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Les enfants sont exposés à l’idéologie transgenre dès qu’ils ont l’âge de fréquenter une crèche, où on leur inculque qu’ils peuvent faire partie de «l’autre sexe». Quand, devenus adolescents, ils pensent pouvoir se libérer de leurs problèmes de puberté en changeant de sexe, se pose la question des conséquences d’un tel changement, suavement qualifié de «réassignation sexuelle».

«Si l’on considère le nombre d’étapes chirurgicales (voir encadré), on découvre pourquoi il n’existe, à ce jour, aucune étude qui s’intéresse aux effets secondaires indésirables chez les jeunes personnes», déclare le prof. Jakob Pastötter1, interrogé par «Initiative de protection – Actualités». De nombreuses questions restent à clarifier, p. ex concernant le mode opératoire ou la réalité postopératoire vécue (conséquences physiques et psychologiques directes).

Au nombre de ces répercussions figurent un bon nombre de problèmes. Ainsi, la guérison post-chirurgicale peut être longue et difficile. Et les conséquences d’une telle opération ne sont pas toujours anodines: par exemple des infections et des saignements continuels. Citons aussi les problèmes de vessie et une fonction sexuelle altérée.

Le prof. Jakob Pastötter déclare également que «l’establishment médical n’est pas intéressé par certaines questions dérangeantes pour son modèle d’affaires». Et d’ajouter: on a préféré publier et mettre en avant les résultats qui présentent les mesures de changement de sexe sous un angle positif.

Il serait très préoccupant si les services de santé officiels décidaient d’appliquer les nouvelles directives de la World Professional Association for Transgender Health (WPATH). Car des propositions ont récemment été faites visant à supprimer la limite d’âge pour les jeunes voulant changer de sexe. Le texte proposé actuellement prévoit encore une limite d’âge à 17 ans.

Opérations de féminisation

  •  Augmentation mammaire avec ajout d’implants
  •  Féminisation du visage – modification des traits du visage
  •  Chirurgie vocale – raccourcissement des cordes vocales pour une voix plus aiguë et féminine
  •  Rasage des voies respiratoires – diminution de la pomme d’Adam
  •  Ablation des testicules
  •  Ablation/modification du pénis en une sorte de vulve avec formation d’un canal vaginal et raccourcissement de l’urètre
  • > Complications postopératoires
  • > Prise d’hormones avant et après l’opération, avec éventuellement de lourdes séquelles physiques et psychiques.

Opérations de masculinisation

  • Ablation des seins (mastectomie)
  •  Retrait de l’utérus et des ovaires
  •  Retrait du vagin et modélisation d’un pénis (phalloplastie à l’aide de tissus des bras ou des cuisses) et prolongement de l’urètre
  • > Complications postopératoires
  • > Prise d’hormones avant et après l’opération, avec éventuellement de lourdes séquelles physiques et psychiques.

Coût financier de l‘opération

  • Entre 25’000 et 100’000 francs
  • Prise postopératoire de médicaments à vie, notamment des hormones, non prise en compte

Selon l’Office fédéral de la statistique, le nombre d’opérations de changement de sexe effectuées
chaque année en Suisse a doublé en trois ans pour atteindre 525 (2022).

1 Professeur (US) et médecin Jakob Pastötter, sexologue et anthropologue culturel, président de la Société allemande pour la sexologie et la science sociale (DGSS) de Düsseldorf, Allemagne

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Sarah Regez, présidente du comité d’initiative, lors de la conférence de presse du 5 octobre 2023 à Liestal

Dans le canton de Bâle-Campagne, une initiative populaire entend interdire le langage genré dans les écoles et établissements préscolaires. La collecte de signatures commencera au début de 2024, et l’Association Initiative de protection, sise dans ce même canton, apportera son aide aux auteurs de l’initiative. «Initiative de protection – Actualités» s’est entretenue avec Sarah Regez, présidente du comité d’initiative, à propos de cette action.

INITIATIVE DE PROTECTION – ACTUALITÉS: Quel est le but de cette initiative populaire cantonale?

Sarah Regez: L’initiative cantonale contre le langage genré dans les écoles et le préscolaire vise à supprimer, dans la langue allemande, les caractères spéciaux déjà largement répandus et modifiant certains mots, comme les deux points de ponctuation, le trait de soulignement, la formulation inclusive, l’astérisque de genre et autres formes d’écriture, dans toutes les écoles primaires de la région bâloise. Il faut utiliser des formulations linguistiquement correctes, compréhensibles et lisibles comme le masculin générique ou la mention des deux sexes.

