Alamy

Revendication d’un politicien allemand: «Interdisez l’éducation sexuelle dans les crèches!»

Dans son discours remarquable, cet homme politique allemand de l’AfD s’exprime sur l’énorme scandale survenu dans la petite ville idyllique de Lünen (Rhénanie-Westphalie) concernant le lien entre la sexualisation précoce et les abus sexuels. L’Association Initiative de protection souhaite que, très bientôt, cette approche critique concernant la sexualisation précoce trouve également un écho dans les parlements cantonaux suisses.

Le 7 juillet 2025, le maire Kleinefrauns, de la ville allemande de Lünen, a annoncé que, en raison du scandale d’abus sexuel attribué au maire adjoint Daniel Wolski, il ne se représenterait pas pour un nouveau mandat. Cet adjoint pendant de nombreuses années et président des Jeunes socialistes avait abusé sexuellement de mineurs, contre rémunération. Utilisant des plateformes de dialogue, il avait communiqué avec des adolescents pour obtenir des faveurs sexuelles et des images de nudité. Ses appareils informatiques ont révélé des photos et des vidéos de pornographie impliquant des enfants et des adolescents. Après des aveux complets, Wolski a été condamné, le 14 mai 2024, à 3 ans et demi de prison.

Sexualisation précoce et abus sexuels

Le député Zacharias Schalley a réagi à l’arrestation du maire-adjoint SPD par un discours1 particulièrement caustique au Parlement de Rhénanie-Westphalie. Il a reproché au SPD de mener, «depuis des années, une politique qui favorise ce comportement bestial». Et d’ajouter: «La sexualisation précoce est la doctrine de l’État». Il a critiqué les normes
OMS, qui désignent les bébés comme des «êtres sexuels» et qui affirment que «les enfants, déjà très jeunes, sont encouragés à se masturber». On a introduit dans les crèches, dit-il, des «concepts sexuels aberrants» – notamment la pratique de «jouer au docteur» où il est déjà question de «contacts bucco-génitaux».

Selon Schalley, on a mis en place à Burscheid, Rhénanie-Westphalie, des «listes d’attouchement» que les enfants remplissent pour indiquer où et par qui ils souhaitent se faire tripoter. Les enfants peuvent donc cocher la case indiquant s’ils veulent se faire toucher «le pénis ou la vulve» par l’éducateur ou par leur oncle. Il considère que l’affirmation selon laquelle les enfants peuvent toujours dire non est irréaliste, car ils sont facilement manipulés. Il renvoie à une citation de l’ancien chancelier fédéral SPD Olaf Scholz, qui affirmait vouloir conquérir «l’autorité sur les lits d’enfants».

«Éliminez les normes OMS!»

Le député Schalley a vivement critiqué les activistes trans qui avaient organisé des séances de lecture de livres d’enfants par des draq queens. «Quand les enfants apprennent dans les livres éducatifs sur le genre qu’il est agréable quand ‹ça picote dans la vulve›», il devient très difficile pour un enfant de se défendre contre les abus.

«cesser de faire advancer la cause des pédos»

En conclusion de son discours, Schalley a enjoint les députés SPD et tous les autres politiciens, hommes et femmes, à mettre fin à «ce délire» et à «cesser de faire avancer la cause des pédos». Et d’ajouter: «Éliminez les norms OMS, interdisez l’éducation sexuelle dans les crèches et stoppez la vogue trans!».

1 Discours: cette vidéo impressionnante se trouve ici (en allemand): www.schutzinitiative.ch/medien/videos/

Image: iStock

Le conseiller au Grand Conseil lucernois Stephan Dahinden (UDC) fait bouger les choses dans le débat sur l’éducation sexuelle dans les écoles lucernoises. Dans un postulat (P 447), il demande, avec 29 collègues, que des prestataires externes ne puissent plus être engagés dans l’orientation sexuelle. L’association Initiative de protection s’est entretenue avec lui.

L’intervention, qui est également soutenue par des membres du Centre et du PRD, a été déclenchée par les plaintes de nombreux parents de différentes communes lucernoises. Ils ont contacté leurs représentants politiques parce que leurs enfants avaient été déstabilisés et parfois perturbés après des cours d’éducation sexuelle. Des thèmes tels que l’orientation sexuelle et l’identité de genre avaient notamment suscité l’irritation de certaines familles. Le souhait: plus de retenue et plus de participation des parents.

Stephan Dahinden
membre du parlement
cantonal de Lucerne

Le postulat demande au Conseil des États d’adapter les bases légales et politiques de l’éducation de telle sorte que des organisations externes ne puissent en principe plus intervenir sur le thème de l’orientation sexuelle dans les écoles primaires. Des contenus idéologiques qui ne correspondent ni au programme d’enseignement 21 ni à l’opinion de la société général risquent d’être diffusés.

De plus, les prestataires externes manquent souvent de qualifications pédagogiques et didactiques, peut-on lire dans l’exposé des motifs.

Les contenus relatifs aux identités de genre et LGBTQ+ doivent être explicitement exclus selon l’intervention. L’école primaire n’a pas pour mission d’influencer les enfants en ce qui concerne les identités LGBTQ+. Les enfants doivent pouvoir grandir dans un cadre protégé, sans pression sociale les incitant à se définir précocement en termes d’appartenance sexuelle ou de genre. De telles décisions relèvent de la vie privée.

La question de savoir si le postulat sera accepté par le Grand Conseil reste ouverte. Ce qui est sûr, c’est que le débat sur l’éducation sexuelle à l’école est relancé dans le canton de Lucerne et qu’il devrait servir d’exemple dans d’autres cantons.

