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Le lobby queer, toujours plus impudent, a obtenu une grande victoire à Bâle. Sur le dos des contribuables, le canton a publié un manuel pour l’encadrement des «élèves trans». Ce document de plus de 30 pages intitulé «Trans macht Schule» (trans à l’école) menace non seulement les enfants, mais déstabilise et inquiète aussi les parents.

Conséquences dramatiques pour les enfants fragilisés.

En 2022, le canton de Bâle-Ville a mandaté un groupe de travail pour élaborer un manuel trans. Ce guide invite désormais les enseignants à être attentifs aux «comportements dépendant des variantes de sexe» dans les classes d’école. Si un enseignant observe un comportement s’écartant de la représentation typique d’un jeune homme ou d’une jeune fille, il doit immédiatement en faire un cas d’«identité trans». Selon ce manuel, une «diminution de performance» ou un «retrait social» sont déjà des indices d’une «identité trans» émergente.

Et lorsqu’on a une fois insisté sur l’aspect «trans» chez un enfant, cette jeune personne fragilisée est placée sur une voie sans retour. L’enfant peut alors se donner un nouveau prénom auquel tout le monde doit immédiatement se conformer partout – jusqu’à une modification des certificats personnels établis antérieurement. Après ce «coming out» et la «transition» sociale, d’autres mesures suivent rapidement, comme la remise de bloqueurs de puberté et d’hormones de l’autre sexe. Lors des cours de natation, les élèves utilisent alors les cabines et les douches de l’autre sexe.

Qu’importe s’il s’agit simplement d’un enfant qui passe par une phase difficile. Ce manuel n’en a cure. Et aucune approche pour la détransition n’est prévue. Même pour les cas où les parents de l’enfant veulent arrêter cette évolution à sens unique, ce guide contient des instructions spécifiques. Il invite les enseignants à vérifier si les parents gèrent «correctement» la nouvelle identité de leur enfant.

Si l’enseignant pense avoir décelé un «comportement fautif» des parents, et si ces derniers semblent n’être pas coopératifs, l’enseignant peut invoquer la «mise en danger d’enfant» et les dénoncer à l’APEA (autorité de protection de l’enfant et de l’adulte). Un cas de «comportement fautif» est déjà présent lorsque les parents désapprouvent le prétendu souhait de leur enfant d’être trans. Ce manuel amène donc les parents à conforter leur enfant fragilisé à continuer dans la voie sans retour du trangendérisme. Quiconque s’oppose à ce diktat risque de se faire retirer l’autorité parentale.

«Coming out» trans dès l’âge de quatre ans

Ce manuel passe sous silence les conséquences irréversibles des traitements trans: des vies détruites par la stérilité et les problèmes de santé mentale et physique qui ne méritent visiblement aucune mention de la part des auteurs de ce manuel. Il s’avère que le nombre de personnes regrettant leur changement de sexe est en constante augmentation. Beaucoup de personnes trans font la douloureuse prise de conscience que le scalpel ne peut guérir les maux de l’âme auxquels une opération trans était censée remédier.

Ce manuel affirme qu’il s’agit de veiller au «bien-être des enfants». Mais il reste muet sur la question de savoir comment régler les cas où une jeune fille refuse de se déshabiller dans une cabine ou prendre une douche avec des jeunes hommes.

De nombreux pédopsychiatres, comme le Dr. Alexander Korte, indiquent qu’il faut absolument mettre l’accent sur le «renforcement du sentiment d’appartenance au sexe biologique observé à la naissance». Car le plus souvent, le diagnostic de «dysphorie sexuelle» finit par ne plus être pertinent, alors que les conséquences d’une opération trans sont irréversibles. Le comble, c’est que ce manuel est favorable au «coming out» déjà chez les enfants d’âge préscolaire (donc dès quatre ans!).

Nous nous mobilisons – aidez-nous!

Le manuel trans bâlois décrit des scénarios très éloignés de la réalité scientifique et de la raison humaine, et il est un danger pour les enfants et les adolescents. Pour cette raison, l’Association Initiative de protection a commandé une expertise de ce manuel du point de vue scientifique.

D’autres organisations se sont également mobilisées pour dénoncer ce guide: «CitizenGO» a lancé une pétition demandant à Mustafa Atici, responsable du département de l’instruction publique, de retirer complètement ce manuel et d’en interdire toute utilisation dans les écoles bâloises.

Nous vous recommandons de signer la pétition de «CitizenGO».

Scannez le code QR et signez la pétition sans tarder!

citizengo.org/de-ch/fm/14362

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Sophie Griebel, Contact: sophie-benjamesgriebel.com/transgender

Sophie Griebel, 29 ans, regrette, après coup, d’avoir voulu changer de sexe. Depuis, elle a entièrement fait le processus inverse. Elle veut désormais alerter les parents et les enseignants. L’Association Initiative de protection a interrogé Sophie Griebel concernant son expérience.

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
S’agissant du changement de sexe, faut-il lancer un débat à ce sujet dans les crèches, les écoles enfantines ou les écoles primaires?