IPA: Combien de signatures faut-il collecter, en combien de jours et à partir de quand?

Sarah Regez: Pour une initiative populaire dans le canton de Bâle-Campagne, il faut avoir obtenu et déposé 1500 signatures valables dans le délai de deux ans. La collecte commence début 2024.

IPA: Qu’est-ce qui vous incite à prendre position aussi clairement et publiquement contre le langage genré dans les
écoles?

Sarah Regez: Le langage est un instrument incroyablement puissant – surtout quand il s’agit d’expliquer très précisément et en détail ce que l’on entend. La langue forme et structure la pensée. L’enseignant a pour tâche d’aider les écoliers et écolières en formation à structurer leur pensée et à apprendre à communiquer clairement. Par conséquent, il n’existe guère d’autre endroit plus important pour une utilisation précise de la langue. Le langage genré est cependant tout sauf «clair», car d’une part, il empêche de transmettre précisément le sens du message, et d’autre part, il dévie l’attention normalement due à des matières importantes de l’enseignement. De plus, le langage genré étant grammaticalement faux, il n’a certainement pas sa place dans les écoles.

IPA: Comment les gens réagissent-ils à votre projet?

Sarah Regez: La vaste majorité des gens réagissent très positivement à cette action. Ce soutien va du segment de population plutôt conservateur qui entend maintenir les modèles de rôles classiques, jusqu’au mouvement progressif
féministe, qui craint que l’idéologie du genre n’entraîne l’élimination de la femme. Tous ces groupes se rejoignent
sur un point: le langage genré va trop loin, il est discriminatoire, inutile et nocif.

IPA: Que pouvez-vous dire aujourd’hui du comité d’initiative?

Sarah Regez: Avec ce projet, nous nous adressons à un large éventail d’intéressés provenant de divers partis politiques et de domaines non politiques. La composition du comité reflète ce large éventail.

IPA: S’agit-il uniquement de la langue, ou ces règles linguistiques cachent-elles autre chose?

Sarah Regez: Même si cette initiative touche principalement la langue écrite et parlée dans les écoles et le préscolaire, il faut quand même se poser la question: D’où vient cette idéologie qui veut éliminer la dualité des sexes, et quelle est sa finalité? Et surtout: Pourquoi ces sujets sont-ils mis en avant dans ce qui est censé être des «sanctuaires pour les enfants», comme les écoles primaires et le préscolaire? 

Ce n’est pas un hasard si les ultra-radicaux du langage genré promeuvent aussi des livres pour enfants montrant des «pères enceints» à des enfants de 4 à 8 ans, veulent encourager l’enseignement sur la sexualité précoce et célébrer les rencontres «lecture de contes de drag queens pour jeunes enfants», mises en scène par des hommes adultes travestis en femme pour lire des livres très particuliers aux enfants et danser devant eux.

IPA: L’identité de genre a pour but l’inclusion des minorités. Pourquoi vous y opposez-vous?

Sarah Regez: Le langage genré n’inclut absolument personne, car on ne définit pas clairement sur qui ou sur quoi porte l’astérisque de genre, par exemple. Il est effarant que l’on utilise ce procédé pour inculquer aux enfants la peur de discriminer quelqu’un s’ils n’utilisent pas le langage genré. C’est pourquoi nous avons choisi le «monstre du genre»
comme sujet de l’initiative. Cette idéologie marque les enfants et leur interdit de penser librement, par peur d’agir de manière discriminatoire.

IPA: Que conseillez-vous aux pères et aux mères inquiets qui s’opposent à l’idéologie du genre?

Sarah Regez: C’est déjà bien de faire partie des parents préoccupés qui s’intéressent aux matières enseignées chaque jour à leurs enfants dans les écoles publiques. Il est très important que les parents connaissent en détail les fiches de travail et les manuels scolaires de leurs enfants. Il faudrait aussi pouvoir visiter les classes pendant les cours, car c’est seulement ainsi que l’on peut connaître l’approche pédagogique des enseignants. Si cette initiative est acceptée, les parents auront un outil légal à leur disposition. C’est pourquoi cette initiative a urgemment besoin du soutien des lecteurs et lectrices d’«Initiative de protection – Actualités».