Image: iStock

Faire du lobbying au Parlement pour protéger les enfants?

Andrea Geissbühler
ancienne conseillère nationale Bäriswil (BE)

La dernière session d’été a été riche en thèmes: même si je ne fais plus partie du Parlement, je suis toujours avec intérêt les nombreuses affaires que mes anciens collègues passent en revue et adoptent en l’espace de trois semaines. Le lobbying au Parlement a toujours joué un rôle important dans ce contexte. Cela vaut-il également en faveur de la protection des enfants et des adolescents?

Le Conseil national a par exemple entamé le débat sur l’initiative de la SSR et donc sur la question de savoir si la redevance radio et télévision devait être abaissée de 335 francs actuellement à 200 francs. Il a également été question d’argent en ce qui concerne l’armée et le message sur l’armée, par lequel le Conseil fédéral a pro-posé au Parlement du matériel d’armement d’une valeur de 1,7 milliard de francs. Et pour la mise en œuvre de la 13e rente AVS, tout a également tourné autour deson financement, notamment par une augmentation de la TVA, puisque son premier versement est décidé pour décembre 2026.

Un peu éloignée du grand public, mais tout aussi importante, l’information des parlementaires sur les affaires en cours et les thèmes défendus par des groupes d’intérêt. Dans le langage courant, on parle à chaque fois de «travail de lobbying». Il fait partie de notre parlement de milice, d’autant plus que les parlementaires et les députés eux-mêmes font partie des meilleurs «lobbyistes», puisqu’ils peuvent directement faire valoir les thèmes de leur électorat au parlement. Ainsi, j’ai toujours accordé une grande importance aux préoccupations de notre association Initiative de protection, que j’ai désormais le plaisir de présider et qui s’est également engagée lors de la dernière session d’été en discutant avec des conseillères et conseillers nationaux du thème de «l’éducation sexuelle».

Comme on le sait, l’association Initiative de protection n’a rien contre une «éducation sexuelle» en fonction de l’âge à partir de 11 ans. Avant cet âge, seuls des cours de prévention biologique peuvent être dispensés par les enseignants ou les «gardiens de l’ordre». Le fait que les parents soient toujours informés au préalable est également un pilier de notre approche. Ce à quoi nous nous opposons avec véhémence, c’est à ce que l’on appelle «l’éducation sexuelle holistique» selon l’OMS, qui confronte les enfants et les jeunes à une éducation sexuelle non adaptée à leur niveau et qui voudrait en faire des «êtres sexuels» le plus tôt possible. Mais mes anciens collègues ici présents connaissent-ils si bien les différences?

Afin de les mettre en évidence et de sensibiliser des parlementaires sélectionnés au thème de l’éducation sexuelle en fonction de l’âge, une délégation de l’Association Initiative de protection a passé une journée au Palais fédéral lors de la dernière session. L’objectif était de présenter, par le biais d’entretiens directs avec des parlementaires, le travail de l’Association Initiative de protection pour la protection de nos enfants et d’effectuer un travail de persuasion à l’aide d’exemples concrets. Pour que des thèmes comme «l’identité sexuelle» ou «la santé sexuelle» ne soient pas imposés dès l’école maternelle, alors qu’ils devraient avant tout jouer en toute insouciance.

Le résultat est impressionnant: des entretiens personnels ont été menés avec 17 parlementaires sur le thème de l’éducation sexuelle, au cours desquels il a été possible de constater l’accord avec nos positions. Un succès total que nous réitérerons à la prochaine occasion.

sign.jpg
L’ancienne conseillère nationale Andrea Geissbühler,
éducatrice en jardin d’enfants, policière, Bäriswil (BE)
Présidente de l’Association Initiative de protection

Image mise à disposition

L’assemblée annuelle 2025

L’assemblée annuelle de l’association Initiative de protection a eu lieu le samedi 28 juin à Olten. Avec une centaine de membres et personnes intéressées présents et plusieurs rencontres formidables, l’événement a été un franc succès. L’un des points forts de l’assemblée a certainement été l’exposé du professeur et médecin Paul Cullen, de Münster en Allemagne, intitulé «Le transhumanisme mène-t-il à l’homme ‹parfait› ou à la machine?»

Transhumanisme

Le transhumanisme est un terme composé des mots latins «trans», qui signifie «au-delà de» et «humanus», qui signifie «humain». Cette idéologie philosophique considère que l’homme peut, grâce au progrès technologique, combler ses lacunes, optimiser ses capacités et étendre et dépasser ses limites naturelles. Les partisans du transhumanisme aspirent à une nouvelle ère technologique dans laquelle l’«homme nouveau» pourrait vaincre la mort et vivre éternellement. Ce qui, à première vue, pourrait ressembler à un film de science-fiction avec Arnold Schwarzenegger semble convaincre de plus en plus de gens, puisque les technologies modernes dans le domaine de l’intelligence artificielle, de la robotique, de la nanotechnologie et de la génétique nous ouvrent des possibilités sans précédent.

Transhumanisme et transgendérisme

À bien des égards, le transhumanisme est comparable à l’idéologie transgenre, car tous deux tentent de nier la réalité donnée, de dépasser les limites naturelles et d’imposer le sentiment subjectif, ou les objectifs subjectifs, comme critère de la réalité objective. Car là où le transhumaniste veut vaincre la mort, le transgenre veut dépasser le sexe biologique.

