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Le département de l’éducation du canton de BâleVille est chargé, selon son site web, des «tâches de soutien à l’enfance, à l’adolescence et à la famille, et des tâches relatives à la protection des enfants et des adolescents». La mise en danger et la manipulation des enfants par ce même département sont toutefois dénoncées par la prof. Dr Karla Etschenberg, de Cologne, dans son analyse du fascicule bâlois «Trans macht Schule» (transgendérisme et scolarité). Elle met en garde les éducateurs et les parents contre la «transition sociale»1 et l’utilisation hâtive de bloqueurs de puberté.

Si l’on regarde de plus près ce document bâlois intitule «Trans macht Schule», on constate qu’il s’agit là d’un blancseing accordé au lobby LGBTQ+ mondialement réseauté et sa propagande idéologique trans, lui offrant un accès unilatéral et total aux enfants bâlois des crèches, des écoles enfantines et du primaire.

«Initiative de protection – Actualités» a prié la spécialiste en sciences de l’éducation Karla Etschenberg de donner son avis d’expert sur le fascicule bâlois «Trans macht Schule»2.

Mise en garde pour les éducateurs et les parents
Karla Etschenberg parvient à la conclusion que ce document bâlois manipule les enseignants et les parents. Ce guide prend parti aveuglément pour les personnes qui exigent absolument une approche transaffirmative à l’égard des enfants. Cette approche se termine inévitablement par le theme des bloqueurs de puberté, bien que leur utilisation soit clairement contestable. Ce fascicule occulte complètement cet aspect et empêche le lecteur de se faire sa propre opinion fondée, notamment en raison du choix extrêmement partial de la littérature et des films.

Pour la spécialiste en éducation qu’est Klara Etschenberg, le discours «transaffirmatif sans compromis», en particulier le principe qui le sous-tend, est au centre des critiques. Un traitement basé sur l’affirmation signifie que «l’impression qu’a l’enfant d’être dans le mauvais corps ne doit pas être contrecarrée. Ce guide n’informe pas les enseignants qu’ils sont contraints d’adopter une approche qui est contestée dans les milieux professionnels». Il ne contient aucune «information professionnelle sur le déroulement possible et les conséquences d’une transition définitive pour la santé». Il ne livre aucune indication sur les conséquences d’un «soutien inconditionnel à long terme au comportement trans d’un enfant». La table des matières contient «principalement une liste de partisans du transgendérisme – tous appuyant l’approche transaffirmative à l’égard des enfants», explique Klara Etschenberg.

Elle relève aussi que ce fascicule bâlois ne prend pas en considération «un accompagnement psychothérapeutique et ouvert quant aux résultats, mais au contraire, privilégie une influence quasiment manipulatrice en faveur des bloqueurs de puberté». Il existe diverses raisons expliquant le désir de certains enfants de changer de sexe. Ces motivations sont souvent liées à un problème identitaire, p. ex. «le stress psychique, l’autisme, le TDAH, l’anxiété ou les traumatismes».

Transition (sociale, médicamenteuse, chirurgicale)
La transition sociale est toujours la première étape. On donne à l’écolier ou l’écolière un nom du sexe opposé, et l’école soutient et traite cette personne en fonction du sexe souhaité – même sans obligation d’informer les parents. La prof. Etschenberg cite ici un extrait du livre «Ce que cache l’arc-en-ciel», du pédopsychiatre et médecin Alexander Korte3: «L’expérience montre qu’une fois le changement de statut et de nom effectué (note: = transition sociale), il deviant encore plus probable que la personne se sente poussée à réclamer des mesures de type médical pour ‹s’identifier au sexe›».

Il faut entendre par là la remise de bloqueurs de puberté, d’hormones sexuelles et, finalement, l’ablation chirurgicale ou la reconstruction d’organes sexuels. La prof. Etschenberg pose la question: «Peut-on ou doit-on contraindre les écoliers à aller dans cette direction?».

«Indépendamment du côté éthiquement douteux d’une intervention médicale irréversible sur un corps sain, il est à craindre que les bloqueurs de puberté entraînent des effets secondaires potentiellement néfastes, pour lesquels il n’existe pas d’étude scientifique solide à long terme», affirme Klara Etschenberg.

Procédure non corroborée par la science
La prof. Etschenberg observe qu’il est douteux que les enfants soient même capables de savoir s’ils souhaitent un changement aussi radical et de comprendre toute l’étendue des risques (effet néfaste sur la densité osseuse, dépendance à long terme d’un accompagnement médical, stérilité, anorgasmie). Ces considérations ont conduit certains pays (notamment Suède, Grande-Bretagne, Irlande, France) à restreindre sévèrement l’utilisation de bloqueurs de puberté ou à la soumettre à des études cliniques».

Cette spécialiste en sciences de l’éducation se demande également si une «autorité est en droit de publier un guide sur une démarche non scientifique de grande portée individuelle et sociale qui dépasse clairement le cadre des questions pédagogiques, didactiques et organisationnelles à l’école». Elle remarque aussi que cette «approche du theme des enfants trans représente un dilemme pour les enseignants et les parents au vu des faits et des conséquences, et
peut-être même un conflit de conscience qui apparaît rarement avec autant d’intensité dans la vie quotidienne de l’école.»

Si les parents n’acceptent pas le souhait de leurs enfants de changer de sexe, le fascicule menace les récalcitrants d’être dénoncés à l’APEA (autorité de protection de l’enfant et de l’adulte) et de se voir retirer le droit de garde. En clair: l’État menace les parents indociles de leur enlever leur enfant.