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Les Églises doivent protéger les enfants, et non les exposer à la sexualisation précoce!
L’éducatrice sexuelle Tina Reigel réclame des «espaces de masturbation» dans les crèches et les écoles enfantines, et appelle les enseignants à faire bricoler par les enfants de première année des organes génitaux. Elle a récemment pu présenter ses thèses délirantes dans une paroisse de l’Église réformée de Brügg (BE).

Les apôtres de la sexualisation précoce ne reculent visiblement devant rien. Exemple: l’éducatrice sexuelle et sociale Tina Reigel, qui réclame «un éveil sexuel dès le commencement». C’est sous ce titre qu’elle a présenté, le 10 novembre 2023, un exposé dans la maison de paroisse de Bürglen dans le canton de Berne. Reigel n’est pas une inconnue. Elle fait partie des combattantes les plus agressives de la cause de la sexualisation précoce pour les enfants dès le plus jeune âge (voir «initiative de protection – Actualités» no 40)1. Dans une interview pour le magazine «Wir Eltern», elle a appelé les enseignants à faire bricoler par les enfants des organes génitaux et, par exemple, à créer un clitoris avec de la pâte à modeler.

Comme si cela ne suffisait pas, Reigel a aussi prévu le même programme pour les enfants en âge préscolaire. Elle entend transformer les crèches et les écoles enfantines en univers d’expérimentation sexuelle et, le plus sérieusement du monde, veut faire aménager des «espaces de masturbation» dans les lieux d’accueil pour jeunes enfants. Les enfants sont aussi invités à «jouer au docteur» afin d’explorer et découvrir mutuellement différentes zones du corps ainsi que les parties intimes.

Pour Reigel, les enfants sont des «êtres sexuels» qui, prétend-elle, se stimulent dès la naissance. Les idéologues du sexe et les lobbyistes en Suisse et à l’étranger s’appuient sur cette idée pour justifier un «devoir d’éducation dès la naissance». Mais ce concept n’a aucun fondement scientifique et est complètement contraire au bon développement des enfants dans tous les autres domaines de leur évolution neuropsychique. Les notions de «droits sexuels», «santé sexuelle» et «sexualité infantile» sont de pures inventions qui relèvent de l’idéologie. Le docteur Régis Brunod, pédopsychiatre et ancien expert judiciaire de Paris, met en garde: on essaie, avec de telles affirmations, de justifier de nombreux abus sexuels sur de jeunes enfants, notamment avec des arguments pseudo-scientifiques ou sous couvert de prévention. Le Dr. Brunod le déclare sans ambages: «L’absence de sexualité chez les enfants est le fondement de toute mesure de prévention contre la pédocriminalité.»

«Théologie féministe» et idéologie du genre

Une question se pose: Comment se fait-il que c’est justement une paroisse réformée qui invite une telle militante radicale de la sexualisation précoce et qui lui offre une plateforme d’expression? L’explication pourrait bien être liée à la personne de la pasteure de Bürglen, Lea Wenger-Scherler. En janvier 2023, lors de l’émission dominicale «Wort zum Sonntag» de la RTS, diffusée à une heure de grande écoute, elle a donné une prédication totalement répugnante, affirmant: mais ce n’est pas si important de savoir si un enfant est «biologiquement un garçon ou une fille», ou «les deux», ou «aucun des deux». Il existe aussi les «non-binaires», selon cette pasteure mariée avec une femme et élevant avec elle un enfant. Elle admet elle-même que la «théologie féministe et l’écologie» lui tiennent «particulièrement à cœur». Visiblement, c’est exactement l’orientation idéologique qui lui a valu son engagement à la RTS: «Je pense qu’ils n’auraient pas pris une personne trop conservatrice», a-t-elle déclaré au «Bieler Tagblatt.»2

Une sexualité débridée projetée sur les enfants

Reigel anime notamment un blog intitulé «Little Fellow», où elle invite les parents et les éducateurs à prononcer, dans le dialoguant avec les enfants, des phrases comme celle-ci: «Je souhaite que tu expérimentes ton corps comme un merveilleux objet de désir.» Elle évoque aussi le fait de «jouer au docteur» et propage l’idée d’un «développement sexuel» dès la naissance. S’agissant de la sexualité dès la deuxième année de vie, elle écrit: «la masturbation infantile – même les enfants sont capables de provoquer une décharge orgasmique.» C’est, dit-elle, «ok et bon pour le développement sexuel». Reste que les déclarations de Reigel, dépourvues de base scientifique, sont très dangereuses car susceptibles de servir de justification aux milieux pédophiles pour des abus sexuels.