Madame Christen après sa dé-transition

Rencontre avec Janick Christen

Lors de notre assemblée annuelle, nous avons également accueilli une invitée très spéciale en la personne de Janick Christen. Après avoir été l’une des premières personnes en Suisse à subir une transition hormonale puis chirurgicale, elle a vécu une grande partie de sa vie en tant qu’homme. Elle a ensuite regretté cette décision et annulé autant que possible les changements effectués. Janick Christen a répondu aux questions suivantes pour «Initiative de protection actualité»:

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre parcours de recherche d’identité ?

Janick Christen : Née dans un corps de petite fille, la perception que j’avais de moi-même était faussée, croyant être un garçon. Je n’ai pas pu être établie dans mon identité de fille et je n’avais pas de modèle de féminité qui m’inspire. Mon adolescence sera très difficile, marquée par une tentative de suicide, un internement en hôpital psychiatrique, puis un placement en famille d’accueil pour 4 ans. En visionnant une émission TV, j’entends parler de transsexualité pour la première fois. J’ai 17 ans. Je vais essayer d’accepter ma féminité, mais en vain. À 21 ans, je commence les démarches de transition et à 24 ans, je passe par la chirurgie. Je m’appelle Franck. Je suis soulagé et heureux d’épouser celle qui sera à mes côtés plus de 11 ans. Un jour, alors que nous sommes au Canada, j’entends clairement au fond de mon cœur cette promesse : « Si tu me fais confiance, je te restaurerai dans ton identité initiale. » Je sais que c’est mon Créateur qui me parle. Je n’ai aucune envie de changer, mais je sais, sans l’ombre d’un doute, que le meilleur est là. D’abord à contre-coeur, je finis par avancer et, après avoir divorcé, je commence ma détransition. C’est une réelle épreuve, mais aujourd’hui, je suis pleinement réconciliée avec mon identité de femme.

Le canton de Bâle-Ville adopte de plus en plus une approche trans-affirmative, c’est-à-dire une approche d’affirmation inconditionnelle des mineurs dans leur souhait de changer de genre. Comment évaluez-vous ce développement ?

Janick Christen : Cela me préoccupe. Nous savons que l’adolescence est souvent une période délicate, tout spécialement dans l’établissement de l’identité. Favoriser et faciliter ce changement, c’est ouvrir la porte à des vies détruites par des démarches irréversibles qui seront très certainement regrettées. Lorsque l’on change de sexe, il y a un caractère irréversible à la plupart des interventions menées. De ce fait, je trouve terrible que les démarches proposées aujourd’hui soient si rapides et intrusives. Parfois même, aucun suivi psychologique sérieux n’est offert, visant à accompagner le jeune dans un cheminement de réconciliation et d’acceptation de son identité. Tout va dans le sens d’une transition. Or, lorsque cette dernière a démarré – et notamment au niveau social – il peut être très difficile pour un jeune particulièrement vulnérable, d’oser reconnaître qu’il se soit trompé.

Qu’est-ce que vous pensez concrètement du manuel bâlois ?

Janick Christen : Premièrement, il se présente comme une mesure de protection vis-à-vis des jeunes en souffrance dans leur identité. Je trouve interpellant que l’hormonothérapie et des interventions chirurgicales conduisant à des mutilations puissent être présentées comme des mesures de protection. En outre, ce manuel déclare que l’identité de genre est un processus qui peut survenir à des moments très différents dans la vie. Cela prouve que l’on ne devrait pas précipiter des décisions aux conséquences irréversibles. On demande au personnel scolaire de s’interroger sur des questions comme, par exemple : « Comment réagis-je lorsqu’un garçon se présente à l’école avec une robe et pourquoi ? ». Un professeur ne devrait-il pas s’interroger sur ses compétences en matière d’enseignement et sur les stratégies possibles pour favoriser l’apprentissage ? Je pense aussi à tous ces enfants qui ne sont pas concernés par des problématiques identitaires et qui vont être confrontés à cela dans le cadre scolaire. On leur demandera d’identifier un camarade dans un genre différent. Bien que la vérité biologique soit immuable, ils devront adhérer à un système de pensée unique et mensonger. Comment cela n’induirait-il pas de la confusion chez eux également ? Ceci n’est-il pas un abus ? Au niveau des vestiaires et des douches, il est proposé que les enfants concernés puissent se changer / se doucher dans le vestiaire du sexe d’identification. Cela me semble être une violence vis-à-vis des autres enfants présents.

Une recommandation de ce-dit manuel consiste à enta-mer le processus de transition sociale à l’école le plus vite possible sans forcément impliquer les parents. Une autre conseille de faire recours à l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) si les parents s’opposent à une telle transition sociale de leurs enfants à l’école. Quelles sont vos considérations face à cette mise sous tutelle croissante des parents par l’État ?

Janick Christen : Je vois cela comme une dérive extrêmement dangereuse et préoccupante. Je crois, personnellement, que bien des difficultés identitaires proviennent de défis naissant au sein du cadre familial. C’est là qu’il faudrait investir, pour aider les parents à être établis dans leur propre identité et s’affirmer dans leur compétences et rôles, afin qu’ils puissent eux-mêmes être des exemples inspirants et solides pour leurs enfants. En prenant le parti de «protéger» les enfants de leur cadre familial, l’État disqualifie les parents. Comment ces derniers pourront-ils exercer leur rôle si l’État s’immisce dans le développement de l’enfant ? Je vois cela comme de l’ingérence.