1 La «transition sociale» est l’aspect social d’un changement de sexe, p. ex. le changement de nom – en particulier chez les personnes trans*, non binaires et multigenres. Elle précède généralement les mesures médicales du changement de sexe.

2 Commentaire concernant le fascicule «Trans macht Schule» de la prof. Dr. Karla Etschenberg, spécialiste en sciences de l’éducation (didactique de la biologie, biologie humaine, éducation sanitaire), Cologne, 15 april 2025: www.initiative-de-protection.ch/medias/telecharger/

3 Dr. Alexander Korte, médecin-chef de la clinique de pédopsychiatrie, psychosomatisme et psychothérapie de l’Université Ludwig-Maximilian à Munich

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Pas de ça avec nous! Non à «l’éducation sexuelle intégrale» pour nos enfants!

Les politiciens et activistes de la gauchosphère réclament à cor et à cri que les écoles, dans tous les cantons, introduisent l’éducation sexuelle prétendument «intégrale» ou «holistique». Motif: l’éducation sexuelle actuelle est insuffisante et non professionnelle. Que cache ce discours?

Les quotidiens rapportent scrupuleusement ces poussées de fièvre politique. Ainsi, début avril 2025, les Jeunes socialistes Bâle-Campagne (JUSO) ont lancé une initiative pour une «éducation sexuelle intégrale et non culpabilisante». Cette matière est censée être enseignée par des «spécialistes et groupements externes qualifiés» qui «ne sont normalement pas titularisés». Les cantons doivent aussi s’assurer que l’on encourage l’acceptation de la «diversité sexuelle et des relations». Il ne faut pas que «le foyer parental puisse décider si les écoliers-ières reçoivent une éducation intégrale».

Selon Janine Oberli, JUSO Bâle-Campagne, l’enseignement actuel est «patriarcal, binaire et purement d’inspiration biologique». Cette nouvelle initiative réclame, selon Oberli, que l’éducation sexuelle soit confiée à des «specialists n’ayant aucun lien avec les classes d’école» (journal regional Radio SRF). Au sein du comité de cette initiative cantonale figurent notamment des membres du PS.

Dangereuse propagande
Si l’on examine de près les revendications de cette initiative et les déclarations de ces férus d’agit-prop, il est d’ores et déjà évident que cette forme d’éducation sexuelle est une immense menace pour la santé des enfants et des adolescents. La notion d’éducation sexuelle «intégrale» vient du brouet propagandiste concocté par «Santé Sexuelle Suisse», qui s’est manifestement fixé pour but d’introduire dans toute la Suisse les très controversés «Standards OMS pour l’éducation sexuelle en Europe».

«non culpabilisant» ou plutôt «éhonté»?
Avec cette «éducation sexuelle intégrale», c’est l’expression du désir sexuel dès la naissance qui est au centre des préoccupations, et non les faits biologiques ou la protection contre les abus. Pour qu’elle puisse être inculquée aux enfants de manière «non culpabilisante», les auteurs de l’initiative insistent mordicus pour que seules des personnes externes soient chargées de ces cours. Les enseignants doivent toujours quitter la classe. La porte est refermée et «l’éducateur sexuel» reste seul avec les enfants. Ce «spécialiste» peut alors, sans être dérangé, inculquer aux écoliers une idéologie sexuelle controversée et contaminée par la pédophilie. Aucun témoin adulte n’est présent, et les enfants ou leurs parents sont souvent incapables d’identifier les abus subis pendant ces cours.

L’Association Initiative de protection connaît de nombreux parents fâchés qui, perturbés par cette approche «éhontée», ont dû calmer et rassurer leurs enfants. En cas de réclamation, l’enseignant ou la direction d’école se protègent derrière ces «spécialistes de la sexualité». Mais ces derniers ont déjà quitté les locaux de l’école.

Mais c’est exactement le but visé par les défenseurs de cette «éducation sexuelle intégrale»: l’absence totale de lien entre ces spécialistes et les classes d’école!

Il s’agit d’interdire que les «éducateurs sexuels» externs aient accès aux classes d’école pendant les cours d’éducation sexuelle sans qu’un enseignant soit présent.

Lettre aux directeurs de l’instruction publique en Suisse
L’Association Initiative de protection a envoyé à toutes les directions cantonales de l’instruction publique une lettre attirant leur attention sur l’arrière-plan pédophile et dangereux pour les enfants de cette éducation sexuelle «intégrale» ou «holistique».

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Vision futuriste: matrices externes artificielles?

Lors de la prochaine assemblée générale annuelle de l’Association Initiative de protection, le samedi 28 juin 2025 à Olten, le professeur et médecin Paul Cullen fera un exposé passionnant sur le «transhumanisme». Ce conférencier est spécialiste en médecine de laboratoire et en biologie moléculaire. Il dirige un laboratoire médical à Münster et enseigne à l’Université de cette ville.

Le transhumanisme est un mouvement visant à dépasser les limites physiques et psychiques de l’être humain par des améliorations technologiques. Les moyens techniques utilisés sont le génie génétique, la robotique, l’intelligence artificielle et la nanotechnologie. Le but est, par exemple, d’allonger massivement l’espérance de vie et d’augmenter le niveau d’intelligence. Ce terme, qui vient du latin, se compose de «trans» (au-delà de, à travers) et «humanisme» (caractère humain). À long terme, il s’agit de fusionner l’être humain et la machine, et de savoir sous quelle forme on peut atteindre un statut «surhumain» et «immortel».