En poussant à «l’éveil sexuel dès le commencement, à la confection de clitoris ou de pénis en pâte à modeler par les enfants de première année d’école, à la mise en place d’«espaces de masturbation» dans les crèches et en voulant abolir la séparation des sexes, elle franchit très clairement des limites dont l’absence est destructrice pour la famille et le bon développement des enfants. Dommage que dans son idée du «commencement» ne figure pas «la Parole», mais une «sexualité débridée» qui est implacablement assénée aux tout-petits.

1 «Initiative de protection – Actualités» no 40: juin-août 2022, pages 2 et 3,
www.initiative-de-protection.ch/wp-content/uploads/2022/06/Web_KSI_40_FR.pdf
2 Voir l‘article dans «Initiative de protection – Actualités» no 43

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Un calendrier scolaire tessinois LGBTIQ induit en confusion les élèves de 5e: «Chacun a le droit d’être la personne qu’il veut, selon son ressenti.»

Dans le canton du Tessin, un calendrier scolaire contaminé par l’idéologie LGBTIQ et destiné aux enfants à partir de la 5e classe a suscité un tollé. Cette brochure contestable a été distribuée au début de la nouvelle année scolaire. Les enfants sont endoctrinés et poussés à un éventuel changement de sexe au moyen d’images, de textes et de liens Internet.

Ce calendrier scolaire tessinois, produit en automne 2023 grâce à des deniers publics, contient de la propagande pour la sexualisation précoce et l’idéologie transgenre, entre autres contenus douteux. Les réactions ne sont pas fait attendre.

HelvEthica Ticino, un nouveau parti tessinois, a adressé une mise en garde via un communiqué de presse. Lors d’une conférence de presse1 précédant les élections, Rina Ceppi-Bettosini, candidate de ce parti pour le Conseil national et très proche de l’Association Initiative de protection, a adressé un sérieux avertissement contre l’infiltration de tout le système éducatif tessinois par l’idéologie du genre et la sexualisation précoce.

D’autres partis (UDF, UDC et LEGA) ont réclamé de la socialiste et ancienne conseillère d’État Marina Carobbio Guscetti, qui dirige le Département de l’Instruction publique (DECS2), qu’elle empêche la distribution de ce calendrier, affirmant qu’il s’agit d’une opération de lavage de cerveau amenant la confusion sexuelle, rejetant aussi l’idée d’un «troisième sexe». Cette protestation n’a pas été tout à fait vaine, puisque certaines communes ont décidé de ne pas distribuer ce calendrier aux enfants, ou alors par l’intermédiaire des parents.

La réaction publique contre ce programme scolaire contesté qui incite les enfants à souscrire à une prétendue «fluidité sexuelle» a montré une chose: il faut qu’une personne se lève et clame: «Le roi est nu!»

Il existe d’autres moyens pour aider les adolescents dans leur recherche d’identité sexuelle et personnelle. Mais profiter du malaise de quelques rares jeunes pour inculquer de force une dangereuse idéologie sexuelle à tous les élèves, c’est risquer d’amener la confusion et la désorientation générales chez ces adultes en devenir, et c’est mettre gravement en danger leur santé.

1 Conférence de presse du 22 août 2023 (vidéo): intervention Ceppi-Bettosini: helvethica-ticino.ch/elezioni-federali-2023-programma-politico-22-08-2023/ (à partir de 1:17:10) / www.chiassotv.ch
2 DECS: Dipartimento dell’educazione, della cultura e dello sport

Capture d’écran de la médiathèque KIKA d’ARD + ZDF

Appel sous le titre «Mettre fin à la désinformation répandue par les radiodiffuseurs publics»:
Les exemples de diffusion sans retenue de propagande trans chez les radiodiffuseurs publics vivant de nos redevances ne manquent pas.

alfredozinola.com

La troupe de danse lors de l’un de ses autres spectacles (image provenant du site web alfredozinola.com)

En plein jour, dans une école primaire de Cologne: lors d’une danse devant des enfants, deux hommes se sont embrassés profondément et se sont léchés mutuellement. Des parents révoltés ont appelé la police. Les responsables sont favorables à cette forme perverse de sexualisation précoce.