Sophie Griebel:
Non. La plupart des établissements éducatifs ont de toute façon déjà failli à leur mission. Il serait donc erroné de leur attribuer le pouvoir de s’immiscer dans la sphère privée et intime d’un enfant. Les enfants ont le droit de se développer librement dans leur sexualité, sans qu’un enseignant les influence par ses idées sur la manière de gérer cela! Sinon, les enseignants pourraient aussi, à l’avenir, être autorisés à exposer leurs fantasmes sexuels aux enfants. Mais où va-t-on? Tous ceux qui prétendent aujourd’hui que jamais un enseignant n’oserait franchir cette limite ferait bien de se débarrasser vite fait de leur naïveté! Pour arrêter ce mouvement, il faut que les parents se réveillent et défendent leurs enfants, au même titre que les enseignants qui n’ont pas encore perdu la raison. Cette ingérence au niveau le plus sensible de chaque enfant est un crime et n’a rien à voir avec l’enseignement!

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
L’éducation sexuelle «moderne» banalise les changements de sexe. Quelle est votre expérience?

Sophie Griebel:
Tout d’abord, aucun changement de sexe n’est possible, car la constitution physique, malgré les interventions chirurgicales, reste par nature inchangée. Malheureusement, de nombreuses personnes ont une tendance naturelle à devenir très arrogantes, pensant qu’elles ont tout pouvoir sur la nature. Le transgenrisme n’est pourtant pas présent dans la nature; il résulte de l’action humaine. C’est donc le triste témoignage des hommes qui pensent pouvoir s’élever au-dessus de la création. De nombreuses personnes ont perdu le respect et la crainte de la nature et de la création. L’éducation sexuelle moderne n’est rien d’autre qu’une attaque contre l’innocence des enfants. On peut alors très facilement contrôler les enfants et les éduquer pour en faire des esclaves jusqu’à ce qu’eux-mêmes – comme chaque personne «trans» – vendent leur identité à d’autres et remettent leur vie entre les mains d’autres individus!

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
L’idéologie du genre veut amener les enfants à penser que «masculin» et «féminin» ne sont que deux variantes sexuelles parmi de nombreuses autres. Qu’en pensez-vous?

Sophie Griebel:
Une mère m’a rapporté qu’un jour, son fils est rentré de l’école assez perturbé. Il disait qu’après tout, il se sentait bien dans son corps et n’avait pas l’impression d’être dans le mauvais corps. La mère était choquée, car rien dans le foyer familial n’avait donné lieu à ce genre de discussion. Le fils a dit que l’enseignant lui avait laissé entendre qu’il discernait des signes de comportement transsexuel chez lui. Immédiatement après, la mère a placé son fils dans une école privée.

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Une aide professionnelle est requise – d’un psychologue, et non d’un chirurgien!

Les «changements de sexe» au moyen de bloqueurs de puberté, de contre-hormones et d’opérations chirurgicales ont le vent en poupe en Suisse. Comme le révèle la motion 23.4408 «Stop à l’idéologie du genre! Protéger (au moins) les mineurs contre les opérations de changement de sexe inconsidérées» du conseiller national Lorenzo Quadri de décembre 2023, le nombre d’opérations de «changement de sexe» a plus que doublé. Selon M. Quadri, on a enregistré 500 opérations de ce type rien qu’en 2022, un triste record qui révèle un business florissant et qui pose certaines questions, surtout si l’on sait que 54 pour cent des personnes opérées avaient entre 15 et 24 ans. Mais les chiffres récents font défaut.

On observe aussi une augmentation du nombre de personnes qui regrettent leur «changement de sexe» et qui entreprennent une «détransition». Mais cette inversion ne peut jamais être complète, car de nombreux changements effectués sont irréversibles. Exemple le plus récent: la femme trans suisse la plus connue, Nadia Brönimann qui, accompagnée par une équipe de la TV suisse alémanique, a «changé de sexe» biologique il y a 27 ans déjà. Aujourd’hui, elle refuserait une telle opération. Des études montrent aussi que chez les jeunes personnes trans, environ la moitié font des tentatives de suicide. Nadia Brönimann a elle aussi essayé de se prendre la vie en 2004. De nombreux cas tragiques suggèrent qu’il faut redonner le poids qu’il mérite au traitement psychothérapeutique des personnes souffrant de «dysphorie du genre». Les hormones et le scalpel ne sont pas une solution, spécialement dans le cas des mineurs.

Mais le Conseil fédéral ne veut rien savoir: comme l’indique sa prise de position concernant la motion précitée, il rejette ce texte et déclare: «Le traitement est ainsi effectué la plupart du temps par une équipe interdisciplinaire qui examine la situation au cas par cas d’un point de vue médical, psychologique et médico-éthique. On peut se référer sur ce sujet à des directives et des recommandations internationales (p. ex. les directives de l’Association mondiale des professionnels en santé transgenre WPATH, USA).» Selon le Conseil fédéral, ces directives sont en règle générale élaborées par l’ensemble des sociétés médicales concernées et reposent sur les «connaissances scientifiques actuelles».

Scandale WPATH
Visiblement, le Conseil fédéral ignore tout du scandale entourant les dossiers WPATH aux États-Unis: cette affaire concerne des documents ayant récemment fuité et portant sur des discussions internes. On savait pourtant que les enfants et les adolescents ne peuvent pas discerner toute l’étendue des conséquences de ces opérations chirurgicales, mais les médecins chefs les ont tout de même traités avec de puissantes hormones et opérés de manière irréversible. Les mineurs affectés ont dû en accepter les séquelles: problèmes de santé physique et mentale, stérilité, ostéoporose ou cancer. Les médecins étaient conscients de la nature expérimentale de leurs pratiques sur ces très jeunes sujets vulnérables. Malgré cela, ils ont poursuivi ces traitements à risque. Les voix critiques affirment qu’on a mis l’accent sur les interventions physiques sans tenir suffisamment compte de la santé mentale des mineurs.