Le transhumanisme relève des pseudo-religions et non du domaine de la science. Autres exemples de telles «religions scientifiques»: l’écologisme (véganisme, hystérie climatique, protection extrémiste des animaux et mythe de la surpopulation) ainsi que la théorie du (trans)gendérisme.

Le transhumanisme et le transgendérisme ont des similarités. Leur but est de modifier l’identité de l’être humain.

Les transhumanistes visent à altérer la nature humaine au moyen de modifications technologiques (physiques, mentales et génétiques). En dépassant les limites naturelles biologiques et cognitives, ils veulent atteindre un niveau supérieur de capacités et de qualité de vie.

Les personnes qui s’identifient comme transgenres veulent modifier le sexe par des artifices sociaux, médicaux (bloqueurs de puberté, anti-hormones, interventions chirurgicales) et juridiques afin de «transiter» vers une identité autre, subjective et supposée meilleure.

Ne manquez pas cet exposé passionnant et informatif, et notez cette date.

Veuillez noter cette date:
28 juin 2025, 11h00:
exposé suivi d’un apéritif

Le professeur et médecin
Paul Cullen, conférencier du jour

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Dangereux: livres illustrés transgenre dans les crèches

Rapport de Berne
Par la motion 23.4408 du conseiller national Lorenzo Quadri «Stop à l’idéologie du genre! Protéger (au moins) les mineurs contre les opérations de changement de sexe inconsidérées», le Conseil fédéral a été invité à «prendre des mesures», principalement afin de protéger les mineurs contre les opérations irréversibles de changement de sexe. Contexte: les changements de sexe sont en forte hausse en Suisse.

Dans sa prise de position, le Conseil fédéral dénie notamment le lien avec «l’idéologie du genre» et estime qu’il ne lui incombe pas de prendre «d’autres mesures» susceptibles d’influencer la «décision médicale».

Aux États-Unis, le nouveau gouvernement fédéral s’est déclaré en lutte contre l’idéologie du genre et ses conséquences. Donald Trump a en effet signé, le 28 janvier 2025, un décret présidentiel pour la «protection contre la mutilation par voie chimique et chirurgicale» des enfants. Il faut savoir qu’aux USA, entre 5000 et 6000 jeunes filles de moins de 18 ans ont subi l’ablation des seins dans le but d’obtenir une poitrine «masculine» lors du changement de sexe. De ce nombre, on compte même entre 50 et 180 jeunes filles de moins de 12 ans. C’est ce que montre une étude du Manhattan Institute réalisée entre 2017 et 2023.

Le décret présidentiel est très clair: «Les dommages manifestes infligés aux enfants par la mutilation chimique et chirurgicale sont déguisés en nécessité médicale, celle-ci étant poussée par les directives de la World Professional Association for Transgender Health (WPATH), qui agit sans aucune intégrité scientifique.»

Le Conseil fédéral, qui mentionne la WPATH dans sa prise de position à la motion précitée, ajoute: «Le traitement est ainsi effectué la plupart du temps par une équipe interdisciplinaire qui examine la situation au cas par cas d’un point de vue médical, psychologique et médico-éthique. On peut se référer sur ce sujet à des directives et des recommandations internationales (p. ex. les directives de l’Association mondiale des professionnels en santé transgenre [WPATH].» Selon le Conseil fédéral, ces directives sont en règle générale élaborées par l’ensemble des sociétés médicales concernées et «reposent sur les connaissances scientifiques actuelles». Dans ce cas, comment le Conseil fédéral peut-il tenir la WPATH pour «scientifique», alors que c’est exactement le contraire qui se passe aux États-Unis?

Je poserai donc certaines questions délicates au Conseil fédéral, par exemple pour savoir si l’on dispose déjà des chiffres actuels concernant les changements de sexe.

En particulier, je vais demander au Conseil fédéral, par analogie avec l’étude du Manhattan Institute des années 2017-2023, combien d’opérations d’ablation des seins ont eu lieu en Suisse sur des jeunes filles de moins de 18 ans dans le cadre d’un changement de sexe.

Enfin, je veux que le Conseil fédéral me dise pourquoi il s’appuie sur la World Professional Association for Transgender Health (WPATH) bien que cette organisation manque visiblement d’intégrité scientifique, et si la Confédération cofinance directement ou indirectement les activités de la WPATH, p. ex. par le biais de subventions à l’organisation controversée Santé Sexuelle Suisse, qui propage l’idéologie trans-genre en Suisse.

Andreas Gafner, Conseiller national, Oberwil im Simmental (BE)

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Ce que «Achtung Liebe» a dit me dégoûte! (Ecole primaire Binzholz, Wald ZH)

Dans la commune zurichoise de Wald, les activistes de l’organisation «Achtung Liebe» ont récemment donné un cours d’éducation sexuelle à des élèves de 11-12 ans de l’école primaire. Ils ont recommandé de regarder des films pornographiques et ont expliqué des pratiques liées à la prostitution. Les enfants étaient choqués et leurs parents révoltés. L’Association Initiative de protection s’y est opposée. La direction de l’école a décidé de se séparer de «Achtung Liebe».

Cette affaire a été rapportée par la Weltwoche (26.2.25) et 20min.ch (1.3.25) et diffusée sur Internet. Elle exigeait une réaction de l’Association Initiative de protection. Elle s’est déroulée dans une classe de 6e de l’école primaire de Binzholz dans la commune de Wald/ZH. Deux «spécialistes» externes de l’association de lobby queer «Achtung Liebe» – visiblement une lesbienne et une femme qui vit avec une «personne transgenre» – ont choqué les mineurs âgés de 11 et 12 ans en faisant usage d’illustrations aucunement adaptées à l’âge et d’un endoctrinement indéfendable en faveur de l’idéologie du genre et du transgendérisme. Les enfants ont été exposés à des pratiques de prostitution qui n’ont rien à faire dans une école primaire et qui minent le bon développement des enfants.