Image: iStock

Loin d’être marginal, le fait de hisser le drapeau arc-en-ciel sur des bâtiments publics touche l’État de droit «jusqu’à la moelle», souligne Hans Georg Maassen, ancien président de l’Office de protection de la constitution allemande. Un nouveau socialisme «woke» menace. Une résistance internationale s’organise désormais contre. L’Association Initiative de protection appelle les lecteurs et les membres à documenter et à lui signaler tout déploiement de ce drapeau sur des bâtiments publics.

C’était l’un des derniers actes officiels de l’ancienne ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser: depuis la mi-avril 2025, le drapeau arc-en-ciel peut être hissé sur les bâtiments de la République fédérale d’Allemagne à côté du drapeau fédéral. Une vive discussion s’est engagée à ce sujet, qui s’est également propagée à la Suisse. À cette occasion, l’ancien président de l’Office de protection de la constitution a formulé dans la revue «Weltwoche» une critique acerbe et fondamentale de l’action de l’État allemand.

Le décret sur le drapeau de Nancy Faeser n’est pas une question secondaire que l’on peut balayer d’un «Et alors?» en haussant les épaules, souligne Hans Georg Maassen, ajoutant qu’il touche «à la moelle l’État de droit démocratique». En effet, l’action de l’État doit être «impartiale et conforme à l’État de droit».

«Le drapeau arc-en-ciel n’est en aucun cas un ‹drapeau politiquement innocent›. Il est devenu le symbole de l’idéologie fanatique ‹woke›.»

Symbole de l’idéologie fanatique du wokisme

C’est pourtant là que réside le problème. «Le fait de hisser des drapeaux ou des emblèmes de partis, de syndicats ou de mouvements privés est incompatible avec le devoir de neutralité de l’État, car cela donne l’impression légitime que l’État défend les intérêts d’un parti ou d’une idéologie et qu’il exclut les personnes qui n’en font pas partie», écrit Hans Georg Maassen.

Le drapeau arc-en-ciel n’est en aucun cas un «drapeau politiquement innocent». Il est devenu le symbole de l’idéologie fanatique «woke» (voir encadré) qui vise à transformer la démocratie libérale en un nouveau socialisme dans lequel les illuminés politiques dictent aux citoyens qui ne sont pas encore «woke» comment ils doivent vivre.

«Cette dangereuse idéologie du genre et du transgenre n’est pas seulement encouragée par l’État allemand, mais aussi par l’UE, par exemple par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.»

C’est pourquoi Hans Georg Maassen dresse le bilan suivant: «Un État qui hisse le drapeau d’une idéologie sur ses bâtiments officiels exclut les citoyens qui rejettent cette idéologie et montre clairement qu’il se comporte de manière partisane dans le sens de l’idéologie».

Cette dangereuse idéologie du genre et du transgenre n’est pas seulement encouragée par l’État allemand, mais aussi par l’UE, par exemple par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

L‘idéologie woke

L’idéologie woke est un courant doctrinaire qui veut contrôler le discours public. Concrètement, des termes couramment utilisés sont réinterprétés de manière idéologique, ce qui inclut des interdictions linguistiques. Les wokes suivent une idéologie morale aux accents communistes qui réduit les rapports sociaux à une simple formule: des oppresseurs et des opprimés. Les thèmes comme l’antiracisme ou le genre sont par exemple une porte d’entrée pour l’endoctrinement woke. Quiconque s’oppose à la révolution culturelle woke défend le bien démocratique précieux que sont la liberté de croyance et d’opinion (Gerfried Ambrosch, NZZ).

L’objectif: sous couvert de «lutte contre la discrimination» et de revendication de «justice sociale», notre ordre social libéral, fondé sur les valeurs chrétiennes occidentales, doit être combattu à tous les niveaux et remplacé par une utopie socialiste.

Hans-Georg Maassen, ancien président de l’Office de protection de la constitution

Les wokes suivent une idéologie morale aux accents communistes.

Retour à l’État de droit et à la raison

Mais c’est justement la consœur de Mme von der Leyen à la CDU, Julia Klöckner, la nouvelle présidente du Bundestag, qui a interdit de hisser le drapeau arc-en-ciel sur le bâtiment du Reichstag pendant le Christopher Street Day. L’État doit «rester politiquement neutre», écrit également dans ce contexte le journal «Neue Zürcher Zeitung». C’est la seule manière de préserver la liberté.

Appel à nos lecteurs!

Vous avez vu un drapeau arc-en-ciel sur des bâtiments officiels d’une commune, d’un canton ou de la Confédération? Veuillez prendre une photo et nous l’envoyer en indiquant le lieu et la date. L’Association Initiative de protection collecte et documente ces photos et se réserve le droit d’engager des procédures en justice afin de protéger l’État de droit et en particulier les enfants.

Image: iStock & Shutterstock

Le département de l’éducation du canton de BâleVille est chargé, selon son site web, des «tâches de soutien à l’enfance, à l’adolescence et à la famille, et des tâches relatives à la protection des enfants et des adolescents». La mise en danger et la manipulation des enfants par ce même département sont toutefois dénoncées par la prof. Dr Karla Etschenberg, de Cologne, dans son analyse du fascicule bâlois «Trans macht Schule» (transgendérisme et scolarité). Elle met en garde les éducateurs et les parents contre la «transition sociale»1 et l’utilisation hâtive de bloqueurs de puberté.

Si l’on regarde de plus près ce document bâlois intitule «Trans macht Schule», on constate qu’il s’agit là d’un blancseing accordé au lobby LGBTQ+ mondialement réseauté et sa propagande idéologique trans, lui offrant un accès unilatéral et total aux enfants bâlois des crèches, des écoles enfantines et du primaire.