Contactez l’Association Initiative de protection si vous avez connaissance de cas de propagande de l’idéologie transgenre dans les écoles. Pour le bien de votre enfant!

Anc. conseillère nationale Andrea Geissbühler, Maîtresse d’école enfantine, policière, Présidente de l’Association Initiative de protection, Bäriswil (BE)

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L’«éducation sexuelle intégrale» de l’OMS et de l’IPPF1 affirme que l’enfant, «être sexuel» dès la naissance, doit être initié à la pratique d’activités sexuelles. Il s’agirait donc d’«informer» même les enfants à l’âge de l’école enfantine sur la masturbation et de leur permettre d’expérimenter le «plaisir». Un tel endoctrinement ne protège pas les enfants, mais au contraire, les rend vulnérables aux abus sexuels. Nous avons questionné à ce sujet l’évêque auxiliaire Marian Eleganti.

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
De nombreuses institutions sont confrontées au problème des abus sexuels. L’Église catholique publie depuis plusieurs années des rapports sur ses travaux à ce sujet. Les écoles publiques possèdent une liste nationale des enseignants pédophiles n’ayant pas le droit d’enseigner, mais elle est incomplète. Aujourd’hui, une méthode d’éducation sexuelle d’inspiration pédophile s’infiltre toujours davantage dans les établissements d’accueil pour les tout-petits. Quelle est la dimension spirituelle derrière ce mouvement ?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
L’éducation sexuelle séculière est absolument non spirituelle au sens technique du mot. Derrière chaque mensonge et théorie destructrice pour l’être humain se cache en définitive la réalité démoniaque du Malin. Les Saintes Écritures disent de Satan qu’il est meurtrier depuis le commencement et menteur par excellence. Il inspire de nombreuses théories et leurs propagandistes, qui usent de savants stratagèmes pour enrober les choses avec de belles paroles et de nobles objectifs. Ce qui est corruptible est présenté comme un gain. Il serait naïf de l’ignorer ou d’en minimiser l’importance. Le Mal se présente souvent sous un habit de lumière, en prétendant éclairer l’esprit.

IPA:
Dans les sociétés occidentales, il semble que ce qui est juste ou faux, bien ou mal, soit une question d’appréciation personnelle, et de plus en plus de personnalités dans le monde scientifique, politique, économique, religieux et culturel succombent au relativisme moral. Où va le monde s’il est dépourvu de morale chrétienne?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
On reconnaît le Mal à ses fruits, notamment si l’on use simplement de raison. La foi, dans ce sens, n’est pas une condition essentielle. L’éducation sexuelle s’inspirant des sources précitées est motivée par l’intérêt et imaginée par certains adultes qui amassent alors sur eux-mêmes une lourde culpabilité s’agissant de l’intégrité du cœur des enfants et des adolescents. Cette approche est également erronée et non scientifique. Des pédagogues renommés s’y opposent. Les enfants, jusqu’à un certain âge, ne manifestent aucun intérêt pour des pratiques enseignées par des adultes. Pour le bien de leurs enfants, il faut que les parents montent aux barricades dans ce domaine. Ce qui se passe en secret dans les cours d’éducation sexuelle des écoles et dans les crèches est alarmant. Seules les personnes aveuglées trouvent cela positif.

IPA:
Des organisations internationales comme l’OMS ou l’IPPF promeuvent le droit à vivre sa sexualité dès la naissance. Comment faire pour que les éducateurs et enseignants ainsi que les parents deviennent spirituellement plus forts afin de s’opposer au Malin et de promouvoir le Bien?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
Nous devons activement rejeter l’éducation sexuelle mise en avant par ces organisations, elles qui sont à la solde de certains lobbys et de la grande finance. Seule une raison saine et un vaste travail d’information sur ceux qui tirent les ficelles peuvent nous aider. Les parents savent bien ce qui est bon pour leurs enfants. On ne peut pas laisser faire ces organisations ou déléguer l’autorité à l’État, car ce serait renoncer aux droits parentaux. Aux parents, je dis: luttez pour vos droits et pour vos enfants! Organisez-vous!

1 IPPF: International Planned Parenthood Federation

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Par le prof. David Engels

Le professeur David Engels, historien et auteur belge, écrit en exclusivité pour la présente édition d’«Initiative de protection – Actualités» à propos des principes spirituels qui ont inspiré l’éducation sexuelle «moderne».

Qu’il s’agisse de la cérémonie d’ouverture des Commonwealth Games ou des Jeux olympiques, du dernier concours Eurovision de la chanson, de l’opéra «Sancta», des œuvres de la très acclamée Marina Abramović ou, comme tout récemment, du spectacle de rue «La porte des ténèbres» à Toulouse: presque pas un mois ne passe sans qu’un vaste public ne soit confronté à des représentations «artistiques» qui ridiculisent la foi chrétienne, voire s’inspirent directement de contenus à caractère satanique – et qui sont bizarrement célébrés avec jubilation par les médias, les établissements éducatifs et les élites politiques.