Plusieurs parents ont confirmé, face aux médias, les déclarations suivantes de ces deux «spécialistes»: on peut regarder du porno quand on en a envie. Les hommes aiment quand on leur suce le pénis. Il est normal pour des femmes de se lécher mutuellement. On peut avoir des relations sexuelles avec toute personne. L’amour est aussi possible avec des objets, etc.

On a montré aux élèves des godes et des préservatifs qu’on leur demandait d’enfiler sur des bananes. À la fin, ces élèves de 6e ont été invités à emmener des préservatifs.

«C’est évident pour tous: cela va trop loin!»
«Est-ce vraiment normal?», a demandé l’une des mères citées par la Weltwoche. Elles aussi ont eu des cours d’éducation sexuelle, «mais certainement pas de ce genre-là!» Sa fille dit être rentrée chez elle «choquée et traumatisée». Elle a 11 ans – et a été exposée contre son gré à la consommation de pornographie et poussée à des actes sexuels dont elle ne veut rien savoir. «Ma fille est en pleine phase préparatoire pour le gymnase – et maintenant elle devrait s’intéresser aux godes et aux préservatifs? C’est tout simplement trop. C’est évident pour tous que cela va trop loin.»

En fait, avec cet «atelier de travail», on ne dépasse pas seulement les limites de la décence et d’une éducation sexuelle raisonnable et adaptée à l’âge. Il faut aussi se poser la question de savoir ce que de telles personnes externes et n’ayant même pas de formation pédagogique ont à voir avec un domaine aussi sensible dans une classe d’école.

La classe d’école, un lieu secret?
«Nous sommes sans voix», a déclaré une autre mère à la Weltwoche. «Nous ne confions pas nos enfants à n’importe quelle organisation, mais à l’école de Wald/ZH, à savoir aux enseignants et à l’administration de l’école.» Le fait que des personnes non agréées «ont pu avoir le champ libre avec nos enfants en usant de telles vulgarités» est absolument inadmissible. Effectivement, «Achtung Liebe» insiste sur le fait que les enseignants quittent la classe. Ainsi, ces prétendus «spécialistes» peuvent exercer un contrôle total pour agir à leur gré. La classe d’école est-elle devenue un lieu secret pour la diffusion d’idéologies sexuelles déviantes!?

L’affaire de «Wald/ZH» est d’autant plus significative que les parents ont osé se défendre. Ils se sont plains auprès de la direction de l’école. Celle-ci, dans sa réponse initiale, a regretté que cet atelier de travail ait provoqué «des insécurités ou un malaise chez des élèves et des parents». Elle a ensuite confirmé que les «spécialistes» de «Achtung Liebe» – qui sont en réalité des étudiants sans aucune connaissance pédagogique – avaient fait des déclarations «qui ont déclenché de l’insécurité et de l’irritation chez certains enfants et parents, suscitant des questionnements». Des parents avaient exprimé des «doutes quant à la neutralité des éducateurs» et remis en question le professionnalisme et l’objectivité des informations données. La direction de l’école s’est dite être «au dialogue» avec «Achtung Liebe», «afin de garantir que de futurs ateliers de travail respectent encore mieux les besoins de nos élèves». Le fait que la direction de l’école a repris automatiquement ou délibérément la formulation allemande «Schüler:innen» (écoliersières), fidèle à l’idéologie transgenre d’organisations comme «Achtung Liebe», met le comble à l’ironie de cette affaire.

Pour les parents, cette réponse était insatisfaisante. Il n’est pas admissible que, par exemple, on recommande à des élèves de 11 ans d’une école primaire la consommation de pornographie, qui est légalement interdite aux moins de 18 ans. Ils ont donc réclamé, même publiquement, que l’école se sépare de «Achtung Liebe».

Réseau international
Autre élément préoccupant: le fait que «Achtung Liebe» n’agit pas seule, mais fait partie d’un réseau d’influence international qui s’appuie notamment sur l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci a pour sa part déclaré que les nouveaux-nés sont des «êtres sexuels». «Achtung Liebe» se dit elle-même d’obédience «féministe» et affirme «s’engager activement pour l’égalité de tous les sexes» et «pour les droits et la santé des personnes LGBTQIA+*».

Hélas, «Wald/ZH» n’est pas une exception. «Achtung Liebe» se targue d’avoir à elle seule visité des centaines de classes d’école. Et cette organisation n’est de loin pas la seule à subrepticement infiltrer les classes d’écoles pour inculquer ses «concepts sexuels» néfastes en court-circuitant les enseignants et les parents.

À savoir: «Initiative de protection – Actualités» a déjà rapporté en détail, il y a un an dans son numéro 47, les agissements de «Achtung Liebe» en publiant une prise de position du prof. Dr. Jakob Pastötter, sexologue réputé, qui dénonce très clairement ces agissements.1

L’école de Wald/ZH cesse toute collaboration
Au début mars 2025, l’Association Initiative de protection a pu consulter un deuxième courrier de la direction de l’école de Wald/ZH aux parents, d’où il ressort clairement qu’«il n’est pas prévu de poursuivre la collaboration avec l’Association ‹Achtung Liebe›». C’est un succès pour ces parents de Wald/ZH et pour l’Association Initiative de protection, qui se sont mobilisés pour se défendre contre les quasi-violations de l’intégrité sexuelle dans le cycle primaire obligatoire.