Les gros titres parus dans la presse tirent la sonnette d’alarme: «Chorégraphie choquante à l’école primaire: des danseurs se lèchent mutuellement devant des enfants stupéfaits», rapportait le journal «Bild». «Fétichisme1 des pieds et baisers profonds: des pratiques autrefois réservées à la chambre à coucher, mais qui ont désormais envahi les écoles. Les écoles primaires, pour être précis.», écrivait la «Junge Freiheit». «Baisers profonds devant des élèves du primaire – des danseurs suscitent la colère de certains parents», affirmait la publication «Fokus». «Des parents appellent la police après que des danseurs ont échangé des baisers», titrait la «Rheinische Post».

Que s’est-il passé? L’incident s’est produit en avril de cette année, à l’école primaire Montessori de Cologne, dans le quartier de Mülheim. Deux hommes vraisemblablement homosexuels se sont produits dans une pièce de théâtre intitulée «Baiser de la Belle au bois dormant». On y vu des pratiques fétichistes comme le léchage des pieds.

Ce spectacle choquant n’est ni un cas isolé ni le fait du hasard. Il fait partie d’un «projet établi de longue date», comme l’écrit la directrice d’école dans un courrier adressé aux parents. Ce projet reçoit même des deniers publics. Il fait partie «du soutien avant-gardiste accordé par le ministère de la culture et de la science du Land de Rhénanie-Westphalie». Dans ce contexte, l’école primaire Montessori de Cologne a été sélectionnée comme l’un des deux sites de projet pour le spectacle de cette troupe de danse.

La première partie du projet s’est déjà déroulée en novembre de l’année passée. Cette deuxième partie était une improvisation sur le thème «baiser – proximité et distance». Les enfants dès l’âge de 6 ans peuvent assister à ce type de spectacle à caractère sexuel avec des baisers profonds et le léchage des pieds accomplis par des hommes adultes. Face à cette présentation choquante, la directrice d’école botte en touche: «Selon les directives assignées aux établissements primaires, la tâche de nos écoles est de favoriser le développement de valeurs et d’idées indispensables à la vie dans une société démocratique.» Et d’ajouter: «Les écoles primaires ont aussi pour obligation à l’égard de leurs élèves de placer en contexte les similitudes et les différences de situations de vie des personnes (notamment les différentes formes de famille), de les décrire, mais aussi de débattre des préjugés et des stéréotypes liés au genre et à la culture».

Les réactions des responsables montrent bien à quel point les élèves du primaire sont la cible d’un assaut idéologique axé sur la sexualisation et les pratiques fétichistes: ni les enseignants ni l’organe de surveillance de l’école n’ont manifesté une quelconque compréhension pour les critiques provenant des parents concernés. Bien au contraire: dans un courrier adressé aux parents, l’organe de surveillance défend bec et ongles ce spectacle de baisers en affirmant: «Tout ce qui a été présenté est approprié.» Selon ces responsables, il est donc «approprié» que même les élèves de première année doivent, pendant les cours, regarder des danseurs s’embrasser profondément et se lécher mutuellement. L’organe de surveillance tente finalement de se dédouaner en prétendant que l’«esthétique» est une affaire subjective. Comme s’il s’agissait ici uniquement d’esthétisme.

Au lieu d’examiner sérieusement le problème, l’organe de surveillance choisit de contre-attaquer en prétendant que ce spectacle a été «mal» décrit dans les médias. «Les commentaires des médias font du tort à la réputation de l’école et des artistes, ils sont décourageants pour le corps enseignant et ils nous occasionnent aussi une quantité de travail supplémentaire qui nous échoit à nous aussi en tant représentants des parents, car nous devons faire face à de nombreuses questions provenant de tout le spectre médiatique». Et d’ajouter: «De plus, nous sommes très préoccupés par de tels comportements et commentaires médiatiques, qui risquent de faire fuir nos enseignants. Et ça, nous ne le voulons en aucun cas!» L’organe de surveillance conclut en priant son «cher» corps enseignant de continuer ainsi, «vous avez fait de l’excellent travail».

Appel: L’Association Initiative de protection s’engage pour la protection et le développement harmonieux de nos enfants, et vous prie de lui rapporter si de tels incidents mettant en danger les enfants se produisent dans les écoles.