Le Mal est dans l’être humain
L’Apocalypse, le veau d’or, la glorification de la violence, la distorsion blasphématoire de la vie de Christ, les démons antiques ou de l’Ancien Testament, la banalisation de pratique sexuelles contre nature, l’adoration de Satan, et au milieu de tout cela, présents comme spectateurs ou comme acteurs, mais toujours contraints à participer par les autorités en place: des enfants. Que se passe-t-il? Le Mal est dans l’être humain lui-même, et la tentation de faire du diabolique «non serviam»* la devise de sa propre vie est aussi ancienne que l’Histoire elle-même. Elle a ses racines dans le premier homme qui, ayant reçu la divine liberté du propre arbitre, a fait le mauvais choix. Mais la fatale omniprésence du Mal ne doit pas obscurcir pour nous le fait qu’au-delà de cette tendance lancinante à la rébellion contre Dieu, il existe des phases dans l’histoire où l’humanité a parfois été plus ou moins déterminée par cette tendance.

Changement radical depuis le 16e siècle
Sans faire de tort aux nombreux témoins de la foi, de l’espérance et de l’amour dans le monde actuel, il faut admettre qu’il a été rare dans l’histoire de l’Occident d’observer une présence aussi forte de symboles impossibles à qualifier autrement que de «sataniques» et à comprendre autrement qu’un revirement conscient et radical contre tout ce qui, depuis des siècles, voire des millénaires, va de soi dans notre civilisation.

Les raisons en sont évidentes: depuis au moins le 16e siècle, il s’est produit un changement radical: on a remplacé Dieu par l’homme, l’être intérieur par une volonté d’expansion, la tradition par la raison – un «humanisme» qui, au cours du temps, est devenu la norme et, pour finir, avec le dépérissement des derniers vestiges de bon sens et de décence, a introduit le «wokisme»* qui règne aujourd’hui sur l’Occident. Prétendument séculier et athée, il se distingue dans les faits par une déification de soi qui constitue l’essence même du Diabolique. Il n’est donc pas étonnant que même le langage du satanisme, de concert avec la fascination pour tout ce que la tradition considère comme interdit, soit de plus en plus en vogue dans cette idéologie apparemment «moderne» – une symbiose croissante entre le modernisme et le satanisme qui a d’ailleurs toujours été au cœur de la prétendue «éducation», avec son idéalisation délibérée de Prométhée* et de Lucifer, les véritables héros de ce mouvement.

Le délice du Malin: corrompre les enfants
Rien d’étonnant, donc, que ce programme anti-Dieu ait aujourd’hui débarqué dans les écoles, elles qui sont devenues le champ de bataille de cette lutte: il s’agit de rien moins que d’établir la tant invoquée «principauté de l’air sur les lits des enfants», à un moment où les vestiges de la tradition occidentale et de la foi chrétienne ont presque entièrement disparu, et il s’agit non seulement de pervertir l’innocence des enfants – depuis toujours un délice prisé du Malin –, mais aussi de créer un «homme nouveau». Ce dernier doit s’affranchir complètement de toute transcendance et se perdre entièrement dans le paradoxe de la modernité, se laisser réduire à la dimension d’un simple animal parmi d’autres, mais aussi s’attacher à des délires méglomaniaques* et contre nature. L’aspiration insatiable de l’homme à atteindre le vrai, le bon et le beau est pervertie par une infinie variété d’idéologies «trans» jusqu’à atteindre une confusion extrême et à arriver au cauchemar de l’immortalité numérique, de la manipulation par l’eugénisme, de l’hybridation homme-machine et de la négation de la sexualité naturelle, avec pour aboutissement certain une dystopie* absolue.

Appel général à la mobilisation
Il est plus que jamais important de se défendre – dans les crèches, dans les écoles, au domicile, au lieu de travail, dans l’arène publique, dans les Églises et dans le cercle familial; se défendre contre la banalisation du mal par la minimisation, le déni ou le travestissement de la vérité sous le vocable «progrès» ou «scientifique»; se défendre contre le fait de pervertir les enfants, que l’on entraîne dès le plus jeune âge vers une sexualité hors norme, le blasphème ou la haine de soi; se défendre contre la dérive croissante du monde occidental vers un mélange de Sodome et de Babel qui prendra fin d’une manière aussi cruelle que l’ont connue ces deux exemples bibliques. Cette fin est exactement ce que vise le contestateur: prouver que la créature de Dieu ne remplit pas les attentes placées en elle et qu’en refusant de l’honorer, il a eu raison, car ce qu’il vise en définitive, ce n’est pas d’instaurer un nouvel ordre contraire à Dieu, mais le naufrage de l’humanité. Empêcher une telle fin n’est pas seulement un combat à mener dans l’arène publique, mais surtout une lutte au sein des foyers familiaux – combat qu’aucune situation matérielle ou sociale, aussi difficile soit-elle, ne saurait nous éviter.

*LEXIQUE:

Non serviam – (du latin «je ne servirai pas») expression généralement attribuée à Lucifer.

Wokisme – idéologie qualifiant initialement le fait d’être conscient de la discrimination raciale, aujourd’hui devenue la référence de la gauche pour le langage et le comportement politiquement corrects.

Prométhée – personnage de la mythologie grecque. Étant un Titan, il est soumis à l’autorité du roi des dieux Zeus. En raison de sa désobéissance, il est ligoté sur ordre du roi des dieux et banni dans un désert des montagnes du Caucase.

