spirituellement plus forts afin de s’opposer au Malin et de promouvoir le Bien?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
Nous devons activement rejeter l’éducation sexuelle mise en avant par ces organisations, elles qui sont à la solde de certains lobbys et de la grande finance. Seule une raison saine et un vaste travail d’information sur ceux qui tirent les ficelles peuvent nous aider. Les parents savent bien ce qui est bon pour leurs enfants. On ne peut pas laisser faire ces organisations ou déléguer l’autorité à l’État, car ce serait renoncer aux droits parentaux. Aux parents, je dis: luttez pour vos droits et pour vos enfants! Organisez-vous!

1 IPPF: International Planned Parenthood Federation

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Élections 2023: Qui nous soutiendra?

C’est un plaisir pour moi de rédiger mon premier rapport de Berne pour le magazine Actualité Initiative de protection de notre association, prenant ainsi la succession de mon ancien collègue du Conseil national Sebastian Frehner.

Les préoccupations de l’Association Initiative de protection sont de la plus haute importance. Notre mission première est l’engagement en faveur d’une éducation sexuelle raisonnable. Il est en effet judicieux de préconiser une éducation sexuelle par paliers – par exemple, s’agissant des adolescents, de les informer concernant la reproduction ou le risque de contracter une MST.

Mais nous nous opposons véhémentement à la prétendue «éducation sexuelle holistique» voulue par l’OMS, qui entend exposer les enfants et les adolescents à une éducation sexuelle non adaptée et à en faire des «êtres sexuels accomplis» dès le plus jeune âge.

Nous suivons avec appréhension et depuis longtemps les travaux de l’organisation privée «Santé Sexuelle Suisse» soutenue financièrement par la Confédération. Outre son activisme en faveur de la sexualisation précoce susmentionnée dans les écoles, elle s’est fait remarquer par sa campagne nationale sur la masturbation et par des brochures sur l’éveil sexuel qui se sont heurtées à de vives critiques.

Étant essentiellement une personne d’orientation libérale, je trouve que chaque personne a le droit de vivre comme bon lui semble. Mais quand des mouvements minoritaires tentent, par des moyens parfois illégaux, de convaincre la majorité du bien-fondé de leur mode de vie, c’est pousser le bouchon trop loin. Quand des groupuscules de la communauté LGBT envoient des «drag queens» dans les écoles pour inculquer aux enfants la «diversité» de leur monde, toutes les alarmes se mettent à sonner chez moi.

Même constat avec notre monde d’aujourd’hui, devenu tellement «woke», où les Blancs qui portent des dreadlocks rasta sont stigmatisés, où il ne faut plus lire Winnetou, et où les chansons qui déplaisent à certains ne doivent plus faire partie du répertoire musical. Sans parler des nombreuses grandes entreprises qui arborent dûment des logos arc-en-ciel tout en continuant allégrement leurs affaires en Arabie saoudite.

Des élections auront lieu dans moins d’une année. Qui est prêt à nous aider pour lutter contre le «délire» évoqué plus haut? Nous voulons une éducation sexuelle raisonnable pour nos enfants, et non des campagnes choquantes de masturbation et d’éducation sexuelle déployées à l’échelle nationale et financées par l’État, pas de drag queens dans les écoles, et nous voulons un monde moins woke …

En suivant les débats au Palais fédéral et en analysant les comportements de vote, je vois que notre confiance va surtout aux représentant(e)s du groupe UDC (y compris UDF), mais aussi à certains membres du centre.

Je ne fais aucune publicité pour moi-même, car je ne me représenterai pas aux prochaines élections. Ce qui me préoccupe, ce sont nos enfants et adolescents qui dépendent de la présence de parlementaires à Berne qui défendront leurs intérêts.

Certes, les élections n’ont lieu que dans quelques mois. Mais posez-vous dès maintenant la question de savoir qui, à Berne, défendra vos intérêts et ceux de l’Association Initiative de protection. Et parlez de ces personnes dans votre entourage – pour l’amour de nos enfants.

Verena Herzog,
conseillère nationale, Frauenfeld (TG)

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La moutarde monte au nez de certains parents dans différentes communes du canton de Zurich. En effet, des écoles fréquentées par leurs enfants tentent impudemment de mettre en place une idéologie sexuelle néfaste et clairement abusive. Ces établissements utilisent également des méthodes qui s’apparentent à la technique du «grooming» pratiquée par les pédophiles.

Les signaux d’alarme sont assurément au rouge pour Silvia Steiner, membre du gouvernement zurichois et directrice de l’instruction publique dans ce canton.