Initiative de protection – engagée en faveur des enfants et des parents

L’Association Initiative de protection reçoit souvent des messages de parents révoltés qui se plaignent de la diffusion de matières inadaptées et d’influences idéologiques dans les cours d’éducation sexuelle.

L’affaire de «Wald/ZH» était suffisamment grave pour que l’Association réagisse par un courrier d’information aux parents de cette commune de plus de 10’000 âmes.

Il faut interdire au groupes d’influence l’accès aux classes d’école sans la surveillance des enseignants.

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Le lobby queer, toujours plus impudent, a obtenu une grande victoire à Bâle. Sur le dos des contribuables, le canton a publié un manuel pour l’encadrement des «élèves trans». Ce document de plus de 30 pages intitulé «Trans macht Schule» (trans à l’école) menace non seulement les enfants, mais déstabilise et inquiète aussi les parents.

Conséquences dramatiques pour les enfants fragilisés.

En 2022, le canton de Bâle-Ville a mandaté un groupe de travail pour élaborer un manuel trans. Ce guide invite désormais les enseignants à être attentifs aux «comportements dépendant des variantes de sexe» dans les classes d’école. Si un enseignant observe un comportement s’écartant de la représentation typique d’un jeune homme ou d’une jeune fille, il doit immédiatement en faire un cas d’«identité trans». Selon ce manuel, une «diminution de performance» ou un «retrait social» sont déjà des indices d’une «identité trans» émergente.

Et lorsqu’on a une fois insisté sur l’aspect «trans» chez un enfant, cette jeune personne fragilisée est placée sur une voie sans retour. L’enfant peut alors se donner un nouveau prénom auquel tout le monde doit immédiatement se conformer partout – jusqu’à une modification des certificats personnels établis antérieurement. Après ce «coming out» et la «transition» sociale, d’autres mesures suivent rapidement, comme la remise de bloqueurs de puberté et d’hormones de l’autre sexe. Lors des cours de natation, les élèves utilisent alors les cabines et les douches de l’autre sexe.

Qu’importe s’il s’agit simplement d’un enfant qui passe par une phase difficile. Ce manuel n’en a cure. Et aucune approche pour la détransition n’est prévue. Même pour les cas où les parents de l’enfant veulent arrêter cette évolution à sens unique, ce guide contient des instructions spécifiques. Il invite les enseignants à vérifier si les parents gèrent «correctement» la nouvelle identité de leur enfant.

Si l’enseignant pense avoir décelé un «comportement fautif» des parents, et si ces derniers semblent n’être pas coopératifs, l’enseignant peut invoquer la «mise en danger d’enfant» et les dénoncer à l’APEA (autorité de protection de l’enfant et de l’adulte). Un cas de «comportement fautif» est déjà présent lorsque les parents désapprouvent le prétendu souhait de leur enfant d’être trans. Ce manuel amène donc les parents à conforter leur enfant fragilisé à continuer dans la voie sans retour du trangendérisme. Quiconque s’oppose à ce diktat risque de se faire retirer l’autorité parentale.

«Coming out» trans dès l’âge de quatre ans

Ce manuel passe sous silence les conséquences irréversibles des traitements trans: des vies détruites par la stérilité et les problèmes de santé mentale et physique qui ne méritent visiblement aucune mention de la part des auteurs de ce manuel. Il s’avère que le nombre de personnes regrettant leur changement de sexe est en constante augmentation. Beaucoup de personnes trans font la douloureuse prise de conscience que le scalpel ne peut guérir les maux de l’âme auxquels une opération trans était censée remédier.

Ce manuel affirme qu’il s’agit de veiller au «bien-être des enfants». Mais il reste muet sur la question de savoir comment régler les cas où une jeune fille refuse de se déshabiller dans une cabine ou prendre une douche avec des jeunes hommes.

De nombreux pédopsychiatres, comme le Dr. Alexander Korte, indiquent qu’il faut absolument mettre l’accent sur le «renforcement du sentiment d’appartenance au sexe biologique observé à la naissance». Car le plus souvent, le diagnostic de «dysphorie sexuelle» finit par ne plus être pertinent, alors que les conséquences d’une opération trans sont irréversibles. Le comble, c’est que ce manuel est favorable au «coming out» déjà chez les enfants d’âge préscolaire (donc dès quatre ans!).

Nous nous mobilisons – aidez-nous!

Le manuel trans bâlois décrit des scénarios très éloignés de la réalité scientifique et de la raison humaine, et il est un danger pour les enfants et les adolescents. Pour cette raison, l’Association Initiative de protection a commandé une expertise de ce manuel du point de vue scientifique.

D’autres organisations se sont également mobilisées pour dénoncer ce guide: «CitizenGO» a lancé une pétition demandant à Mustafa Atici, responsable du département de l’instruction publique, de retirer complètement ce manuel et d’en interdire toute utilisation dans les écoles bâloises.

Nous vous recommandons de signer la pétition de «CitizenGO».

Scannez le code QR et signez la pétition sans tarder!

citizengo.org/de-ch/fm/14362

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Sophie Griebel, Contact: sophie-benjamesgriebel.com/transgender

Sophie Griebel, 29 ans, regrette, après coup, d’avoir voulu changer de sexe. Depuis, elle a entièrement fait le processus inverse. Elle veut désormais alerter les parents et les enseignants. L’Association Initiative de protection a interrogé Sophie Griebel concernant son expérience.

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
S’agissant du changement de sexe, faut-il lancer un débat à ce sujet dans les crèches, les écoles enfantines ou les écoles primaires?