Mégalomanie – perte du sens des réalités, folie des grandeurs

Dystopie – Lieu désolé et désertique. La dystopie est le contraire de l’utopie qui, elle, évoque un avenir bon, beau et paisible.

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Le 1er novembre 2024, la loi d’autodétermination est entrée en vigueur en Allemagne. Les jeunes filles et les femmes doivent désormais être sur leurs gardes lorsqu’elles utilisent des toilettes publiques. Dans les locaux qui leur étaient jusqu’à présent réservés dans les restaurants, hôtels, centres commerciaux, cinémas, bains thermaux ou saunas, les femmes doivent désormais s’attendre à voir arriver un genre particulier d’hommes: les «femmes trans». Le risque de violence et d’abus par des délinquants sexuels est réel. Une infraction contre cette loi peut entraîner une amende salée.

Sur simple annonce personnelle, tout citoyen résidant en Allemagne peut, depuis début novembre, faire inscrire officiellement son changement de sexe et de prénom. Plus aucun examen médical ou psychologique n’est requis. Et cette règle s’applique aussi aux enfants! Pour ceux entre 0 et 14 ans, seuls les parents sont habilités à faire inscrire le changement de sexe au registre d’état civil. À partir de 14 ans, les adolescents peuvent agir seuls. Si les parents ne sont pas d’accord, l’affaire est portée devant le tribunal des affaires familiales qui, après délibération, peut se substituer aux parents et prononcer un arrêté d’enregistrement du changement de sexe et de prénom.

Nombreux sont les professionnels du monde médical, juristes, féministes et groupes chrétiens qui rejettent cette loi d’autodétermination, et ce pour des motifs importants.

Même la rapporteuse spéciale des Nations Unies pour les cas de violence contre les femmes et les jeunes filles, la jordanienne Reem Alsalem, a réclamé de l’Allemagne qu’elle prenne immédiatement des mesures pour maintenir les locaux réservés aux femmes. Le but est d’éviter les abus par les prédateurs et auteurs de violences sexuelles. Reem Alsalem est également préoccupée par l’interdiction légale de demander, d’enquêter sur ou de révéler publiquement le sexe réel d’une personne. Car les amendes peut être salées: jusqu’à 10’000 euros!

Cette nouvelle loi aura des répercussions imprévisibles pour la liberté de pensée, de conscience et de religion. De plus, sans accompagnement thérapeutique, la porte vers les «changements de sexe» visant les enfants est désormais grande ouverte.

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Le cas de Genève – un parmi tant d’autres?

Andrea Geissbühler
ancienne conseillère nationale Bäriswil (BE)

L’Association Initiative de protection s’engage, depuis sa création, en faveur de l’intérêt supérieur de l’enfant. Cet intérêt est réglé par l’article 3 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, que la Suisse a ratifiée en 1997 et qui est en vigueur depuis mars de la même année. Ce texte précise que: «Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de L’Enfant doit être une considération primordiale.»

Un aspect essentiel à cet égard est contenu à l’article 9 de cette Convention, qui précise la règle générale garantissant que les enfants ne peuvent pas être séparés de leurs parents.

En se référant lui aussi au bien de l’enfant, le lobby LGBTQ+ tente actuellement d’imposer toujours davantage en Suisse la «transition sociale» (changement de sexe) chez les enfants et les adolescents à l’insu de leurs parents. Le but est que les parents, autrement dit les référents les plus proches des enfants et adolescents qui désirent effectuer une «transition sociale» à l’école et adopter par exemple un autre nom ou pronom, ou porter des habits ne correspondant pas à leur sexe biologique, en sachent aussi peu que possible au sujet de la «transition». La découverte de certains cas de «transition sociale» cachée ont récemment conduit des parents préoccupés à rédiger une lettre de protestation à Natalie Rickli, directrice de la santé publique zurichoise et membre de l’Exécutif de ce canton.

Penser qu’il est impossible que les choses puissent encore empirer, c’était se tromper lourdement, comme le montre un cas récemment parvenu à la connaissance du public: se référant au «bien de l’enfant», l’autorité de protection de la jeunesse du canton de Genève a retiré une fille de 16 ans de la garde de ses parents après qu’elle eut fait valoir un «trouble de l’identité sexuelle». Les parents n’étaient cependant pas d’accord, ni avec la «transition sociale» vécue à l’école, ni avec la prise de substances appelées bloqueurs de puberté. ADF International, une organisation basée à Vienne et offrant gratuitement une protection juridique, soutient les parents genevois dans leur lute contre les autorités pour que leur fille leur soit rendue.

Ce cas montre que l’idéologie transgenre est en passe de s’infiltrer dans les institutions, en particulier les tribunaux. Exemple: en juin 2023, lorsque le Tribunal fédéral, présidé par un juge socialiste, a jugé que le licenciement d’un enseignant qui refusait absolument de s’adresser à une fille avec un prénom masculin et le pronom «il», était licite. Autre exemple: l’organisation de lobbyisme «Transgender Network Switzerland» (TGNS) a publié un «guide de bonnes pratiques pour la transition dans les écoles et les institutions de formation» sur 32 pages. Extrait – une question destinée au corps enseignant: «Une écolière a décidé d’effectuer une transition. Que dois-je faire si les parents s’y opposent?» Réponse: «Dans tous les cas, en tant qu’enseignant/école, il convient de contacter le réseau TGNS afin d’obtenir des conseils et d’élaborer des solutions.»