Dans le canton de Zurich, les parents d’un enfant de 8 ans sont devenus méfiants en le voyant, un jour, revenir de l’école, très perturbé, racontant que des garçons aimeraient devenir des filles et les filles des garçons, ajoutant qu’il existe des médecins capables d’effectuer ce genre d’opération. Les parents, dans une colère noire, ont informé l’Association Initiative de protection et se sont défendus.

En octobre, on a appris le cas d’enfants de 9 ans dans une école primaire de Zollikon, qui ont dû, lors d’un exercice en classe, dire quel sexe ils choisiraient. Ils avaient le choix entre l’option «fille» ou «garçon», mais aussi «non binaire».

Dans une autre commune du canton de Zurich, des parents ont protesté contre la distribution de la brochure pornographique «Hey You» à des enfants de 12 ans. Ce document décrit des méthodes qui s’apparentent à la technique pédophile du grooming (voir notre article sur «Hey You» en pages 2 et 3 de ce numéro).

Add Your Heading Text Here

  • Oui, l’éducation sexuelle est l’affaire des parents ✓
  • Oui à la transmission du savoir concernant les aspects biologiques de la reproduction humaine ✓
  • Oui à l’enseignement sur la prévention des abus contre les enfants ✓
  • Oui à la protection contre la sexualisation des enfants et des adolescents ✓
  • Non à la prétendue «éducation complète à la sexualité» (Comprehensive sexuality education) dès la naissance (standards de l’OMS)!
  • Non à des concepts prétendant que les enfants sont des «êtres sexuels», qu’ils ont des «droits sexuels» (IPPF) et qu’ils ont besoin de «santé sexuelle»!
  • Non à un éveil sexuel provoqué chez les enfants dès la naissance (non à «l’information» sur la masturbation)!
  • Non à une idéologie sexuelle dangereuse pour les enfants!

Encore dans une autre commune zurichoise, une mère a contacté l’Association Initiative de protection pour exprimer sa colère contre le contenu de «Hey You», document que même la Neue Zürcher Zeitung qualifie de guide porno.

L’Association Initiative de protection a transmis ces quatre affaires, sous forme anonymisée, à Silvia Steiner, directrice du département de l’instruction publique, en réclamant qu’elle prenne les mesures nécessaires.

À tous les pères et toutes les mères

Aidez-nous à tenir cette idéologie toxique du genre à l’écart des établissements scolaires.

Si votre enfant vous rapporte que des enseignements aussi contestables sont propagés, écrivez à: Verein Schutzinitiative, Postfach, 4142 Münchenstein. Ou envoyez un e-mail à info@initiative-de-protection. ch. Toute requête sera traitée avec la confidentialité voulue. Les consultations avec des personnes compétentes concernant la suite à donner sont gratuites.

Image: iStock

La brochure «Hey You», destinée aux jeunes dès 12 ans, est un guide porno vulgaire. Elle est distribuée à la ronde à des écoliers et écolières. Les directeurs de l’instruction publique observent sans réagir. L’Association Initiative de protection a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux.

Grâce à nos activités et à une intervention parlementaire de Verena Herzog, membre de la présidence de l’association, le contenu scandaleux de «Hey You» a été porté à l’attention d’un large public. Cette brochure, qui se drape d’«éducation sexuelle», est en réalité un guide porno vulgaire et explicite. Même la «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ) l’a admis. Les enfants et les adolescents sont incités à utiliser des digues dentaires, des godes ainsi que des plugs anaux et autres jouets sexuels. Certains médias se sont emparés de l’affaire sur un ton généralement très critique.

Rien vu, rien entendu et rien dit!

Mais quelle est la réaction des responsables? L’Association Initiative de protection a adressé un courrier à tous les directeurs et à la présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP), Silvia Steiner, les enjoignant de veiller à ce que ce guide porno ne soit plus utilisé dans le cadre de l’enseignement. Pour toute réponse, ces responsables ont soit botté en touche, soit choisi de se justifier. Ils relèvent, par exemple, que cette brochure ne figure pas sur la liste des supports d’enseignement cantonaux – ce qui ne signifie évidemment pas que les enseignants s’abstiennent de remettre la brochure «Hey You» aux enfants.

Selon le discours général, «Hey You» s’appuie sur des déclarations d’experts et ne sert qu’à l’éducation des écoliers. Le
Conseil fédéral, lui aussi, esquive les questions urgentes posées par Verena Herzog dans son intervention parlementaire.

Une impression se confirme: les responsables de ce contenu hautement contestable évitent à tout prix d’entrer en matière et se contentent d’une réponse pour la forme. Le Conseil fédéral se décharge sur les cantons qui, eux, renvoient l’affaire aux directeurs de l’instruction publique, ceux-ci passant la patate chaude aux enseignants, et ces derniers à des experts externes, ceux-là mêmes qui agissent comme porte-voix du cartel de la sexualisation précoce.