Sophie Griebel:
Non. La plupart des établissements éducatifs ont de toute façon déjà failli à leur mission. Il serait donc erroné de leur attribuer le pouvoir de s’immiscer dans la sphère privée et intime d’un enfant. Les enfants ont le droit de se développer librement dans leur sexualité, sans qu’un enseignant les influence par ses idées sur la manière de gérer cela! Sinon, les enseignants pourraient aussi, à l’avenir, être autorisés à exposer leurs fantasmes sexuels aux enfants. Mais où va-t-on? Tous ceux qui prétendent aujourd’hui que jamais un enseignant n’oserait franchir cette limite ferait bien de se débarrasser vite fait de leur naïveté! Pour arrêter ce mouvement, il faut que les parents se réveillent et défendent leurs enfants, au même titre que les enseignants qui n’ont pas encore perdu la raison. Cette ingérence au niveau le plus sensible de chaque enfant est un crime et n’a rien à voir avec l’enseignement!

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
L’éducation sexuelle «moderne» banalise les changements de sexe. Quelle est votre expérience?

Sophie Griebel:
Tout d’abord, aucun changement de sexe n’est possible, car la constitution physique, malgré les interventions chirurgicales, reste par nature inchangée. Malheureusement, de nombreuses personnes ont une tendance naturelle à devenir très arrogantes, pensant qu’elles ont tout pouvoir sur la nature. Le transgenrisme n’est pourtant pas présent dans la nature; il résulte de l’action humaine. C’est donc le triste témoignage des hommes qui pensent pouvoir s’élever au-dessus de la création. De nombreuses personnes ont perdu le respect et la crainte de la nature et de la création. L’éducation sexuelle moderne n’est rien d’autre qu’une attaque contre l’innocence des enfants. On peut alors très facilement contrôler les enfants et les éduquer pour en faire des esclaves jusqu’à ce qu’eux-mêmes – comme chaque personne «trans» – vendent leur identité à d’autres et remettent leur vie entre les mains d’autres individus!

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
L’idéologie du genre veut amener les enfants à penser que «masculin» et «féminin» ne sont que deux variantes sexuelles parmi de nombreuses autres. Qu’en pensez-vous?

Sophie Griebel:
Une mère m’a rapporté qu’un jour, son fils est rentré de l’école assez perturbé. Il disait qu’après tout, il se sentait bien dans son corps et n’avait pas l’impression d’être dans le mauvais corps. La mère était choquée, car rien dans le foyer familial n’avait donné lieu à ce genre de discussion. Le fils a dit que l’enseignant lui avait laissé entendre qu’il discernait des signes de comportement transsexuel chez lui. Immédiatement après, la mère a placé son fils dans une école privée.

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Une aide professionnelle est requise – d’un psychologue, et non d’un chirurgien!

Les «changements de sexe» au moyen de bloqueurs de puberté, de contre-hormones et d’opérations chirurgicales ont le vent en poupe en Suisse. Comme le révèle la motion 23.4408 «Stop à l’idéologie du genre! Protéger (au moins) les mineurs contre les opérations de changement de sexe inconsidérées» du conseiller national Lorenzo Quadri de décembre 2023, le nombre d’opérations de «changement de sexe» a plus que doublé. Selon M. Quadri, on a enregistré 500 opérations de ce type rien qu’en 2022, un triste record qui révèle un business florissant et qui pose certaines questions, surtout si l’on sait que 54 pour cent des personnes opérées avaient entre 15 et 24 ans. Mais les chiffres récents font défaut.

On observe aussi une augmentation du nombre de personnes qui regrettent leur «changement de sexe» et qui entreprennent une «détransition». Mais cette inversion ne peut jamais être complète, car de nombreux changements effectués sont irréversibles. Exemple le plus récent: la femme trans suisse la plus connue, Nadia Brönimann qui, accompagnée par une équipe de la TV suisse alémanique, a «changé de sexe» biologique il y a 27 ans déjà. Aujourd’hui, elle refuserait une telle opération. Des études montrent aussi que chez les jeunes personnes trans, environ la moitié font des tentatives de suicide. Nadia Brönimann a elle aussi essayé de se prendre la vie en 2004. De nombreux cas tragiques suggèrent qu’il faut redonner le poids qu’il mérite au traitement psychothérapeutique des personnes souffrant de «dysphorie du genre». Les hormones et le scalpel ne sont pas une solution, spécialement dans le cas des mineurs.

Mais le Conseil fédéral ne veut rien savoir: comme l’indique sa prise de position concernant la motion précitée, il rejette ce texte et déclare: «Le traitement est ainsi effectué la plupart du temps par une équipe interdisciplinaire qui examine la situation au cas par cas d’un point de vue médical, psychologique et médico-éthique. On peut se référer sur ce sujet à des directives et des recommandations internationales (p. ex. les directives de l’Association mondiale des professionnels en santé transgenre WPATH, USA).» Selon le Conseil fédéral, ces directives sont en règle générale élaborées par l’ensemble des sociétés médicales concernées et reposent sur les «connaissances scientifiques actuelles».

Scandale WPATH
Visiblement, le Conseil fédéral ignore tout du scandale entourant les dossiers WPATH aux États-Unis: cette affaire concerne des documents ayant récemment fuité et portant sur des discussions internes. On savait pourtant que les enfants et les adolescents ne peuvent pas discerner toute l’étendue des conséquences de ces opérations chirurgicales, mais les médecins chefs les ont tout de même traités avec de puissantes hormones et opérés de manière irréversible. Les mineurs affectés ont dû en accepter les séquelles: problèmes de santé physique et mentale, stérilité, ostéoporose ou cancer. Les médecins étaient conscients de la nature expérimentale de leurs pratiques sur ces très jeunes sujets vulnérables. Malgré cela, ils ont poursuivi ces traitements à risque. Les voix critiques affirment qu’on a mis l’accent sur les interventions physiques sans tenir suffisamment compte de la santé mentale des mineurs.