Nous appliquons la même stratégie en vous demandant: Vous aussi, avez-vous connu des cas de «transition sociale» à l’école de vos enfants ou eu connaissance de cas de propagande de l’idéologie transgenre dans des classes d’école? Si oui, contactez sans tarder l’Association Initiative de protection (tél. 061 702 01 00, info@initiative-de-protection.ch). Vous recevrez, sans formalités, une assistance gratuite pour le véritable
bien de l’enfant.

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Andrea Geissbühler, Présidente de l’Assoc. Initiative de
protection, anc. conseillère nationale, Bäriswil (BE)

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Les livres pour enfants ne montrent plus seulement la famille naturelle, mais, toujours plus fréquemment, des formes de «familles» inspirées d’un discours idéologique prônant la «diversité» et les idées transgenres. Dans une crèche lucernoise, un père de famille inquiet a même trouvé des informations sur les méthodes de procréation assistée et sur la gestation pour autrui, interdite en Suisse. Fâché, il a contacté l’Association Initiative de protection.

«Un bébé! Comment fonder une famille»: tel est le titre de ce livre découvert par un père dans une crèche lucernoise où il voulait placer son enfant. Ce titre, accompagné des couleurs arc-en-ciel, lui a immédiatement paru suspect.

La fameuse «diversité» sociétale est ouvertement célébrée dans ce livre. Ainsi, la configuration familiale naturelle homme-femme-enfants n’est plus qu’une parmi dix forms différentes de «famille». On montre notamment un homme seul avec un enfant et deux femmes seules, une fois avec un enfant et une fois avec des jumeaux. On y voit aussi des couples d’hommes ou de femmes, homosexuels, avec un enfant. Inévitable aussi dans cette célébration de la «diversité»: une femme voilée et des couples interculturels aux couleurs de peau très variées. Une chose est claire: il n’est visiblement plus nécessaire d’avoir un père et une mère pour procréer. Un «ovule, un spermatozoïde et un utérus» suffisent!

Ce livre illustré explique que le bébé prend forme «dans le ventre d’un être humain» et que le bébé «est mis au monde par une personne». La suppression du terme «mère» est une insulte aux femmes et à la famille, car la femme est alors réduite à une machine de gestation. Mais cette formulation sous-entend aussi que l’enfant à naître se trouvant dans le sein maternel n’est ni un être humain ni une personne.

À en croire ce livre, lorsque les bébés ont grandi, «plusieurs de ces êtres humains découvrent que leur sexe biologique n’est pas leur sexe réel». Certains décideraient alors d’adapter «leur aspect extérieur à leur ressenti». Impossible d’être plus radical dans la toxique propagande transgenre visant les enfants dans les crèches!

Même la gestation pour autrui, interdite en Suisse et très controversée (voir encadré) est présentée sans aucun esprit critique et mise sur un pied d’égalité avec les autres forms de «famille» – un message politique, diffusé dans les crèches, dont les enfants de cet âge sont incapables de comprendre le sens.

Si vous, chère lectrice, cher lecteur, découvrez des cas de telles manipulations idéologiques dans une crèche ou une école maternelle, veuillez en informer l’Association Initiative de protection.

«Je m’achète un enfant – le commerce indigne de la gestation pour autrui»

Exposé de Birgit Kelle
Samedi 9 novembre 2024, 14h00
Hotel Arte, Olten
Inscription: info@neuer-ruetlibund.ch

Birgit Kelle est journaliste, auteure et mère de quatre enfants. Dans le paysage médiatique allemand, elle est une expert renommée dans le
domaine de la politique concernant le genre, les femmes et la famille.

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Dr. Eithan Haim

Aux États-Unis, l’idéologie transgenre bat son plein. Les victimes sont souvent des adolescents auxquels on a beaucoup trop ouvert l’accès aux opérations de changement de sexe, parfois même à l’insu des parents. Dans le monde médical, des voix critiques parlant de mutilation des adolescents s’élèvent. En Suisse, on n’en est pas encore là, mais les enfants sont toujours plus exposés aux différentes variants de l’idéologie transgenre dans les écoles et les cliniques.

Au Texas, le courageux chirurgien Dr. Eithan Haim et sa famille paient un prix élevé pour avoir divulgué au public l’existence d’un programme médical secret d’opérations transgenres visant des centaines de mineurs à partir de 11 ans dans un hôpital pédiatrique du Texas. Début juin, trois marshals américains lourdement armés se tenaient devant la porte de son domicile à 7 heures du matin. Usant d’intimidation, ils lui ont expliqué que le Ministère de la justice de l’administration Biden avait déposé une plainte pénale contre lui. Il encourt au maximum une amende allant jusqu’à 250’000 dollars et 10 ans d’emprisonnement.

Depuis lors, le Dr. Eithan Haim doit faire face à des factures d’avocat de plus de 300’000 dollars, qu’il ne pourra régler qu’en sacrifiant toutes ses économies. Mais grâce à une habile campagne de récolte de dons, il a pu se constituer un bas de laine qui lui permettra de payer les coûts de la procédure judiciaire en cours.1 Il estime que l’ensemble des frais d’avocat s’élèveront à plus de un million de dollars.