Méthodes du grooming pédophile

Une intervention des autorités est cependant urgemment requise, comme le déclare le professeur Jakob Pastötter, sexologue de réputation internationale. Le guide porno «Hey You», affirme-t-il, n’est pas du tout adapté à l’âge, et la fourchette d’âges, de 12 à 18 ans, est beaucoup trop large. La brochure éditée par «Santé Sexuelle Suisse» ouvre toutes grandes les portes aux abus sexuels. Le prof. Pastötter en veut pour preuve que «Hey You» s’inspire de la technique du grooming, c’est-à-dire l’approche ciblée d’enfants et d’adolescents par les pédophiles. Lisez l’avis d’expert détaillé du prof. Pastötter concernant «Hey You»: www.initiative-de-protection.ch/medias/telecharger/

Autrement dit, en remettant cette brochure aux enfants, les enseignants jouent subrepticement le rôle d’entremetteurs sexuels. L’Association Initiative de protection a donc décidé d’agir en justice et de déposer plainte contre l’éditeur.

Plainte pénale contre l’éditeur

Il est indéfendable et tout simplement scandaleux que ce guide porno financé par des deniers publics soit distribué à grande échelle auprès des enfants et des adolescents, et même utilisé dans le cadre de l’enseignement. L’Association Initiative de protection, qui s’engage en faveur d’un développement sain de nos enfants, a décidé d’agir en justice contre les responsables.

D’une part, l’association a déposé une plainte pénale contre l’éditeur («Santé Sexuelle Suisse») et contre les rédacteurs et rédactrices responsables. Le point litigieux est en particulier l’acte d’ordre sexuel avec un enfant (art. 187, al. 1, Code pénal). Il faut savoir à cet égard que l’objet du litige est ce qu’il est convenu d’appeler un délit de mise en danger abstraite. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait mise en danger ou atteinte au sens concret pour que l’infraction soit considérée comme réalisée. La protection voulue ici concerne le développement psychique, émotionnel et sexuel non perturbé des enfants. Cet aspect est de la plus haute importance dans la jurisprudence fédérale.

L’interdiction ne vise pas seulement les actes d’ordre sexuel avec des enfants. Le fait d’entraîner un enfant à un tel acte est également concerné. C’est exactement ce que fait «Hey You» en détail: les personnes mineures dès 12 ans sont incitées à goûter au «plaisir sexuel» et à s’essayer aux jouets sexuels. Ce guide porno n’hésite pas non plus à donner de manière ciblée et explicite des conseils en matière d’actes de nature sexuelle.

Pas de financement public pour les abus contre les enfants!

S’agissant de cette incitation sans fard à commettre des actes d’ordre sexuel, mentionnons le fait que, sous le titre «Maîtriser les médias», ce guide recommande des sites web et autres canaux d’information dans les médias sociaux qui encouragent notamment des pratiques perverses comme le «rimming» (anulingus). L’offre concerne même des sex-shops et autres cours de «bondage». Les enfants dès 12 ans sont ainsi entraînés vers des événements à caractère sexuel où ils entrent forcément en contact avec des adultes.

Procédure administrative contre l’OFSP

Outre la plainte pénale qu’elle a déposée, l’Association Initiative de protection entend également combattre ce délire par la voie administrative. Elle a donc déposé une demande de décision sujette à recours auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). En effet, l’OFSP participe, via les deniers publics, au financement de la fondation «Santé Sexuelle Suisse», éditrice responsable du guide porno. Il doit être exclu que les parents soient contraints de payer pour que leurs enfants soient gravement perturbés ou endommagés, voire soumis à des abus, dans leur phase de développement.

Et si cette affaire doit aboutir devant les tribunaux, l’Association Initiative de protection sait qu’elle peut compter sur le soutien de nombreux donateurs et donatrices.

Image mise à disposition

Venu des États-Unis, un certain phénomène trouve un écho favorable dans les médias: les drag queens, c’est-à-dire des hommes homosexuels travestis en femmes, parés de costumes fantasmagoriques et arborant des coiffures souvent grotesques, qui s’entourent d’enfants pour leur raconter des histoires sur l’identité de genre et, ce faisant, les déstabilisent dans leur identité sexuelle.