Ces citations montrent que les responsables ne manifestent pas la moindre compréhension et ne se laissent aucunement détourner de leur mission idéologique. Relevons que le danseur Alfredo Zinola est connu. Son intérêt concernant le théâtre pour enfants l’a amené à créer des spectacles sur «la famille et l’intimité.» Il s’interroge sur «les sphères de l’intimité ainsi que sur la nécessité et la curiosité liées au voyeurisme». En 2015, il s’est produit dans un spectacle de danse illustrant «une révolution potentielle d’objets de l’enfance». Dans son spectacle «Pelle» («peau»), Zinola a mis en scène des danseurs nus, les yeux bandés et ne portant que des sous-vêtements, qui se faisaient toucher par des enfants. Le but était «d’être ouvert à la curiosité suscitée par des corps nus», déclarait-il.

Selon les médias, ce spectacle de danse a «provoqué la colère chez les parents et le dégoût chez les enfants». «Ma fille m’en a parlé alors que je la ramenait de l’école. Souhaitant savoir si ses dires étaient vraiment exacts, j’ai interrogé certains autres parents, qui m’ont confirmé que ces actes avaient bien eu lieu. Aujourd’hui encore, je ne comprends pas quels étaient les aspects pédagogiques de cette affaire», a déclaré une mère à «Bild». Et encore: «Remarque importante pour les parents: ‹Nous ne sommes pas homophobes. Nous aurions réagi exactement de la même manière si ces actes avaient été accomplis par un homme et une femme.›» Ce spectacle a finalement fait l’objet d’une enquête de police. «Certains enfants, dégoûtés, sont effectivement sortis de la salle, mais, à en croire les parents, ils ont été ramenés à l’intérieur», a affirmé le porte-parole de la police de Cologne.

Conclusion: Il est très important que la résistance face aux excès et à la perversité de la sexualisation précoce dans les écoles se renforce.

1 Fétichisme: (ici) attirance excessive pour certaines parties du corps en vue de la stimulation du désir sexuel.
Capture d’écran de la médiathèque KIKA d’ARD + ZDF

Une femme trans aux côtés du marchand de sable

Les radiodiffuseurs publics allemands tels ARD et ZDF font des émissions pour enfants qui propagent toujours plus agressivement la pernicieuse idéologie trans. Des scientifiques de renom s’y opposent. Il est grandement temps de se réveiller et de secouer le public!

Le 22 juillet 2023, on a pu voir la femme trans «Monsieur Ingeborg» apparaître dans l’émission «Notre petit marchand de sable» diffusée depuis 1959. Lèvres, joues, boucles d’oreilles, perles et collier, chaussures, tout était de couleur rouge. Le vêtement vert complétait l’aspect de la «femme trans». Si ce personnage n’avait pas une calvitie et une moustache, les enfants pourraient croire qu’il s’agit d’une femme. Ils peuvent donc se demander si c’est un homme, une femme, ou autre chose. D’autres émissions comme le programme pour enfants «Sendung mit der Maus» promeuvent également l’idéologie transgenre auprès des jeunes enfants.

Appel de scientifiques et de médecins

L’an dernier, un groupe de scientifiques composé de biologistes et de médecins ont rapporté les résultats de leurs recherches dans le quotidien «Die Welt», où il annonçaient vouloir mettre à nu la «désinformation liée à la multiplicité des sexes». Ils ont critiqué ARD, ZDF et la radio publique allemande de vouloir «endoctriner les enfants et de suivre un plan sinistre». En outre, ils ont mené une analyse pointue sur plusieurs dizaines d’émissions du radiodiffuseur public  ÖRR. Ce qu’ils ont découvert leur a donné une «image effrayante». Outre la propagande trans, ils ont vu des vidéos sur l’ablation de parties génitales, la simulation d’actes sexuels au moyen de drogues ainsi que d’autres informations sur des pratiques révoltantes et dangereuses allant jusqu’au cannibalisme. La promiscuité est devenue la nouvelle norme, et on exalte désormais la sexualité uniquement comme satisfaction des pulsions. Le résumé figure dans un dossier de 50 pages intitulé «À l’ÖRR, l’idéologie supplante la biologie»1.

Ces scientifiques ont également publié un appel sous le titre «Mettre fin à la désinformation répandue par les  radiodiffuseurs publics», par lequel ils réclament un «renoncement aux approches idéologiques concernant la transsexualité et une présentation fidèle des réalités biologiques».2 Le fait est qu’on inculque aux enfants une idéologie au lieu de la biologie – avec des conséquences incalculables!