Le Dr. Ethan Haim signale que ces «kids» souffrent de divers troubles psychiques qui sont complètement passes sous silence. Au lieu de procéder à une anamnèse médicale correcte, on prescrit un traitement hormonal de «réassignation sexuelle», ce qui peut mener à une amputation ultérieure de certaines parties du corps totalement saines. Ce sont des enfants qu’on mutile, affirme-t-il. Il reproche aux activistes transgenres d’utiliser un langage obscur qui ne reflète pas la réalité, mais qui véhicule une idéologie. Une telle médecine ne vise pas la guérison des patients, mais leur destruction. Ce sont en fait des mensonges purs et simples qui n’ont plus rien à voir avec de l’observation médicale.

Pour le Dr. Ethan Haim, une chose est sûre: par cette action, le Ministère de la justice veut avertir tous les lanceurs d’alerte potentiels que la remise en question de l’idéologie politique actuelle et la proclamation de la vérité seront contrées par «le bras armé de l’État». Il estime qu’on veut le criminaliser uniquement afin de l’intimider, lui et d’autres personnes, afin de faire un exemple. Mais il est décidé: jamais il ne pliera le genou face à cette idéologie.2

Debut août 2024 en Californie, Seth Stemen, membre de l’organe de surveillances des écoles de Marysville Joint Unified School District, a tenu un discours courageux pour soutenir les droits des parents, critiquant au passage l’ingérence de l’État dans les affaires familiales. Ses critiques visaient surtout une loi signée par le gouverneur démocrate Gavin Newsom et dont l’entrée en vigueur est prévue pour 1.1.2025. Ce texte interdit aux écoles d’informer les parents si leur enfant désire qu’à l’école, on s’adresse à lui avec un autre nom ou pronom que le sien. Donc si p. ex. Tim veut qu’on l’appelle désormais Tina et que son pronom passe de «il» à «elle», ce changement de sexe social à l’école peut se faire à l’insu des parents. Dès ce moment, les parents ne peuvent plus être informés de ce changement sans l’accord de l’enfant.

Selon Seth Stemen, ce changement de sexe social peut entraîner la prescription de bloqueurs de puberté et la prise d’hormone de «réassignation sexuelle», allant même jusqu’à la mutilation physique et à des atteintes psychiques chez les jeunes. Pour travestir la réalité et pour coller au discours idéologique, cette «transition» est qualifiée de «réassignation sexuelle».

Seth Stemen

Un journaliste hostile à la prise de position de Seth Stemens a décrit celui-ci comme étant «haineux», ajoutant que l’auteur était «transphobe», «d’extrême droite» et qu’il «ne s’intéressait qu’à son Dieu».

On peut partir du principe que des milliers d’écoles aux USA n’informent plus les parents lorsque leur enfant change de sexe social en milieu scolaire. Néanmoins, la lutte pour les droits des parents en Californie se poursuit sans relâche, affirme le collectif «California Family Council». Il ne faut pas que les voix des familles dans l’arène politique et en milieu scolaire soient étouffées.

En Suisse, des parents ont communiqué à l’Association Initiative de protection qu’à l’école de leur enfant dans le canton de Zürich, des cas de changement de sexe social se sont produits à leur insu. Placés devant le fait accompli, ils ont été choqués. Leur confiance dans le système scolaire ayant été tellement mise à mal, ils ont décidé de placer leur enfant dans une école privée.

Au début de l’année, neuf pères et mères ont envoyé une letter adressant de sévères reproches à la directrice de la santé publique zurichoise Natalie Rickli et au médecin cantonal, la doctoresse Christiane Meier. Ces critiques visent essentiellement la clinique de pédopsychiatrie et de psychothérapie KJPP à Zurich et sa directrice suppléante, la doctoresse Dagmar Pauli. Ce groupe de parents, dénommé «Association pour une approche raisonnable des thèmes sexuels chez les jeunes» (AMQG/AUFG), condamne dans sa lettre le fait que ses enfants n’ont pas bénéficié d’un examen poussé des problèmes psychiques avant l’établissement du diagnostic ayant identifié des troubles de l’identité sexuelle. De plus, les Médecins et les thérapeutes de la clinique ont immédiatement «recommandé et effectué la ‹transition sociale›, sans consulter les parents». La clinique a préféré faire pression en pretendant qu’autrement, l’enfant risquait de se suicider (SRF Impact Investigativ du 17.01.2024).

Elon Musk, le CEO de Tesla, a un fils (parmi ses douze enfants), qui se qualifie lui-même de femme transgenre. Dixit Elon Musk: «Mon fils a été tué par le ‹Woke-Mind-Virus›». Elon Musk dit avoir été piégé alors qu’il signait les documents pour son fils Xavier. Les choses étaient très confuses. On a dit à Elon Musk que son fils risquait de se suicider. Aujourd’hui, le fils ne veut plus aucun contact avec son père. Il porte le nom de Vivian Jenna Wilson et est âgé de 20 ans.

L’Association Initiative de protection s’engage pour que dans les crèches, les écoles maternelles et les écoles, on n’enseigne aucune matière entraînant les enfants dans l’ornière transgenre «transition sociale – bloqueurs de puberté – hormone de ‹réassignation sexuelle› – amputation de parties saines du corps».

Le 16 août 2024, la Cour suprême des USA a rejeté la demande du gouvernement Biden-Harris de modifier dans une loi fédérale («Title IX») le sens du mot «sexe» pour inclure la notion d’«identité sexuelle». «Le changement radical de définition du sexe par le gouvernement Biden-Harris menace la sécurité et la sphère privée des écoliers», a déclaré un représentant d’Alliance Defending Freedom (ADF), une ONG qui défend la liberté de religion et de pensée ainsi que les droits des parents.