Contactez l’Association Initiative de protection si vous avez connaissance de cas de propagande de l’idéologie transgenre dans les écoles. Pour le bien de votre enfant!

Anc. conseillère nationale Andrea Geissbühler, Maîtresse d’école enfantine, policière, Présidente de l’Association Initiative de protection, Bäriswil (BE)

Image mise à disposition

L’«éducation sexuelle intégrale» de l’OMS et de l’IPPF1 affirme que l’enfant, «être sexuel» dès la naissance, doit être initié à la pratique d’activités sexuelles. Il s’agirait donc d’«informer» même les enfants à l’âge de l’école enfantine sur la masturbation et de leur permettre d’expérimenter le «plaisir». Un tel endoctrinement ne protège pas les enfants, mais au contraire, les rend vulnérables aux abus sexuels. Nous avons questionné à ce sujet l’évêque auxiliaire Marian Eleganti.

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS:
De nombreuses institutions sont confrontées au problème des abus sexuels. L’Église catholique publie depuis plusieurs années des rapports sur ses travaux à ce sujet. Les écoles publiques possèdent une liste nationale des enseignants pédophiles n’ayant pas le droit d’enseigner, mais elle est incomplète. Aujourd’hui, une méthode d’éducation sexuelle d’inspiration pédophile s’infiltre toujours davantage dans les établissements d’accueil pour les tout-petits. Quelle est la dimension spirituelle derrière ce mouvement ?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
L’éducation sexuelle séculière est absolument non spirituelle au sens technique du mot. Derrière chaque mensonge et théorie destructrice pour l’être humain se cache en définitive la réalité démoniaque du Malin. Les Saintes Écritures disent de Satan qu’il est meurtrier depuis le commencement et menteur par excellence. Il inspire de nombreuses théories et leurs propagandistes, qui usent de savants stratagèmes pour enrober les choses avec de belles paroles et de nobles objectifs. Ce qui est corruptible est présenté comme un gain. Il serait naïf de l’ignorer ou d’en minimiser l’importance. Le Mal se présente souvent sous un habit de lumière, en prétendant éclairer l’esprit.

IPA:
Dans les sociétés occidentales, il semble que ce qui est juste ou faux, bien ou mal, soit une question d’appréciation personnelle, et de plus en plus de personnalités dans le monde scientifique, politique, économique, religieux et culturel succombent au relativisme moral. Où va le monde s’il est dépourvu de morale chrétienne?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
On reconnaît le Mal à ses fruits, notamment si l’on use simplement de raison. La foi, dans ce sens, n’est pas une condition essentielle. L’éducation sexuelle s’inspirant des sources précitées est motivée par l’intérêt et imaginée par certains adultes qui amassent alors sur eux-mêmes une lourde culpabilité s’agissant de l’intégrité du cœur des enfants et des adolescents. Cette approche est également erronée et non scientifique. Des pédagogues renommés s’y opposent. Les enfants, jusqu’à un certain âge, ne manifestent aucun intérêt pour des pratiques enseignées par des adultes. Pour le bien de leurs enfants, il faut que les parents montent aux barricades dans ce domaine. Ce qui se passe en secret dans les cours d’éducation sexuelle des écoles et dans les crèches est alarmant. Seules les personnes aveuglées trouvent cela positif.

IPA:
Des organisations internationales comme l’OMS ou l’IPPF promeuvent le droit à vivre sa sexualité dès la naissance. Comment faire pour que les éducateurs et enseignants ainsi que les parents deviennent spirituellement plus forts afin de s’opposer au Malin et de promouvoir le Bien?

Évêque auxiliaire Marian Eleganti:
Nous devons activement rejeter l’éducation sexuelle mise en avant par ces organisations, elles qui sont à la solde de certains lobbys et de la grande finance. Seule une raison saine et un vaste travail d’information sur ceux qui tirent les ficelles peuvent nous aider. Les parents savent bien ce qui est bon pour leurs enfants. On ne peut pas laisser faire ces organisations ou déléguer l’autorité à l’État, car ce serait renoncer aux droits parentaux. Aux parents, je dis: luttez pour vos droits et pour vos enfants! Organisez-vous!

1 IPPF: International Planned Parenthood Federation

Image: Adobe Stock

Par le prof. David Engels

Le professeur David Engels, historien et auteur belge, écrit en exclusivité pour la présente édition d’«Initiative de protection – Actualités» à propos des principes spirituels qui ont inspiré l’éducation sexuelle «moderne».

Qu’il s’agisse de la cérémonie d’ouverture des Commonwealth Games ou des Jeux olympiques, du dernier concours Eurovision de la chanson, de l’opéra «Sancta», des œuvres de la très acclamée Marina Abramović ou, comme tout récemment, du spectacle de rue «La porte des ténèbres» à Toulouse: presque pas un mois ne passe sans qu’un vaste public ne soit confronté à des représentations «artistiques» qui ridiculisent la foi chrétienne, voire s’inspirent directement de contenus à caractère satanique – et qui sont bizarrement célébrés avec jubilation par les médias, les établissements éducatifs et les élites politiques.