Résultat de la propagande trans

À en juger par cet appel, les conséquences d’un tel endoctrinement des enfants et des adolescents sont dévastatrices. Le thème «trans» est porté par les radiodiffuseurs publics auprès des jeunes «avec pour résultat que le nombre d’en-
fants traités pour troubles de l’identité sexuelle s’est multiplié par 25 en moins de dix ans». Les émissions de radio et de TV ainsi que les médias sociaux des radiodiffuseurs publics célèbrent ce délire trans et vantent la «démarche pour avoir le corps correct» comme étant une étape d’une simplicité enfantine. «La réalité, c’est que des jeunes filles vont chez un chirurgien pour se faire enlever les seins et l’utérus, et se font prescrire des bloqueurs d’hormones de puberté qui empêchent temporairement le développement des caractéristiques primaires et secondaires du sexe de la  personne.» Les éventuelles conséquences physiques et psychiques, parfois irréversibles, de tels actes n’ont pas été prises en compte, affirment les scientifiques.

Les émissions de TV et de radio ainsi que les médias sociaux des radiodiffuseurs publics célèbrent ce délire trans et vantent la «démarche pour avoir le corps correct» comme étant une étape d’une simplicité enfantine.

Propagande trans à la télévision

Les exemples de diffusion sans retenue de propagande trans chez les radiodiffuseurs publics vivant de nos redevances ne manquent pas. Ainsi l’émission «Sendung mit der Maus»: «Erik devient Katja.» Erik, alias Katja, explique: «On naît avec un pénis et on a le sentiment que ce n’est pas notre vraie nature. Je suis une femme.» ZDF a diffusé l’émission «Trans*: l’opération de changement de sexe – Que ressent-on en étant trans*?» Et l’émission «C’est comment, de tourner des films porno?» montre sans esprit critique un réalisateur porno ayant été dénoncé pour avoir abusé d’enfants. Un «journaliste» de ZDF a expliqué, dans un reportage intitulé «Homme trans* et enceint: Kai a eu un enfant tout seul», que «les femmes ne sont pas seules» à pouvoir enfanter; «les personnes trans*, non-binaires et intersex» le peuvent aussi. Dans une autre émission ZDF, on demandait: «Quels produits d’hygiène un homme trans utilise-til? » Et ainsi de suite. Il n’y a apparemment plus aucune limite au délire trans chez les radiodiffuseurs vivant de nos redevances.

Il est grand temps que cet endoctrinement systématique de nos enfants et adolescents cesse – en Suisse aussi. La Radiotélévision suisse (RTS) propage elle aussi l’idéologie trans via différents canaux. De tels organismes publics, qui vivent des redevances, ont choisi d’ignorer la science. Ils se livrent à la désinformation, abolissent les limites de la pudeur et harcèlent les enfants et les adolescents au moyen de représentations pornographiques pendant les heures de grande écoute.

Le fait que le petit marchand de sable a désormais fait place à une «femme trans» à l’heure où les tout-petits vont au lit et emportent ces images dans leur sommeil, montre avec quel fanatisme idéologique les activistes trans s’en prennent aux jeunes enfants par le biais des programmes TV publics. L’Association Initiative de protection conseille à tous les parents de ne pas laisser leurs enfants regarder sans surveillance «d’innocentes» émissions pour enfants, et de rapporter à l’Association les programmes comportant de la propagande trans.

1 https://www.evaengelken.de/wp-content/uploads/2022/05/Fehldarstellung- Biologie_mit-Inhaltsverzeichnis_Freigegeben-3.pdf

2 Appel: https://www.evaengelken.de/aufruf-schluss-mit-derfalschberichterstattung-des-oeffentlich-rechtlichen-rundfunks/

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Verena Herzog
conseillère nationale Frauenfeld (TG)

La thématique du «gender» ne nous laisse aucun répit. Toujours à nouveau il est mis en exergue et considéré comme un thème prioritaire. En dehors des femmes et des hommes il faut créer un troisième genre. Personne ne sait comment ce genre devrait réellement s’appeler et il n’existe aucune base scientifique ni non plus génétique pour le justifier.

Les chromosomes féminins et masculins sont clairement définis, la preuve génétique d’un troisième sexe n’est, elle, pas établie. Nonobstant cette question fondamentale, mais fidèle à l’esprit international de ce temps, des offensives politiques vont pleuvoir tous azimuts.