«Initiative de protection – Actualités» a prié la spécialiste en sciences de l’éducation Karla Etschenberg de donner son avis d’expert sur le fascicule bâlois «Trans macht Schule»2.

Mise en garde pour les éducateurs et les parents
Karla Etschenberg parvient à la conclusion que ce document bâlois manipule les enseignants et les parents. Ce guide prend parti aveuglément pour les personnes qui exigent absolument une approche transaffirmative à l’égard des enfants. Cette approche se termine inévitablement par le theme des bloqueurs de puberté, bien que leur utilisation soit clairement contestable. Ce fascicule occulte complètement cet aspect et empêche le lecteur de se faire sa propre opinion fondée, notamment en raison du choix extrêmement partial de la littérature et des films.

Pour la spécialiste en éducation qu’est Klara Etschenberg, le discours «transaffirmatif sans compromis», en particulier le principe qui le sous-tend, est au centre des critiques. Un traitement basé sur l’affirmation signifie que «l’impression qu’a l’enfant d’être dans le mauvais corps ne doit pas être contrecarrée. Ce guide n’informe pas les enseignants qu’ils sont contraints d’adopter une approche qui est contestée dans les milieux professionnels». Il ne contient aucune «information professionnelle sur le déroulement possible et les conséquences d’une transition définitive pour la santé». Il ne livre aucune indication sur les conséquences d’un «soutien inconditionnel à long terme au comportement trans d’un enfant». La table des matières contient «principalement une liste de partisans du transgendérisme – tous appuyant l’approche transaffirmative à l’égard des enfants», explique Klara Etschenberg.

Elle relève aussi que ce fascicule bâlois ne prend pas en considération «un accompagnement psychothérapeutique et ouvert quant aux résultats, mais au contraire, privilégie une influence quasiment manipulatrice en faveur des bloqueurs de puberté». Il existe diverses raisons expliquant le désir de certains enfants de changer de sexe. Ces motivations sont souvent liées à un problème identitaire, p. ex. «le stress psychique, l’autisme, le TDAH, l’anxiété ou les traumatismes».

Transition (sociale, médicamenteuse, chirurgicale)
La transition sociale est toujours la première étape. On donne à l’écolier ou l’écolière un nom du sexe opposé, et l’école soutient et traite cette personne en fonction du sexe souhaité – même sans obligation d’informer les parents. La prof. Etschenberg cite ici un extrait du livre «Ce que cache l’arc-en-ciel», du pédopsychiatre et médecin Alexander Korte3: «L’expérience montre qu’une fois le changement de statut et de nom effectué (note: = transition sociale), il deviant encore plus probable que la personne se sente poussée à réclamer des mesures de type médical pour ‹s’identifier au sexe›».

Il faut entendre par là la remise de bloqueurs de puberté, d’hormones sexuelles et, finalement, l’ablation chirurgicale ou la reconstruction d’organes sexuels. La prof. Etschenberg pose la question: «Peut-on ou doit-on contraindre les écoliers à aller dans cette direction?».

«Indépendamment du côté éthiquement douteux d’une intervention médicale irréversible sur un corps sain, il est à craindre que les bloqueurs de puberté entraînent des effets secondaires potentiellement néfastes, pour lesquels il n’existe pas d’étude scientifique solide à long terme», affirme Klara Etschenberg.

Procédure non corroborée par la science
La prof. Etschenberg observe qu’il est douteux que les enfants soient même capables de savoir s’ils souhaitent un changement aussi radical et de comprendre toute l’étendue des risques (effet néfaste sur la densité osseuse, dépendance à long terme d’un accompagnement médical, stérilité, anorgasmie). Ces considérations ont conduit certains pays (notamment Suède, Grande-Bretagne, Irlande, France) à restreindre sévèrement l’utilisation de bloqueurs de puberté ou à la soumettre à des études cliniques».

Cette spécialiste en sciences de l’éducation se demande également si une «autorité est en droit de publier un guide sur une démarche non scientifique de grande portée individuelle et sociale qui dépasse clairement le cadre des questions pédagogiques, didactiques et organisationnelles à l’école». Elle remarque aussi que cette «approche du theme des enfants trans représente un dilemme pour les enseignants et les parents au vu des faits et des conséquences, et
peut-être même un conflit de conscience qui apparaît rarement avec autant d’intensité dans la vie quotidienne de l’école.»

Si les parents n’acceptent pas le souhait de leurs enfants de changer de sexe, le fascicule menace les récalcitrants d’être dénoncés à l’APEA (autorité de protection de l’enfant et de l’adulte) et de se voir retirer le droit de garde. En clair: l’État menace les parents indociles de leur enlever leur enfant.

1 La «transition sociale» est l’aspect social d’un changement de sexe, p. ex. le changement de nom – en particulier chez les personnes trans*, non binaires et multigenres. Elle précède généralement les mesures médicales du changement de sexe.

2 Commentaire concernant le fascicule «Trans macht Schule» de la prof. Dr. Karla Etschenberg, spécialiste en sciences de l’éducation (didactique de la biologie, biologie humaine, éducation sanitaire), Cologne, 15 april 2025: www.initiative-de-protection.ch/medias/telecharger/

3 Dr. Alexander Korte, médecin-chef de la clinique de pédopsychiatrie, psychosomatisme et psychothérapie de l’Université Ludwig-Maximilian à Munich

Image: iStock

Pas de ça avec nous! Non à «l’éducation sexuelle intégrale» pour nos enfants!