Un homme homosexuel de San Francisco nommé Kitty Demure, dans son rôle de drag queen , avertit tous les parents, sur Internet, de ne pas laisser leurs enfants assister aux spectacles de drag queen («Initiative de protection – Actualité» a déjà rapporté ces faits):

  • La culture drag queen n’est pasfaite pour les enfants. Elle est néfaste pour eux et les endoctrine.
  • Je ne comprends pas pourquoi vouslaisseriez cette culture influencer vos enfants.
  • Aimeriez-vous qu’une stripteaseuse ou une star du porno influence vos enfants? Car les enfants sont impressionnés par les drag queens!
  • Cela n’a aucun sens!
  • Les drag queens se produisent dans les clubs de nuit pour des adultes. Beaucoup de choses rebutantes et de nature sexuelle s’y passent! Et en coulisse, on peut voir quantité d’actes de nudité, notamment liés au sexe et à la drogue.
  • Je ne crois pas que ce soit une voie que votre enfant devrait explorer.
  • Laisser les enfants s’immerger dans la culture drag est extrêmement, voire totalement irresponsable de la part des parents.
  • Vous souhaitez peut-être paraître cool, non homophone et ne pas être traité de Nazi!
  • Mais vous pouvez aussi laisser grandir votre enfant pour qu’il devienne une personne normale, sans qu’il soit exposé à des actes de nature sexuelle ou homosexuelle.
  • Par conséquent, gardez vos enfants à la maison.
  • Si vous avez envie que votre enfant soit amusé par un adulte portant des déguisements et du maquillage, emmenez-le par exemple au cirque.
  • Donc: ne détruisez pas la vie de votre enfant.

Maison de la danse à Zurich: Pendant qu’une drag queen se produisait pour de jeunes enfants à la Maison de la danse à Zurich le 16 octobre 2022, un groupe de jeunes hommes manifestaient bruyamment devant le bâtiment contre ce spectacle, brandissant une bannière disant «La famille et non l’idéologie du genre».

Dans les échos médiatiques qui ont suivi, la meute des journaleux s’en est prise uniquement à ce groupe nommé «Junge Tat», les accusant de perturbateurs de la paix avec leurs actes brutaux, et les assimilant à l’extrême droite. Réaction pas particulièrement étonnante, mais préoccupante si l’on sait que les médias mainstream n’ont émis aucune critique contre la drag queen et ses «récits récréatifs» aux enfants. Bien au contraire!

On pouvait ainsi lire ces lignes dans la Neue Zürcher Zeitung: «C’était censé être un événement joyeux». Et 20 Minutes de titrer: «Manifestation pour enfants perturbée…». Ces médias voulaient uniquement brandir la «menace de l’extrême-droite».

On a appris plus tard que des politiciens de l’UDC et de l’UDF de la ville de Zurich ont déposé des postulats affirmant combien il était «absurde» de permettre que des drag queens se produisent devant des enfants dès trois ans, leur but étant que «même les plus jeunes enfants se posent des questions sur leur sexe» et soient poussés à en changer: «Ce programme vise en effet à stimuler l’imagination des jeunes enfants et à insister sur la fluidité sexuelle pendant la petite enfance».

Martigny, canton du Valais: Le 29 septembre 2022, Vincent David, connu comme drag queen sous le nom de «Tralala Lita», s’est produit à la bibliothèque de Martigny pour raconter à de jeunes enfants des «histoires sur le genre» évoquant la diversité et la tolérance. Une personne de confiance de l’Association Initiative de protection, présente ce soir-là, y a vu une tentative d’entraîner les enfants, sans désir initial de leur part, dans le monde de la sexualité des adultes – un instrument de plus pour la sexualisation précoce. D’ailleurs, d’autres événements suivront à Martigny (30.11.2022, 25.3.2023, 26.4.2023 et 7.6.2023). De même à Vevey (bibliothèque), Fribourg (Memo), Bernex (bibliothèque) et Delémont (bibliothèque) ou des manifestations de ce type sont prévues ou ont déjà eu lieu. Le but est visiblement de rendre ce type de présentations toujours plus fréquentables.

D’où vient ce phénomène?

Une drag queen peut éventuellement apparaître comme un personnage fascinant, mais son message est un cheval de Troie: il s’agit de la déconstruction des sexes, de la confusion de l’identité des enfants et du renversement de la vie familiale bourgeoise. L’idéologie subversive poursuivie par ce mouvement est née et a été élaborée dans les milieux homosexuels de San Francisco . Elle se répand déjà parmi nous dans un certain nombre de bibliothèques publiques. Combien de temps encore avant que les drag queens fassent partie intégrante du plan d’enseignement dans les écoles enfantines?

Soyez vigilants, annoncez à l’Association Initiative de protection les lieux où se produisent les drag queens, afin que nous puissions éventuellement entamer les démarches juridiques appropriées