Fin 2017, deux conseillères nationales ont exigé l’introduction d’une troisième identité sexuelle dans le registre des genres, ou l’élimination pure et simple de l’inscription du genre. Ces motions ont été signées par des représentants de tous les partis sauf de la faction de mon parti, l’UDC. En 2018, ces propositions ont été toutes deux acceptées à une assez large majorité.

Au terme de l’année passée, le conseil fédéral a publié son rapport concernant ces deux initiatives acceptées, dévoilant ainsi son point de vue sur la question de savoir s’il y aurait ou non un troisième sexe1. J’ai été positivement surprise que le conseil fédéral se prononce contre l’élargissement à un troisième sexe. Ce dernier a premièrement justifié sa décision par la révolution sociétale profonde liée à un tel choix. Ainsi a-t-il développé le flou que créerait l’introduction d’un troisième genre, se demandant à qui serait autorisé l’accès aux douches des femmes, comment des vestiaires devraient être séparés, qui aurait l’autorisation de sa parquer sur des places de parc réservées aux femmes ou encore qui serait autorisé à se rendre au sauna lors des journées réservées aux femmes. D’autre part, selon le conseil fédéral l’introduction d’un nouveau sexe n’est pas encore d’actualité. «Le modèle binaire des sexes est toujours et encore bien ancré dans la société et dans la vie au quotidien. Pour ces raisons, le conseil fédéral est d’avis que les conditions sociétales ne sont actuellement pas remplies pour l’acceptation de l’introduction d’un troisième genre ou le renoncement total à l’évocation d’un sexe.»

En relisant la réponse du nos «sages», je n’arrive pas à me défaire de l’idée que le conseil fédéral serait déjà favorable à un troisième genre mais reste convaincu que le peuple ne suivrait pas son avis parce qu’une majorité de la société ne le voit pas encore de cet œil.

D’autres motions plus récentes vont encore bien plus loin dans la fausse direction. Ainsi une conseillère vertelibérale a déposé une motion en vue d’une révision totale de la loi sur la transplantation. Concrètement elle proposait que le don de sperme soit également accessible aux personnes seules. Par chance, cette motion a tout récemment été rejetée par une courte majorité du conseil national.

Pour cette question, la faction UDC représente sans équivoque l’avis de la majorité du peuple. Les prochaines élections fédérales auront lieux au mois d’octobre. Je ne me représenterai pas pour un mandat, mais vous demande d’élire des personnes et partis qui s’engagent de façon déterminée et sans ambiguïté pour le bien des enfants, une société saine et contre des revendications de l’idéologie du genre toujours plus extrêmes.

sign

Verena Herzog,
conseillère nationale, Frauenfeld (TG)

1 https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/74662.pdf

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Josh Alexander, un jeune élève de 16 ans, a été arrêté en février 2023 à son école secondaire au Canada, pour motif de perturbation de la paix sociale alors qu’il voulait participer à un cours scolaire. L’élève avait été préalablement suspendu par l’école qu’il fréquentait, en raison de ses positions contre la politique transgenre adoptée au niveau de la gestion des toilettes.

L’Ecole catholique située à Renfrew, (Province de l’Ontario) autorise les élèves masculins qui se sentent fille à utiliser les toilettes des dames.

Après que la police ait emmené Josh Alexander, ce dernier posta sur Twitter: «Je viens d’être arrêté puis accusé dans mon école catholique. Ceci en raison de ma participation au cours alors que j’avais été exclu, pour le seul motif que j’avais exprimé mon intention de m’en tenir à mes convictions religieuses.»

Le courageux élève, un baptiste, maintient, sur le portail d’information EWTN que son problème ne se situe pas au niveau des élèves transgenres en tant qu’individus, mais «au niveau du système qui encourage cette forme de comportement déviant». Lui manifesterait au contraire de la compréhension pour ces élèves désorientés, qui ont été endoctrinés par les parents, la société et le système éducatif.

Les autorités scolaires avaient déjà jeté leur dévolu sur la personne de Josh Alexander depuis belle lurette, lorsque ce dernier avait – lors d’une discussion de classe et versets bibliques à l’appui – affirmé de façon péremptoire «Il n’existe que deux genres!». Le droit de retourner sur les bancs de son école n’est pas encore acquis.