Les politiciens et activistes de la gauchosphère réclament à cor et à cri que les écoles, dans tous les cantons, introduisent l’éducation sexuelle prétendument «intégrale» ou «holistique». Motif: l’éducation sexuelle actuelle est insuffisante et non professionnelle. Que cache ce discours?

Les quotidiens rapportent scrupuleusement ces poussées de fièvre politique. Ainsi, début avril 2025, les Jeunes socialistes Bâle-Campagne (JUSO) ont lancé une initiative pour une «éducation sexuelle intégrale et non culpabilisante». Cette matière est censée être enseignée par des «spécialistes et groupements externes qualifiés» qui «ne sont normalement pas titularisés». Les cantons doivent aussi s’assurer que l’on encourage l’acceptation de la «diversité sexuelle et des relations». Il ne faut pas que «le foyer parental puisse décider si les écoliers-ières reçoivent une éducation intégrale».

Selon Janine Oberli, JUSO Bâle-Campagne, l’enseignement actuel est «patriarcal, binaire et purement d’inspiration biologique». Cette nouvelle initiative réclame, selon Oberli, que l’éducation sexuelle soit confiée à des «specialists n’ayant aucun lien avec les classes d’école» (journal regional Radio SRF). Au sein du comité de cette initiative cantonale figurent notamment des membres du PS.

Dangereuse propagande
Si l’on examine de près les revendications de cette initiative et les déclarations de ces férus d’agit-prop, il est d’ores et déjà évident que cette forme d’éducation sexuelle est une immense menace pour la santé des enfants et des adolescents. La notion d’éducation sexuelle «intégrale» vient du brouet propagandiste concocté par «Santé Sexuelle Suisse», qui s’est manifestement fixé pour but d’introduire dans toute la Suisse les très controversés «Standards OMS pour l’éducation sexuelle en Europe».

«non culpabilisant» ou plutôt «éhonté»?
Avec cette «éducation sexuelle intégrale», c’est l’expression du désir sexuel dès la naissance qui est au centre des préoccupations, et non les faits biologiques ou la protection contre les abus. Pour qu’elle puisse être inculquée aux enfants de manière «non culpabilisante», les auteurs de l’initiative insistent mordicus pour que seules des personnes externes soient chargées de ces cours. Les enseignants doivent toujours quitter la classe. La porte est refermée et «l’éducateur sexuel» reste seul avec les enfants. Ce «spécialiste» peut alors, sans être dérangé, inculquer aux écoliers une idéologie sexuelle controversée et contaminée par la pédophilie. Aucun témoin adulte n’est présent, et les enfants ou leurs parents sont souvent incapables d’identifier les abus subis pendant ces cours.

L’Association Initiative de protection connaît de nombreux parents fâchés qui, perturbés par cette approche «éhontée», ont dû calmer et rassurer leurs enfants. En cas de réclamation, l’enseignant ou la direction d’école se protègent derrière ces «spécialistes de la sexualité». Mais ces derniers ont déjà quitté les locaux de l’école.

Mais c’est exactement le but visé par les défenseurs de cette «éducation sexuelle intégrale»: l’absence totale de lien entre ces spécialistes et les classes d’école!

Il s’agit d’interdire que les «éducateurs sexuels» externs aient accès aux classes d’école pendant les cours d’éducation sexuelle sans qu’un enseignant soit présent.

Lettre aux directeurs de l’instruction publique en Suisse
L’Association Initiative de protection a envoyé à toutes les directions cantonales de l’instruction publique une lettre attirant leur attention sur l’arrière-plan pédophile et dangereux pour les enfants de cette éducation sexuelle «intégrale» ou «holistique».

Image: iStock

Vision futuriste: matrices externes artificielles?

Lors de la prochaine assemblée générale annuelle de l’Association Initiative de protection, le samedi 28 juin 2025 à Olten, le professeur et médecin Paul Cullen fera un exposé passionnant sur le «transhumanisme». Ce conférencier est spécialiste en médecine de laboratoire et en biologie moléculaire. Il dirige un laboratoire médical à Münster et enseigne à l’Université de cette ville.

Le transhumanisme est un mouvement visant à dépasser les limites physiques et psychiques de l’être humain par des améliorations technologiques. Les moyens techniques utilisés sont le génie génétique, la robotique, l’intelligence artificielle et la nanotechnologie. Le but est, par exemple, d’allonger massivement l’espérance de vie et d’augmenter le niveau d’intelligence. Ce terme, qui vient du latin, se compose de «trans» (au-delà de, à travers) et «humanisme» (caractère humain). À long terme, il s’agit de fusionner l’être humain et la machine, et de savoir sous quelle forme on peut atteindre un statut «surhumain» et «immortel».

Le transhumanisme relève des pseudo-religions et non du domaine de la science. Autres exemples de telles «religions scientifiques»: l’écologisme (véganisme, hystérie climatique, protection extrémiste des animaux et mythe de la surpopulation) ainsi que la théorie du (trans)gendérisme.

Le transhumanisme et le transgendérisme ont des similarités. Leur but est de modifier l’identité de l’être humain.

Les transhumanistes visent à altérer la nature humaine au moyen de modifications technologiques (physiques, mentales et génétiques). En dépassant les limites naturelles biologiques et cognitives, ils veulent atteindre un niveau supérieur de capacités et de qualité de vie.

Les personnes qui s’identifient comme transgenres veulent modifier le sexe par des artifices sociaux, médicaux (bloqueurs de puberté, anti-hormones, interventions chirurgicales) et juridiques afin de «transiter» vers une identité autre, subjective et supposée meilleure.