1https://www.givesendgo.com/texas_whistleblower
2Dr. Eithan Haim, Texas Children’s Hospital Exposed for Illegal Gender Affirming Care, The Jordan B. Peterson Podcast N° 459

Screenshot Hoch2 TV

Les propagandistes d’une sexualisation précoce agissent sans aucune base scientifique, affirme le professeur Dr. Jakob Pastötter. Ce sexologue renommé critique l’argument selon lequel les enfants seraient des «êtres sexuels dès la naissance». Un tel concept ouvre toute grande la porte aux abus contre les enfants.

Les déclarations ci-dessous reposent sur une interview du 29 août 2024 dans l’émission «Polit-Talk» sur la chaîne web «HOCH2» (voir également le code QR ci-dessous).

Dr. Philipp Gut: Monsieur le prof. Pastötter, la sexualisation précoce est un sujet très débattu. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a statué que l’être humain est un «être sexuel» dès la naissance! Ce credo est largement accepté, et les organisations de lobbying l’introduisent dans les écoles, même dans les établissements préscolaires. Le centre spécialisé Adebar aux Grisons propose notamment des cours d’éducation sexuelle aux écoles maternelles en affirmant que tout cela est inoffensif. En tant que sexologue, quel est votre avis à ce sujet?

Prof. Dr. Jakob Pastötter: Il est bien sûr positif de n’avoir pas que de vagues idées dans la tête en matière de sexualité. Mais pratiquement tout ce qui concerne la pédagogie sexuelle aujourd’hui est tellement dépourvu de base scientifique que c’en est devenu répugnant. Le caractère scientifique est affirmé haut et fort, mais n’est absolument pas attesté dans la réalité. Il n’existe quasiment aucune affirmation avancée par l’OMS, par International Planned Parenthood Federation, par la fondation Santé Sexuelle Suisse, par Pro Familia en Allemagne ou par les pédagogues sexuels qui ait la moindre légitimité scientifique. Aucune trace. Le discours qu’on nous assène commence par les «droits sexuels humains». C’était là une astuce de marketing de la fin des années 90, quand la soi-disant World Association of Sexology, aujourd’hui rebaptisée World Association of Sexual Health, parce que cela sonne tellement plus sérieux, s’est mis à réfléchir et, avec un bon verre de vin pour accompagnement, a sorti de son chapeau de magicien le concept de «droits sexuels humains» – assorti d’affirmations qui n’ont strictement rien de scientifique.

Dr. Philipp Gut: Les pédagogues sexuels réclament publiquement des «espaces privatifs de masturbation dans les crèches», ou alors ils enseignent déjà aux enfants en age préscolaire qu’on peut changer de sexe comme de chemise. Qu’en pensez-vous, et quel est l’effet sur les enfants?

Prof. Dr. Jakob Pastötter: Tout d’abord, il faut dire que c’est là un modèle d’affaires génial: on dit aux gens que ce que l’on fait soi-même est merveilleux, et le mieux serait qu’ils financent ces choses eux-mêmes s’ils ont à cœur le bonheur et le bien-être des enfants. On explique ces ingérences en affirmant que l’éducation sexuelle précoce prévient les abus. C’est complètement faux! Il n’existe aucune étude scientifique corroborant de tels liens. Bien au contraire: en tant que personne conseillant des victimes d’abus, et sachant comment une certaine forme de sexualité est encouragée et approuvée, je dois dire que ce qui est mis en avant ici n’est rien d’autre que du «grooming».

Dr. Philipp Gut: C’est-à-dire?

Prof. Dr. Jakob Pastötter: Le grooming consiste à gagner la confiance des enfants en leur disant ce qu’il faut faire, notamment avec leurs parties génitales. On leur dit: «C’est une bonne chose, c’est très bien.» Et pour finir, on leur dit: «Attends, je vais t’aider.» Je n’invente rien. Il s’agit de faire en sorte que les parents et les éducateurs aident physiquement même les tout-petits à découvrir leur sexualité, bien que la sexualité chez les enfants soit tout sauf solidement établie. Autrement dit, pour ces gens, la sexualité est principalement un moyen d’autosatisfaction pour lequel ils veulent recruter d’autres personnes. Je relève que les pédagogues sexuels ne proposent absolument aucune psychologie du développement. Ils n’ont aucune idée de ce qui intervient dans le développement des enfants.

Le prof. Dr. Jakob Pastötter est président de la Société allemande de recherche scientifique et sociale en matière de sexualité. Ses déclarations sont tirées d’une interview donnée le 29 août 2024 au Dr. Philipp Gut dans l’émission «Polit-Talk» sur «HOCH2». Cette chaîne web diffuse régulièrement des émissions critiquant les excès de la sexualisation précoce et la folie de l’idéologie du genre. L’entretien complet avec le prof. Dr. Pastötter est accessible au moyen du code QR ou du lien suivant.

Prof. Dr. Jakob Pastötter: «L’éducation sexuelle précoce ne prévient pas les abus – bien au contraire».

Code QR pour accès direct à la minute 31:06: grooming et sexualisation précoce sans base scientifique.

L’interview complète: https://youtu.be/UjunyM3QzwM