Le Mal est dans l’être humain
L’Apocalypse, le veau d’or, la glorification de la violence, la distorsion blasphématoire de la vie de Christ, les démons antiques ou de l’Ancien Testament, la banalisation de pratique sexuelles contre nature, l’adoration de Satan, et au milieu de tout cela, présents comme spectateurs ou comme acteurs, mais toujours contraints à participer par les autorités en place: des enfants. Que se passe-t-il? Le Mal est dans l’être humain lui-même, et la tentation de faire du diabolique «non serviam»* la devise de sa propre vie est aussi ancienne que l’Histoire elle-même. Elle a ses racines dans le premier homme qui, ayant reçu la divine liberté du propre arbitre, a fait le mauvais choix. Mais la fatale omniprésence du Mal ne doit pas obscurcir pour nous le fait qu’au-delà de cette tendance lancinante à la rébellion contre Dieu, il existe des phases dans l’histoire où l’humanité a parfois été plus ou moins déterminée par cette tendance.

Changement radical depuis le 16e siècle
Sans faire de tort aux nombreux témoins de la foi, de l’espérance et de l’amour dans le monde actuel, il faut admettre qu’il a été rare dans l’histoire de l’Occident d’observer une présence aussi forte de symboles impossibles à qualifier autrement que de «sataniques» et à comprendre autrement qu’un revirement conscient et radical contre tout ce qui, depuis des siècles, voire des millénaires, va de soi dans notre civilisation.

Les raisons en sont évidentes: depuis au moins le 16e siècle, il s’est produit un changement radical: on a remplacé Dieu par l’homme, l’être intérieur par une volonté d’expansion, la tradition par la raison – un «humanisme» qui, au cours du temps, est devenu la norme et, pour finir, avec le dépérissement des derniers vestiges de bon sens et de décence, a introduit le «wokisme»* qui règne aujourd’hui sur l’Occident. Prétendument séculier et athée, il se distingue dans les faits par une déification de soi qui constitue l’essence même du Diabolique. Il n’est donc pas étonnant que même le langage du satanisme, de concert avec la fascination pour tout ce que la tradition considère comme interdit, soit de plus en plus en vogue dans cette idéologie apparemment «moderne» – une symbiose croissante entre le modernisme et le satanisme qui a d’ailleurs toujours été au cœur de la prétendue «éducation», avec son idéalisation délibérée de Prométhée* et de Lucifer, les véritables héros de ce mouvement.

Le délice du Malin: corrompre les enfants
Rien d’étonnant, donc, que ce programme anti-Dieu ait aujourd’hui débarqué dans les écoles, elles qui sont devenues le champ de bataille de cette lutte: il s’agit de rien moins que d’établir la tant invoquée «principauté de l’air sur les lits des enfants», à un moment où les vestiges de la tradition occidentale et de la foi chrétienne ont presque entièrement disparu, et il s’agit non seulement de pervertir l’innocence des enfants – depuis toujours un délice prisé du Malin –, mais aussi de créer un «homme nouveau». Ce dernier doit s’affranchir complètement de toute transcendance et se perdre entièrement dans le paradoxe de la modernité, se laisser réduire à la dimension d’un simple animal parmi d’autres, mais aussi s’attacher à des délires méglomaniaques* et contre nature. L’aspiration insatiable de l’homme à atteindre le vrai, le bon et le beau est pervertie par une infinie variété d’idéologies «trans» jusqu’à atteindre une confusion extrême et à arriver au cauchemar de l’immortalité numérique, de la manipulation par l’eugénisme, de l’hybridation homme-machine et de la négation de la sexualité naturelle, avec pour aboutissement certain une dystopie* absolue.

Appel général à la mobilisation
Il est plus que jamais important de se défendre – dans les crèches, dans les écoles, au domicile, au lieu de travail, dans l’arène publique, dans les Églises et dans le cercle familial; se défendre contre la banalisation du mal par la minimisation, le déni ou le travestissement de la vérité sous le vocable «progrès» ou «scientifique»; se défendre contre le fait de pervertir les enfants, que l’on entraîne dès le plus jeune âge vers une sexualité hors norme, le blasphème ou la haine de soi; se défendre contre la dérive croissante du monde occidental vers un mélange de Sodome et de Babel qui prendra fin d’une manière aussi cruelle que l’ont connue ces deux exemples bibliques. Cette fin est exactement ce que vise le contestateur: prouver que la créature de Dieu ne remplit pas les attentes placées en elle et qu’en refusant de l’honorer, il a eu raison, car ce qu’il vise en définitive, ce n’est pas d’instaurer un nouvel ordre contraire à Dieu, mais le naufrage de l’humanité. Empêcher une telle fin n’est pas seulement un combat à mener dans l’arène publique, mais surtout une lutte au sein des foyers familiaux – combat qu’aucune situation matérielle ou sociale, aussi difficile soit-elle, ne saurait nous éviter.

*LEXIQUE:

Non serviam – (du latin «je ne servirai pas») expression généralement attribuée à Lucifer.

Wokisme – idéologie qualifiant initialement le fait d’être conscient de la discrimination raciale, aujourd’hui devenue la référence de la gauche pour le langage et le comportement politiquement corrects.

Prométhée – personnage de la mythologie grecque. Étant un Titan, il est soumis à l’autorité du roi des dieux Zeus. En raison de sa désobéissance, il est ligoté sur ordre du roi des dieux et banni dans un désert des montagnes du Caucase.

Mégalomanie – perte du sens des réalités, folie des grandeurs

Dystopie – Lieu désolé et désertique. La dystopie est le contraire de l’utopie qui, elle, évoque un avenir bon, beau et paisible.