Ne manquez pas cet exposé passionnant et informatif, et notez cette date.

Veuillez noter cette date:
28 juin 2025, 11h00:
exposé suivi d’un apéritif

Le professeur et médecin
Paul Cullen, conférencier du jour

Image: iStock

Dangereux: livres illustrés transgenre dans les crèches

Rapport de Berne
Par la motion 23.4408 du conseiller national Lorenzo Quadri «Stop à l’idéologie du genre! Protéger (au moins) les mineurs contre les opérations de changement de sexe inconsidérées», le Conseil fédéral a été invité à «prendre des mesures», principalement afin de protéger les mineurs contre les opérations irréversibles de changement de sexe. Contexte: les changements de sexe sont en forte hausse en Suisse.

Dans sa prise de position, le Conseil fédéral dénie notamment le lien avec «l’idéologie du genre» et estime qu’il ne lui incombe pas de prendre «d’autres mesures» susceptibles d’influencer la «décision médicale».

Aux États-Unis, le nouveau gouvernement fédéral s’est déclaré en lutte contre l’idéologie du genre et ses conséquences. Donald Trump a en effet signé, le 28 janvier 2025, un décret présidentiel pour la «protection contre la mutilation par voie chimique et chirurgicale» des enfants. Il faut savoir qu’aux USA, entre 5000 et 6000 jeunes filles de moins de 18 ans ont subi l’ablation des seins dans le but d’obtenir une poitrine «masculine» lors du changement de sexe. De ce nombre, on compte même entre 50 et 180 jeunes filles de moins de 12 ans. C’est ce que montre une étude du Manhattan Institute réalisée entre 2017 et 2023.

Le décret présidentiel est très clair: «Les dommages manifestes infligés aux enfants par la mutilation chimique et chirurgicale sont déguisés en nécessité médicale, celle-ci étant poussée par les directives de la World Professional Association for Transgender Health (WPATH), qui agit sans aucune intégrité scientifique.»

Le Conseil fédéral, qui mentionne la WPATH dans sa prise de position à la motion précitée, ajoute: «Le traitement est ainsi effectué la plupart du temps par une équipe interdisciplinaire qui examine la situation au cas par cas d’un point de vue médical, psychologique et médico-éthique. On peut se référer sur ce sujet à des directives et des recommandations internationales (p. ex. les directives de l’Association mondiale des professionnels en santé transgenre [WPATH].» Selon le Conseil fédéral, ces directives sont en règle générale élaborées par l’ensemble des sociétés médicales concernées et «reposent sur les connaissances scientifiques actuelles». Dans ce cas, comment le Conseil fédéral peut-il tenir la WPATH pour «scientifique», alors que c’est exactement le contraire qui se passe aux États-Unis?

Je poserai donc certaines questions délicates au Conseil fédéral, par exemple pour savoir si l’on dispose déjà des chiffres actuels concernant les changements de sexe.

En particulier, je vais demander au Conseil fédéral, par analogie avec l’étude du Manhattan Institute des années 2017-2023, combien d’opérations d’ablation des seins ont eu lieu en Suisse sur des jeunes filles de moins de 18 ans dans le cadre d’un changement de sexe.

Enfin, je veux que le Conseil fédéral me dise pourquoi il s’appuie sur la World Professional Association for Transgender Health (WPATH) bien que cette organisation manque visiblement d’intégrité scientifique, et si la Confédération cofinance directement ou indirectement les activités de la WPATH, p. ex. par le biais de subventions à l’organisation controversée Santé Sexuelle Suisse, qui propage l’idéologie trans-genre en Suisse.

Andreas Gafner, Conseiller national, Oberwil im Simmental (BE)

Image: iStock

Ce que «Achtung Liebe» a dit me dégoûte! (Ecole primaire Binzholz, Wald ZH)

Dans la commune zurichoise de Wald, les activistes de l’organisation «Achtung Liebe» ont récemment donné un cours d’éducation sexuelle à des élèves de 11-12 ans de l’école primaire. Ils ont recommandé de regarder des films pornographiques et ont expliqué des pratiques liées à la prostitution. Les enfants étaient choqués et leurs parents révoltés. L’Association Initiative de protection s’y est opposée. La direction de l’école a décidé de se séparer de «Achtung Liebe».

Cette affaire a été rapportée par la Weltwoche (26.2.25) et 20min.ch (1.3.25) et diffusée sur Internet. Elle exigeait une réaction de l’Association Initiative de protection. Elle s’est déroulée dans une classe de 6e de l’école primaire de Binzholz dans la commune de Wald/ZH. Deux «spécialistes» externes de l’association de lobby queer «Achtung Liebe» – visiblement une lesbienne et une femme qui vit avec une «personne transgenre» – ont choqué les mineurs âgés de 11 et 12 ans en faisant usage d’illustrations aucunement adaptées à l’âge et d’un endoctrinement indéfendable en faveur de l’idéologie du genre et du transgendérisme. Les enfants ont été exposés à des pratiques de prostitution qui n’ont rien à faire dans une école primaire et qui minent le bon développement des enfants.

Plusieurs parents ont confirmé, face aux médias, les déclarations suivantes de ces deux «spécialistes»: on peut regarder du porno quand on en a envie. Les hommes aiment quand on leur suce le pénis. Il est normal pour des femmes de se lécher mutuellement. On peut avoir des relations sexuelles avec toute personne. L’amour est aussi possible avec des objets, etc.

On a montré aux élèves des godes et des préservatifs qu’on leur demandait d’enfiler sur des bananes. À la fin, ces élèves de 6e ont été invités à emmener des préservatifs.

«C’est évident pour tous: cela va trop loin!»
«Est-ce vraiment normal?», a demandé l’une des mères citées par la Weltwoche. Elles aussi ont eu des cours d’éducation sexuelle, «mais certainement pas de ce genre-là!» Sa fille dit être rentrée chez elle «choquée et traumatisée». Elle a 11 ans – et a été exposée contre son gré à la consommation de pornographie et poussée à des actes sexuels dont elle ne veut rien savoir. «Ma fille est en pleine phase préparatoire pour le gymnase – et maintenant elle devrait s’intéresser aux godes et aux préservatifs? C’est tout simplement trop. C’est évident pour tous que cela va trop loin.»

En fait, avec cet «atelier de travail», on ne dépasse pas seulement les limites de la décence et d’une éducation sexuelle raisonnable et adaptée à l’âge. Il faut aussi se poser la question de savoir ce que de telles personnes externes et n’ayant même pas de formation pédagogique ont à voir avec un domaine aussi sensible dans une classe d’école.

La classe d’école, un lieu secret?
«Nous sommes sans voix», a déclaré une autre mère à la Weltwoche. «Nous ne confions pas nos enfants à n’importe quelle organisation, mais à l’école de Wald/ZH, à savoir aux enseignants et à l’administration de l’école.» Le fait que des personnes non agréées «ont pu avoir le champ libre avec nos enfants en usant de telles vulgarités» est absolument inadmissible. Effectivement, «Achtung Liebe» insiste sur le fait que les enseignants quittent la classe. Ainsi, ces prétendus «spécialistes» peuvent exercer un contrôle total pour agir à leur gré. La classe d’école est-elle devenue un lieu secret pour la diffusion d’idéologies sexuelles déviantes!?

L’affaire de «Wald/ZH» est d’autant plus significative que les parents ont osé se défendre. Ils se sont plains auprès de la direction de l’école. Celle-ci, dans sa réponse initiale, a regretté que cet atelier de travail ait provoqué «des insécurités ou un malaise chez des élèves et des parents». Elle a ensuite confirmé que les «spécialistes» de «Achtung Liebe» – qui sont en réalité des étudiants sans aucune connaissance pédagogique – avaient fait des déclarations «qui ont déclenché de l’insécurité et de l’irritation chez certains enfants et parents, suscitant des questionnements». Des parents avaient exprimé des «doutes quant à la neutralité des éducateurs» et remis en question le professionnalisme et l’objectivité des informations données. La direction de l’école s’est dite être «au dialogue» avec «Achtung Liebe», «afin de garantir que de futurs ateliers de travail respectent encore mieux les besoins de nos élèves». Le fait que la direction de l’école a repris automatiquement ou délibérément la formulation allemande «Schüler:innen» (écoliersières), fidèle à l’idéologie transgenre d’organisations comme «Achtung Liebe», met le comble à l’ironie de cette affaire.

Pour les parents, cette réponse était insatisfaisante. Il n’est pas admissible que, par exemple, on recommande à des élèves de 11 ans d’une école primaire la consommation de pornographie, qui est légalement interdite aux moins de 18 ans. Ils ont donc réclamé, même publiquement, que l’école se sépare de «Achtung Liebe».

Réseau international
Autre élément préoccupant: le fait que «Achtung Liebe» n’agit pas seule, mais fait partie d’un réseau d’influence international qui s’appuie notamment sur l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci a pour sa part déclaré que les nouveaux-nés sont des «êtres sexuels». «Achtung Liebe» se dit elle-même d’obédience «féministe» et affirme «s’engager activement pour l’égalité de tous les sexes» et «pour les droits et la santé des personnes LGBTQIA+*».

Hélas, «Wald/ZH» n’est pas une exception. «Achtung Liebe» se targue d’avoir à elle seule visité des centaines de classes d’école. Et cette organisation n’est de loin pas la seule à subrepticement infiltrer les classes d’écoles pour inculquer ses «concepts sexuels» néfastes en court-circuitant les enseignants et les parents.

À savoir: «Initiative de protection – Actualités» a déjà rapporté en détail, il y a un an dans son numéro 47, les agissements de «Achtung Liebe» en publiant une prise de position du prof. Dr. Jakob Pastötter, sexologue réputé, qui dénonce très clairement ces agissements.1

L’école de Wald/ZH cesse toute collaboration
Au début mars 2025, l’Association Initiative de protection a pu consulter un deuxième courrier de la direction de l’école de Wald/ZH aux parents, d’où il ressort clairement qu’«il n’est pas prévu de poursuivre la collaboration avec l’Association ‹Achtung Liebe›». C’est un succès pour ces parents de Wald/ZH et pour l’Association Initiative de protection, qui se sont mobilisés pour se défendre contre les quasi-violations de l’intégrité sexuelle dans le cycle primaire obligatoire.

Initiative de protection – engagée en faveur des enfants et des parents

L’Association Initiative de protection reçoit souvent des messages de parents révoltés qui se plaignent de la diffusion de matières inadaptées et d’influences idéologiques dans les cours d’éducation sexuelle.

L’affaire de «Wald/ZH» était suffisamment grave pour que l’Association réagisse par un courrier d’information aux parents de cette commune de plus de 10’000 âmes.

Il faut interdire au groupes d’influence l’accès aux classes d’école sans la surveillance des enseignants.